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Le cas de l’Ukraine peut-il servir de jurisprudence pour Taïwan ?

par François Turenne

Mardi 22 février restera dans l’histoire comme le jour où les pays occidentaux ont abandonné un allié qu’ils avaient promis d’aider à tout prix. Dire que le syndrome de Munich a encore frappé est peut-être exagéré, mais l’Histoire nous rappelle que ce n’est pas la première fois que les Occidentaux se couchent devant un régime autocratique. En attendant la résolution éventuelle du conflit, les regards se tournent vers l’est. Taïwan observe cette situation avec une grande inquiétude. Boris Johnson avait averti samedi dernier : « si les Occidentaux ne respectent pas leurs promesses de défendre l’Ukraine, cela pourrait avoir des conséquences au niveau mondial et particulièrement pour Taiwan ». Il est vrai que les actions et les intimidations militaires de Vladimir Poutine et de Xi Jinping présentent de nombreuses similitudes. Et les deux dictateurs, qui ont affiché une bonne entente lors des JO de Pékin, se sont assurés d’un soutien mutuel à l’ONU (où ils ont chacun un siège permanent au Conseil de sécurité) en cas d’accusation de violation du droit international.

En réaction à l’invasion russe, le ministre des Affaires étrangères taïwanais a averti que son pays ne laisserait pas la Chine tirer avantage de la situation de faiblesse américaine. Pour l’heure, rien ne laisse penser qu’une invasion imminente de Taiwan est programmée mais, si elle arrivait, les Etats-Unis iraient-ils jusqu’à s’engager dans le conflit ? Il est probable que les autorités de Taipei en doutent de plus en plus. La présidente Tsai Ing-Wen a convoqué d’urgence le Conseil national de sécurité dont la mission est de préparer la défense de l’île.

Les Américains, et les Occidentaux en général, préfèrent manier l’arme des sanctions économiques. Une arme qui ne semble pas vraiment effrayer Poutine… pas plus qu’à Xi Jinping.

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2 commentaires

Duhamel 24 février 2022 - 9:01

Cela fait des années que l’on voit Poutine et laChine moderniser leur armée a marche forcée ! Et que font nos politiciens qui doivent normalement prévoir l’avenir ? Ils s’écharpent autour du POGNON !
Ils ne défendent plus nos valeurs et ne connaissent plus la signification du mot PATRIE .L’histoire nous a montré et démontré qu’un pays sans puissance militaire suscite l’agressivité des fous et des dictateurs .L’homme n’a pas évolué depuis Jules César ,seuls ses armes sont plus destructrices .

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Obeguyx 24 février 2022 - 10:49

Les pays incriminés ne font que jouer avec nos faiblesses. L’Histoire le répète à tours de bras. La France ne fait plus d’armes (pistolets, fusils,…etc) depuis la disparition de la manufacture de Saint Etienne crée sous Louis XV. Pas même les munitions …. Si un conflit éclate, ce sera comme les masques on passera une commande à l’étranger !
Des cons ou des cyniques ? Les pièces de rechange du char LECLERC sont fabriquées en Chine et les munitions en Israël. Les survêtements et articles de sport pour l’armée française en Tunisie et en Roumanie. La fabrication des pistolets Sigg-Sauer P2006 pour les forces de l’ordre est faite en Allemagne sous licence Suisse : Manurhin n’a plus de travail et va fermer. La courte vision de nos politiques depuis 1974 nous a ruinés, asservis, enfermés et rendus dépendants comme ce n’est pas permis. Je vous l’ai déjà dit : « du sang et des larmes » et le monde politique ne paiera JAMAIS la facture. C’est au peuple de « casquer » !!!

Les balles de nos armes militaires sont d’origine israélienne, plus de fabrications de munitions en France.
Air France fait effectuer une grosse partie de ses révisions en Angleterre et au Maroc.
Les vêtements de la poste et de la SNCF sont eux aussi fabriqués en Tunisie ou en Italie via la Roumanie.
Les vêtements pour le personnel hospitalier en Corée !

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