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Pertes russes en Ukraine et déclarations de Macron – Elections au Royaume-Uni – Manifestations anti-Israël

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Ukraine

La France a évalué, pour la première fois, le nombre de soldats russes tués en Ukraine depuis le début de l’invasion, en février 2022 : 150.000, auxquels il faudrait ajouter 350.000 blessés graves pour obtenir un total d’un demi-million hors de combat, selon une évaluation diffusée vendredi matin par le ministre français des affaires étrangères, Stéphane Séjourné, dans un interview à l’édition européenne d’un journal russe indépendant, Novaïa Gazeta. Ce chiffre, équivalent à dix fois les pertes de l’URSS en dix ans de guerre, finalement perdue, en Afghanistan, est proche de celui de sources britanniques officieuses selon lesquelles 450.000 soldats russes sont hors de combat.

Par ailleurs, le Kremlin a jugé vendredi après-midi « très dangereux », les propos du président français Emmanuel Macron qui a réaffirmé, dans un entretien paru jeudi soir dans le magazine britannique de référence The Economist, sa position controversée sur la possibilité d’envoyer des troupes au sol en Ukraine. Le chef de l’Etat français a estimé qu’il faudrait « se poser la question » d’une telle intervention « si les Russes perçaient les lignes de front ukrainiennes ». Le président français avait déclaré fin février qu’il convenait de « ne rien exclure » face à un Kremlin qui lui-même n’exclut rien, y compris l’envoi de troupes au sol, à rebours d’un tabou fondamental de la guerre froide, pas d’affrontements directs entre soldats de puissances nucléaires. Cette position était justifiée à l’Elysée par la nécessité d’introduire de l’ambiguïté stratégique pour perturber les calculs du Kremlin. On peut toutefois noter que préciser les conditions dans lesquelles des troupes françaises seraient engagées, à savoir une percée russe sur le front ukrainien, est de nature à affecter ladite ambiguïté stratégique, ce qui interroge sur la cohérence de la position élyséenne.

Enfin, la diplomatie américaine a condamné vendredi soir une récente campagne de cyberattaques par un groupe russe dénomme APT 28, aux lourds antécédents, en Europe et en a attribué la responsabilité à la Russie, ainsi que l’ont déjà fait les gouvernements allemand et tchèque.

Royaume-Uni

L’opposition travailliste britannique a remporté une centaine de sièges de conseillers municipaux et un siège de député lors d’élections locales ce vendredi dont le Premier ministre conservateur, Rishi Sunak, a dû concéder qu’elles étaient « évidemment décevantes » pour son parti. « Nous allons probablement assister à ce qui est certainement l’une des pires performances des conservateurs, si ce n’est la pire, à des élections locales ces 40 dernières années », a déclaré sur la BBC le spécialiste des études d’opinion John Curtice. Toutefois, compte tenu des sondages catastrophiques pour son parti, Rishi Sunak a suffisamment limité les dégâts pour éviter un vote de défiance au sein de son propre parti et des législatives anticipées, lesquelles doivent de toute façon avoir lieu avant la fin de l’année.

Au pouvoir depuis 14 ans au Royaume-Uni, les conservateurs apparaissent usés et divisés, peinant à concrétiser certaines promesses faites en amont du Brexit, en particulier en matière de lutte contre l’immigration et de croissance économique. Le Tories ont perdu la circonscription de député de Blackpool, la onzième élection partielle perdue par les conservateurs depuis les élections de décembre 2019. La montée en puissance du parti nationaliste et populiste Reform UK, fondé par le champion du Brexit Nigel Farage, menace aussi de priver les conservateurs de précieuses voix lors des législatives.

Gaza

Le mouvement étudiant contre l’offensive israélienne dans la bande de Gaza continue de s’étendre dans le monde, sur fond de slogans anti-israéliens, avec parfois une consonance antisémite et des intimidations des étudiants juifs des universités en question, en sus d’exigence de rupture de tout lien académique avec des universités israéliennes. Parti des campus américains, où il touche désormais une quarantaine d’universités, de la côte Atlantique à la Californie, au prix de 2.000 arrestations pour occupation illégale de locaux, il a gagné les instituts d’études politiques en France, mais pas les universités, ainsi que Lausanne, Berlin, où la police est intervenue pour disperser un sit-in de quelques dizaines de manifestants, Montréal, Vancouver, Ottawa et Toronto, Sydney, Lausanne et Mexico.

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