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La droite américaine cherche-t-elle à « renverser le libéralisme politique » ?

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Un récent article du Monde, intitulé « Une droite intellectuelle américaine en pleine mue illibérale », fait état du grand danger qui planerait actuellement sur l’Amérique : la droite catholique traditionnaliste tenterait de « renverser le libéralisme politique ». Pis, il s’agirait ni plus ni moins d’une remise en question du « projet philosophique qui a défini l’Amérique ». En clair, ce serait non pas l’aile la plus à gauche du parti démocrate qui serait à l’origine de l’entreprise de destruction des fondements philosophiques et culturels sur lesquels reposent les États-Unis depuis leur création, mais bien les soutiens intellectuels de Trump, qui auraient lancé une contre-offensive en vue de le faire réélire à la présidence du pays en 2024, s’efforçant « [d’appliquer] un vernis de respectabilité sur la régression démocratique qu’il incarne ».

Cette interprétation de l’état du débat politique actuel aux États-Unis nous paraît réductrice et caricaturale à plus d’un titre : certes, il est exact que l’Amérique est actuellement confrontée à une croisade idéologique visant, de l’intérieur, à saper ses soubassements intellectuels mêmes, mais c’est de l’ultragauche américaine que le danger provient, beaucoup plus que de la droite. Les Français ont depuis toujours un regard biaisé sur ce qu’ils appellent « la droite américaine » : elle ne se composerait à leurs yeux que de fanatiques religieux et réactionnaires, armés jusqu’aux dents et intraitables sur des questions telles que la peine de mort. C’est oublier que les « conservatives », qui s’inscrivent dans l’héritage des Pères fondateurs américains, de Lincoln et de Reagan, veulent avant toutes choses que la Constitution des États-Unis, fondement de l’identité et ciment de la cohésion du pays, soit respectée à la lettre. Or, notamment depuis F.D. Roosevelt jusqu’à Biden, en passant par Kennedy et Johnson, le poids de l’État fédéral n’a pas cessé de s’alourdir dans la marche de la société américaine – au rebours de l’idéal d’un gouvernement « sage et frugal » que Jefferson avait appelé de ses vœux.

Comme l’essayiste Dinesh D’Souza l’a dit, être « conservateur » – au sens américain et non européen du terme -, c’est vouloir préserver les acquis de la Révolution américaine. Si l’Amérique entend renouer avec son tempérament philosophique et politique d’antan, il faut donc qu’elle sache revenir aux idéaux de ses fondateurs et aux principes de sa Constitution.

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3 commentaires

Laurent46 8 novembre 2022 - 6:45

NON la gauche mafieuse et corrompue de Biden, Obama et de .. La liste serait trop longue.

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grinderdo 8 novembre 2022 - 12:29

Comment pouvez-vous dire que la droite américaine est catholique? Biden est catholique mais avec Kennedy ils sont ls deux seuls à l’être ou l’avoir été. La droite américaine s’appuie sur les évangélistes qui sont partout dans le monde (voir le Brésil) en train de reprendre du terrain au catholicisme qui est plutôt dans les Amériques du côté de la gauche (voir la théologie de la libération).

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Nicolas Lecaussin 8 novembre 2022 - 1:19

C’est l’article du Monde qui le dit…
Cordialement

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