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La Cour des comptes brocarde l’inefficacité des politiques de lutte contre l’immigration clandestine

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« La gestion des frontières, une pression croissante, une efficacité incertaine ».  C’est par cette formule ô combien diplomatique que la Cour des comptes intitule le premier chapitre de son rapport sur les politiques de lutte contre l’immigration irrégulière, publié jeudi 4 janvier.

Malgré un coût pour les finances publiques estimé à 1,8 Mds€ et 16 000 fonctionnaires mobilisés, « les contrôles [aux frontières] opérés sont très limités », les empreintes ne sont que peu relevées, pas plus que les documents d’identité ne sont scannés et intégrés à un système national informatisé.

Entre 2019 et 2022, 447 000 obligations de quitter le territoire français (OQTF) ont été prononcées par les préfets, leur taux d’exécution, toujours aussi ridiculement bas, atteignant poussivement les 10 % sur la période observée. Faute de mieux, l’État se voit contraint de proposer aux migrants une aide volontaire au retour de 2 500 €, aide qui ne séduit que 5 000 personnes par an …

Pour rappel, en juin 2023, il était possible de dénombrer 439 000 titulaires de l’Aide médicale d’État, seul instrument apte à mesurer le nombre d’étrangers en situation irrégulière, présents sur le territoire national. Un chiffre probablement très largement sous-estimé dans la mesure où nombre de clandestins ne la demandent pas.

Alors que le débat sur la loi immigration, votée en décembre dernier, est toujours suspendu à la décision du Conseil constitutionnel, la France continue de s’appauvrir du fait de son immigration massive et manifestement immaîtrisée. D’autre pays ont pourtant été capable de prendre des mesures fortes sur ce problème précis, comme l’Australie et sa politique du No Way. L’externalisation de la demande d’asile, la suspension du droit commun dans les 126 ports et aéroports nationaux, le renversement de la charge de la preuve pour les mineurs isolés et naturellement une réforme d’ampleur de notre modèle social sont, des pistes de réflexion qu’il sera nécessaire d’explorer dans les années à venir.

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4 commentaires

Antifiscal 6 janvier 2024 - 8:31

Bjr, les politocards font semblant de ne pas comprendre qu’on ne peut pas deshabiller Pierre pour habiller Ahmed et Babakar. C’est pourtant si simple…mais tant qu’ils ne sont pas visés ils en ont rien à foutre!

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Broussard 6 janvier 2024 - 9:09

ligne 1, faut-il lire :  » une efficacité incertaine  » ?
ou pas plutôt comprendre : une inefficacité certaine ?
j’attends les avis …
si toutefois mon commentaire n’est pas zappé
Christian B.

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biloute 6 janvier 2024 - 12:45

Mais où avez-vous vu des socialistes efficaces dans la gestion de leur pays ?

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AlainD 7 janvier 2024 - 12:14

Le rapport en question aurait dû sortir pendant l’examen de la nouvelle loi sur l’immigration. Moscovici a préféré différer sa parution et il assume prétend t il ! Alors je pose la question crûment : A quoi sert la Cour des Comptes ? Si c’est juste pour noircir du papier en payant fort cher des hauts fonctionnaires, je ne vois pas l’intérêt. Quand a t on vu les préconisations de ces magistrats suivies d’effet ? Le gouvernement se moque comme d’une guigne des travaux de cette institution qui pourrait disparaître sans que l’on s’en aperçoive…

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