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La Belgique maintient ouvertes ses centrales nucléaires pour garantir sa souveraineté énergétique

par François Turenne
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Le pragmatisme a gagné : le gouvernement belge a annoncé lundi 21 mars sa volonté de prolonger la durée d’exploitation de deux de ses sept réacteurs nucléaires. Le pays devait, initialement, sortir du nucléaire en 2025. Les dissensions au sein de la coalition « Vivaldi » et la guerre en Ukraine auront eu raison des réticences des Verts flamands et wallons. En effet, les partis de la coalition écologiste-gauche-libéraux s’affrontaient depuis de longs mois sur le sujet du nucléaire. Les Verts ont fini par céder, non sans contreparties puisque le gouvernement s’est engagé à investir 1,1 milliard d’euros par an dans les énergies renouvelables. Pourtant, le plat pays qui a largement investi dans l’éolien offshore et les panneaux solaires, s’est retrouvé fort dépourvu quand l’hiver fut venu. Seules les centrales à gaz et nucléaires lui permettent de passer les pics de consommation hivernaux. Le gouvernement envisageait initialement de remplacer les centrales nucléaires par des centrales à gaz avant de basculer vers le 100% renouvelable sur le modèle de l’Allemagne, mais la Russie lui a fait prendre conscience que le nucléaire avait un avenir.

Seule en Europe, l’Allemagne continue à s’y opposer farouchement. La ministre de l’Environnement s’est dite inquiète des annonces de la Belgique car un des réacteurs se trouve à faible distance d’Aix-la-Chapelle. Elle juge que la prolongation de centrales nucléaires au motif de la sécurité d’approvisionnement « n’est pas défendable ». C’est faire preuve de mauvaise foi quand on appartient à un parti (les Verts) qui a rendu l’Allemagne dépendante du gaz russe et a poussé les Européens à investir dans Nord Stream 2. L’exemple belge devrait encourager plusieurs pays d’Europe à développer l’énergie nucléaire. D’ailleurs la Finlande vient d’inaugurer l’EPR de Olkiluoto-3, il ne devrait pas être le dernier à sortir de terre. Quoiqu’en pensent les Allemands, l’avenir énergétique de l’Europe se trouve dans l’atome et certainement pas dans les éoliennes.

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3 commentaires

JR 22 mars 2022 - 9:45

Bonjour, la Belgique aussi est infestée par la peste verte ! Ces thuriféraires en brassards vert-de-gris, devront tôt ou tard répondre d’endoctrinement de la jeunesse (Climatejugend) et de crime comme l’humanité. Libérons le C02. L’urgence est énergétique. Merci. Bien à vous

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Rémi 23 mars 2022 - 7:47

Le bon sens et la raison trouvent toute leurs pertinences dans cette décision qui honore la Belgique et qui pointe du doigt l’irresponsabilité pleine et entière de l’Allemagne de madame Merkel que la France, accompagnée des 26 pays Européens lui ont laissé la bride sur le cou pour prendre leurs dispositions avec la Russie au détriment des intérêts des pays membres… 2ème gazoduc reliant directement la Russie à l’Allemagne… !

Ce laxisme, ou plutôt cette lâcheté » est payée cash par les Européens…

Qu’est-ce que l’Europe ?

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Obeguyx 23 mars 2022 - 9:52

Il y a un moment où ça arrive au cerveau. On se demande quand cela va arriver chez nous ?

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