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Immigration au Royaume-Uni : le Brexit n’a fait qu’aggraver la situation

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Jeudi dernier, l’Office national des statistiques britannique (ONS) a publié un bulletin accablant pour les politiques migratoires du Parti conservateur, au pouvoir depuis 2010. Le solde migratoire observé en 2022 est de 605 000, avec 1,2 millions d’entrants et 557 000 sortants, les flux migratoires s’accroissant de 221 000 personnes par rapport à l’année précédente. Parmi l’ensemble des étrangers, seuls 151 000 proviennent des pays de l’Union et 925 000 d’autres pays.

Depuis l’époque de la crise sanitaire, les courbes se sont inversées : en 2018, sur 825 000 entrants, 426 00 étaient issus des pays de l’Union européenne et 327 000 provenaient du reste du monde (le reste étant constitué de citoyens britanniques de retour au pays).

Avec le Brexit, de nombreux saisonniers d’Europe de l’Est ne sont pas revenus, laissant un million d’emplois non pourvus et ouvrant la porte à un appel d’air de migrants extra-européens. La Grande-Bretagne, qui n’était pas membre de l’espace Schengen et disposait de dérogations pour la gestion de sa politique migratoire, n’a pas infléchi sa législation en matière d’entrée sur son territoire depuis sa sortie de l’Union européenne et ce malgré les promesses des dirigeants du Parti conservateur.

Comme nous l’avions fait remarquer il y a quelques mois, le Brexit, loin d’améliorer la situation, n’a fait que l’empirer, l’immigration illégale allant en s’amplifiant. Plutôt que de jeter le bébé avec l’eau du bain, il eût été préférable d’appliquer le droit de l’Union européenne de manière souple, en négociant à chaque fois ses propres dérogations : c’est d’ailleurs justement l’idée que viennent de développer les Républicains dans leur dernière proposition de loi constitutionnelle centrée sur le thème de l’immigration. C’est aussi un avertissement à ceux qui défendent le Frexit…

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5 commentaires

accenteur 30 mai 2023 - 6:05

Ce qui est en cause n’est pas le brexit mais la politique d’immigration appliqué par le gouvernement de Boris Johnson qui était plus occupé à satisfaire sa copine qu’à gouverner le pays. D’autant plus si le royaume uni ne faisait pas partie de l’espace Schengen comme indiqué dans l’article. La conclusion qui en est tiré est donc inapproprié.

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Nicolas Lecaussin 30 mai 2023 - 8:23

Le Brexit devait résoudre ce problème ! Ce n’est pas le cas, et il y aura toujours de mauvaises politiques intérieures…

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Broussard 30 mai 2023 - 3:13

aie aie aie, Accenteur ;
trois participes passés non accordés ;
leçon à réapprendre…

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Picot 30 mai 2023 - 12:23

Peut être mais quand les Britanniques seront complètement débarrassés des lois Européennes, ce n’est pas encore fait, ils seront souverains et responsables de leur situation; le Brexit n’a rien à faire ici.

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Nicolas Lecaussin 30 mai 2023 - 8:22

Ils sont débarrassés…C’est comme si la France était débarrassée des énarques ! Non !

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