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Guides-conférenciers : pourquoi il faudrait assouplir les barrières à l’entrée de la profession

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La Commission européenne répertorie 264 catégories de professions réglementées référencées en France. L’une de ces professions réglementées est celle de « guide-conférencier », dont l’exercice est encadré par le code du tourisme, lequel dispose que seuls les titulaires de la carte professionnelle de guide-conférencier sont habilités à conduire des visites dans les musées de France et les monuments historiques.

Selon les dispositions réglementaires qui encadrent la profession, ladite carte est délivrée après validation d’une licence professionnelle (LP) « protection et développement du patrimoine, spécialité guide-conférencier ». Il est également possible aux titulaires de Master, qui ont validé plusieurs unités d’enseignement au programme de la LP, ou dont l’expérience cumulée dans le domaine de la médiation culturelle s’élève à un an minimum, d’obtenir la carte par validation des acquis (VAE ou VES).

Sans aller jusqu’à plaider pour la disparition de la carte, on peut néanmoins se demander si une plus grande ouverture du secteur à la concurrence ne pourrait pas en fait profiter et aux professionnels de la médiation et aux musées. Une plus grande mise en concurrence des guides favoriserait en effet certainement une saine émulation, et permettrait d’avoir une offre de prestations de guidage mieux adaptée aux différents types de demande. D’autre part, on pourrait aussi imaginer que les musées et les monuments historiques aient la possibilité de définir plus librement encore leur politique de médiation culturelle, en fonction de leurs besoins propres : il faut non seulement laisser les musées traiter avec les guides ou les entreprises de guidage de leur choix, mais aussi les laisser décider individuellement si oui ou non la carte de guide est une nécessité pour eux.

À cet égard, pourquoi ne pas s’inspirer de ce que fait un pays comme le Royaume-Uni, où seuls certains sites proposent des visites assurées en exclusivité par les « Blue Badge Guides » (qui ont obtenu un diplôme de guide touristique couronnant deux ans de formation), un peu l’équivalent de nos guides-conférenciers à carte : St Paul, Westminster, la Tour de Londres, etc. ? Mis à part ces sites, institutions culturelles et professionnels du guidage sont libres de contracter comme ils l’entendent.

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