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Des start-up dépoussièrent le secteur de l’assurance et de la copropriété

par François Turenne

Les secteurs de la copropriété ou de l’assurance souffraient d’un manque d’innovation et le coût pour les consommateurs était bien souvent exagéré. Le numérique est venu tout bousculer en ouvrant la porte à des initiatives jeunes, innovantes et surtout moins chères. Le monde du syndic de copropriété a vu émerger Matera, Bellman, Hello syndic ou Homeland. Les gérants historiques n’ont pas apprécié l’irruption de ces jeunes pousses aux stratégies agressives et parfois arrogantes. La start-up Matera s’est distinguée en diffusant des publicités très offensives contre les vieux syndics. Lesquels l’ont traînée en justice pour concurrence déloyale. Pour autant, avec une simple application fonctionnelle et intuitive, vous pouvez gérer les parties communes de votre immeuble. Aujourd’hui Matera est le 4ème acteur de la gestion de copropriétés en France.

Idem pour le marché de l’assurance, très longtemps tenu par de gros acteurs, qui a vu émerger de jeunes pousses 100% digital. Plus besoin de passer des heures au téléphone dans l’espoir de voir un plombier ou un expert passer pour constater les dégâts chez vous. Avec la start-up Luko, il suffit désormais d’une simple photo pour que l’application évalue le sinistre et mette l’assuré en relation avec un professionnel. C’est un gain de temps important pour l’assuré. Sur Google, les avis sont encore mitigés mais pas négatifs puisque Luko récolte la note moyenne de 4,2/ 10 pour 1 400 avis. De plus, après avoir réalisé une levée de fond record de 50 millions en 2020, la jeune pousse s’apprête à boucler le rachat d’une des principales assurtech allemande.

Ces start-up sont des exemples de réussite. Elles prouvent que le marché est toujours capable de répondre à des demandes d’innovation et de baisse des coûts de la part des consommateurs. Sans compter que l’innovation permet aussi de bousculer les acteurs historiques qui se reposent parfois un peu trop sur leurs lauriers.

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2 commentaires

Obeguyx 31 mai 2022 - 9:25

J’ai exercé cette profession pendant 25 ans. Je comprends les nouveaux arrivants, car les syndics traditionnels d’aujourd’hui sont, en général, peu scrupuleux. Ils ne se comportent que comme des agents comptables qu’on ne peut pratiquement plus contacter et n’exécutent que peu de missions sur le terrain. De plus, ils font tout payer, jusqu’à la tenue d’une AG. Autrefois les honoraires demandés et rarement contestés comprenaient tout. Le client n’avait pas de surprise. La présence sur le terrain était immédiate, les solutions rapidement trouvées. Nous ne connaissions ni l’informatique, ni le portable et nos honoraires, bien qu’insuffisants, nous contentaient (tarifs réglementés et imposés). On appelait ça « la qualité se service ». Mon constat, aujourd’hui, c’est qu’il n’y a que le « fric » qui compte. Je suis encore copropriétaire et j’ai décidé de tout vendre. Et mon « fric », je vais le « bouffer »!!!.

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paul 31 mai 2022 - 7:58

Ce n’est pas parce que c’est innovant que c’est bien. Matera ne met que des logiciels à disposition. Ensuite au conseil syndical de tout faire: trouver les artisans, faire la saisie compta… Avec un syndic bénévole c’est pareil moins cher. Louer les logiciels au lieu de les acheter c’est une méga réussite pour la société pas le syndic.
Pas besoin d’être une startup pour améliorer l’efficacité des assurances classiques. Elles n’ont pas de volonté car vivant sur un gâteau garanti.

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