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“LGBTphobie” : quand la priorité du ministère de l’Intérieur est l’inclusivité

par Adélaïde Motte

A l’occasion de la journée mondiale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie le 17 mai dernier, le ministère de l’Intérieur a procédé au renouvellement de ses labels « diversité » et « égalité professionnelle », accordés en 2018. Cette démarche l’engage à un comportement vertueux selon un protocole très précis, pour prévenir les discriminations et renforcer l’égalité professionnelle.  Il ne s’agit donc pas d’une protection particulière des personnes homosexuelles contre les attaques qui peuvent les cibler dans le domaine public ou privé. Pour mériter ces labels, le ministère de l’Intérieur a développé un réseau de référents égalité/diversité qui luttent contre les LGBTphobies et travaillé sur des supports de communication et de formation ainsi que sur des cellules d’écoute pour les victimes et témoins. Que le ministère de l’Intérieur s’engage contre les discriminations, c’est plutôt à son honneur, pour peu que l’on s’interroge justement sur la réalité de ces problèmes, qui peuvent facilement être montés en épingle par des militants ou des lobbies. Les associations de défense des personnes LGBT étant promptes à exagérer les outrages que ces dernières peuvent subir, des audits indépendants doivent être menés avant toute action.  On attendrait plutôt du ministère une meilleure formation des agents au maintien de la sécurité, qu’il s’agisse de manipulation des armes, d’accueil des victimes, de communication ou de gestion des crises. Le ministère de l’Intérieur, régalien par excellence, doit mobiliser tous ses moyens pour assurer la sécurité des citoyens et le respect des lois. L’attribution exceptionnelle d’un budget au renouvellement d’une certification valorisant l’inclusion ne serait légitime que si la place Beauvau remplissait par ailleurs l’ensemble de ses fonctions de façon satisfaisante, ce qui est loin d’être le cas. Certains regrettent que les policiers ne soient pas assez formés et commettent des erreurs parfois dramatiques, d’autres se plaignent de la lenteur des procédures qui empêche les victimes de se sentir à l’abri et beaucoup constatent simplement que les policiers ne vont plus là où l’on a cruellement besoin d’eux. Pour tous ces Français, la priorité n’est pas d’avoir une police inclusive mais d’avoir une police efficace.

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Daniel 1945 31 mai 2022 - 7:18

Vous pensez que les policiers sont plus compétents et efficace quand il s’agit d’une femme victime de violence conjugale ?

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