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Chars Léopard : l’Allemagne retarde la libération de l’Ukraine

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Pratiquement tous les experts militaires sont d’accord : la livraison des dizaines de chars lourds à l’Ukraine pourrait précipiter la défaite de l’armée russe et la fin de la guerre. Malheureusement, l’Allemagne s’y oppose et l’interdit même à d’autres pays qui en possèdent. La décision de Berlin est un message indirect envoyé à Poutine qui voit là un signe de désaccord entre les pays occidentaux alors que depuis l’invasion de l’Ukraine, le soutien apporté à Kiev a été unanime. D’ailleurs, les représentants de 50 gouvernements se sont rencontrés vendredi à la base aérienne de Ramstein en Allemagne, et pratiquement tous les pays, dont les États-Unis, ont annoncé de nouvelles aides militaires à l’Ukraine, y compris davantage de défenses aériennes et de véhicules d’infanterie. Le refus de l’Allemagne d’envoyer des chars serait lié aux raisons historiques et aux souvenirs de Seconde Guerre mondiale. Les dirigeants allemands auraient-ils oublié que l’URSS avait été le plus fidèle allié d’Hitler au début de la guerre ? N’ont-ils pas vu les villes bombardées et détruites, les civils tués tous les jours ? Les mêmes dirigeants auraient aussi demandé à ce que l’Amérique envoie d’abord ses chars Abrams alors que, selon les militaires, ils nécessiteraient une logistique pratiquement impossible à mettre en place par les Ukrainiens. Les chars Léopard, très nombreux en Europe, seraient les plus adaptés et les plus utiles.

Difficile de faire pire à ce moment de la guerre, un an après l’invasion. La Russie envoie des vagues de soldats mobilisés, dont beaucoup viennent des prisons, se faire tuer pour stabiliser le front. L’armée ukrainienne, largement dépassée en nombre, résiste héroïquement mais a un besoin vital d’armes lourdes et surtout de chars. C’est la condition pour que le pays soit libéré.

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17 commentaires

Laurent 46 23 janvier 2023 - 6:10

Ou peut être une ou deux bonnes bombes atomiques sur quelques pays de l’UE dont la France et l’Allemagne ce qui réglerait bin des problèmes comme la Retraite et les Dettes tout en sachant que les responsables de cette situation sauront planquer leurs Fesses le plus loin possible

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Nicolas Lecaussin 23 janvier 2023 - 9:07

Ca fait bien partie des menaces russes…

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Boisgontier 13 février 2023 - 7:56

Certes, mais les Russes savent aussi que dans un tel cas, la même aventure leur arriverait et c’est bien ce qu’on appelle la dissuasion.

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pierre-georges thomas 23 janvier 2023 - 6:13

Bonjour
Peut être serait il bon de ne pas faire systématiquement référence a tout bout de champ à la seconde guerre mondiale car alors il faut admettre que quasiment jusqu’à la fin la Pologne était plutôt dans le camp allemand et a participe au dépeçage de la Tchécoslovaquie! et si l’Union Soviétique s’est alliée à l’Allemagne c’est suite à la veulerie et la lâcheté de nos démocratie qui ont fait trainer les demandes répétées de Moscou !Ne jamais oublier que la dernière mission à Moscou juste avant le pacte germano soviétique fut envoyée par nous avec des seconds couteaux n’ayant aucun pouvoir de signer!
Il faut se rappeler que: Le 24 juillet 1939, le ministre des Affaires étrangères soviétique Molotov déclara qu’un accord était virtuellement acquis sur les aspects politiques du problème en cause et proposa aux ambassadeurs de France et de Grande-Bretagne d’engager, sans plus tarder, des pourparlers d’ordre militaire. e 27 juillet, Paris et Londres acceptèrent. Une mission franco-britannique fut désignée pour se rendre à Moscou. Elle avait à sa tête le général Doumenc, commandant la région de Lille, et l’amiral anglais Plumket. Comme si vraiment rien ne pressait, au lieu de prendre un avion, les délégués alliés s’embarquèrent neuf jours plus tard, pour Léningrad, sur un bateau ne filant que 13 nœuds. Ils arrivèrent à Moscou le 11 août seulement (lire la Pologne entre deux mondes de Léon Noel à ce sujet!
Effectivement l’Allemagne pourrait « débloquer » les léopards vendus à ses voisins, mais tant qu’à faire nous pourrions donner nos 200 Leclerc nous aussi de toutes façons avec 200 chars lourds nous n’irions pas bien loin avec notre armée d’échantillon alors … Ou tout au moins ceux des américains car en la matière nous ne sommes plus que des suiveurs sans autonomie!
Il faut aider l’Ukraine c’est non négociable! l’agression russe étant inadmissible mais jusqu’ou et pour quel objectif final? chute de Poutine? mise en place d’un régime pro-occidental? et en Ukraine même si cet état doit rejoindre l’Europe nous ne pourrons pas faire l’économie sur une discussion au sujet de la corruption massive dans ce pays! Je pense que nos démocraties devraient d’ores et déjà y penser
Ensuite j’aimerais savoir quels sont nos buts de guerre réels…

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Nicolas Lecaussin 23 janvier 2023 - 9:07

L’alliance des deux totalitarisme a été « naturelle » et c’est Hitler qui l’a rompue…au grand désespoir de Staline qui n’y a pas cru jusqu’au dernier moment…
NL

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Joseph 23 janvier 2023 - 9:39

En réponse à Pierre-Georges Thomas pour sa première partie,
Ne pas oublier le rôle important qu’aurait pu jouer le ministre des affaires étrangères de l’époque, Louis Bartou, malheureusement assassiné à Marseille en 1934.
Il préconisait un front commun avec la Grande Bretagne, l’Italie et l’Union soviétique contre Hiler…

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Nicolas Lecaussin 23 janvier 2023 - 3:16

Quelle naïveté de sa part de croire que l’URSS et l’Italie de Mussolini allaient s’opposer à Hitler !!!

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Jonathan Rien 23 janvier 2023 - 8:47

Dans mes commentaires sur votre article du 18 deptembre 2022 https://fr.irefeurope.org/publications/les-pendules-a-lheure/article/ni-islamisme-ni-wokisme-ni-poutinisme/, j’évoquais la possibilité d’une corruption internationale à grande échelle dans le chef de Poutine. Nous y sommes. Les réticences allemandes sont très suspectes dans cette affaire de guerre en Ukraine en général et de livraison de chars en particulier. Quelque chose ne tourne pas rond dans les élucubrations des Allemands. S’il fallait le faire exprès, on ne ferait pas autrement. Poutine se serait-il en quelques sortes « payé l’Allemagne »? Et ce ne serait que la pointe de l’iceberg…On n’accuse pas sans preuve, certes. Mais on peut enquêter sur base de doutes raisonnables qui en l’occurence sont plus que raisonnables. Quitte à faire imploser l’Allemagne? C’est délicat. Mais la question se pose sérieusement vu ce qu’ont pu faire le Qatar au Parlement européen et l’Azerbaïjhan au Conseil de l’Europe. Quant aux tergiversations de Biden depuis le début de cette guerre, on peut également se demander s’il n’y a pas un lien avec les diverses frasques familiales en Ukraine.

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Henri 23 janvier 2023 - 10:38

Poutine n’est pas Staline, Scholtz n’est pas Hitler : les parallélismes historiques sont parfois bien décevants, même si Macron est un Daladier bis 🙂

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Nicolas Lecaussin 23 janvier 2023 - 3:13

Poutine se réclame de Staline qu’il admire et il a pas mal de points en commun…

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Picot 23 janvier 2023 - 11:33

Cela risque d’être insuffisant. On dirait que les Russes vont mettre en oeuvre leur nouveau char T4 supérieur aux autres, dirait on. Et il ne faut pas oublier, une fâcheuse tendance en ce moment, qu »ils disposent de missiles hypersoniques que personne ne peut intercepter pour l’instant, sans compter certaines techniques militaires et électroniques dans lesquelles ils ont 15 ou 20 ans d’avance. Que fera Macron s’ils décident de nous envoyer quelques uns de ces missiles? Au niveau du front, si l’on en croit ceux qui vont voir ce qui se passe, les Russes avancent, lentement mais sûrement, contrairement à ce qu’on nous raconte. Il paraît qu’ils pourraient encore mobiliser 2 millions d’hommes. Il faut être prudent sur l’avenir : les Russes ont perdu des batailles mais jamais aucune guerre, en tout cas sur leur territoire. Il est fort douteux que les Ukrainiens, même avec l’aide de l’OTAN puissent les battre. Wait and see. Attendons et voyons.

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Nicolas Lecaussin 23 janvier 2023 - 3:12

Ils sont effectivement très efficaces pour détruire les infrastructures et des villes entières… Ils ont déjà perdu des guerres et sans l’aide des Américains,..les Allemands les auraient vaincus à coup sûr…
NL

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Picot 23 janvier 2023 - 9:56

Certainement pas. 300000 soldats Américains tués. 25 millions de Soviétiques dont 15 millions de Russes tués de l’autre côté. Les Allemands auraient été balayés de toute façon. A Stalingrad il n’y avait pas d’Américains.

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Nicolas Lecaussin 24 janvier 2023 - 9:28

Les balayer avec quoi ? Des balais ? Même une poignée de Finlandais a vaincu l’armée de Staline… Sans l’aide militaire américaine (ils ont envoyé même des chaussettes), les Soviétiques n’auraient jamais pu faire la guerre contre les Allemands..

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CLEMENT 23 janvier 2023 - 3:38

Vous n’aimez pas le débat contradictoire manifestement … Rendez-vous dans quelques mois ! Rappelez-vous mes propos !

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Nicolas Lecaussin 23 janvier 2023 - 3:42

Si je n’avais pas aimé les débats, j’aurais tout simplement effacé votre commentaire… Je me rapp d’autres personnes qui faisaient des commentaires semblables fin février 2022…Je ne les ai pas revus depuis…

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Boisgontier 13 février 2023 - 10:52

Ah, le mythe de l’invincibilité de l’Armée Rouge!… Il serait bon de remettre quelques pendules à l’heure et de retirer la buée ou l’enfumage des lunettes, histoire d’y voir plus clair. Beaucoup s’extasient sur l’invincibilité des armées russes. Mais, au cours de leur histoire, ces dernières ont connu pas mal de déboires ou n’ont pas vaincu mais ont gagné par défaut. Bien évidemment, il n’est pas question de ne pas reconnaître leurs succès et leur réelle valeur mais quand même; l’armée de Napoléon a surtout été vaincue par le froid. La bataille de la Moscova (Borodino) est réclamée par les deux parties comme une victoire (sanglante) mais les Russes n’ont pas pu arrêter l’avancée de la Grand Armée, le passage de la Berezina par la Grande Armée est assez remarquable car si l’armée russe attendais l’armée napoléonnienne de l’autre côté du fleuve, Napo a organisé une diversion et les sapeurs ont réussi à construire un pont pendant la nuit dans l’eau glacé charriant des blocs de glace (beaucoup y ont laissé la vie) pour permettre à l’essentiel de l’armée de traverser la fleuve et ce n’est qu’à cause des conditions climatiques effroyables puis des nombreuses désertions (compréhensibles) que les Russes ont « gagné ». Dans le cas de la guerre russo-japonaise qui a vu l’entrée en scène des tranchées et des mitrailleuses, l’armée russe a été très malmenée; en 14-18, ils ont réussi à mobiliser leur armée beaucoup plus vite qu’envisagé par les Allemands mais sur le terrain, ils n’ont pas été particulièrement brillants. Les Allemands, toutefois ont « gagné » la bataille en envoyant Lénine depuis la Suisse jusqu’en Russie pour qu’il fomente des troubles afin de déstabiliser le régime tsariste et ça a marché. Cela leur a permis de signer le traité de Brest-Litovsk et de rapatrier 50 divisions vers le front occidental. En 1939, les Russes n’ont pas eu trop de mal à infliger une défaite à la Pologne (à vaincre sans péril, l’on triomphe sans gloire) puisque celle-ci se trouvait prise en étau. Et en juin 41, ils ont été incapables de stopper l’avance des Allemands; seuls la boue puis le gel les ont bloqués. Alors, Staline qui n’avait pas imaginé que son copain et alter ego dictateur allait l’agresser en dépit des avertissements de Churchill au cours des précédents mois, s’est mis à réclamer aux alliés occidentaux l’ouverture d’un second front à l’ouest pour le soulager de la pression allemande. Dès 1941, les Britanniques ont commencé à bombarder les infrastructures et les usines allemandes grâce à de nombreux raids aériens au prix de la vie de nombreux pilotes aussi bien anglais que tchèques, polonais, américains, français, etc… Ces bombardements furent intensifiés en 1942/43/44 et permirent de détruire de nombreuses unités de fabrication de chars, d’avions, de fabrication de carburant spécial pour les V2 ainsi que pour les nouveaux avions à réaction ce qui cloua ces derniers au sol. Ces destructions mirent un frein considérable au renforcement de l’armée allemande qui sinon serait devenue ultra puissante. Grâce à l’ouverture de ce second front à l’ouest, les Allemands furent obligés de maintenir une large partie de leur armée à l’ouest, d’autant qu’en novembre 1942, les Américains débarquaient en Afrique du Nord et en 1943, en Sicile. La campagne d’Italie, où les Français s’illustrèrent, mobilisèrent beaucoup d’Allemands. La bataille de Bir Hakeim en 1942 (où de nouveau, les Français, Nord-Africains, Espagnols s’illustrèrent brillamment et héroïquement) fut une épine dans le pied des Allemands et permit à Montgomery de gagner la bataille de El Alamein (qu’il n’aurait sinon sans doute pas gagnée), empêchant de ce fait les Allemands de refermer leur étau sur les Balkans et peut-être de faire la jonction avec Stalingrad. Les Britanniques et les Américains apportèrent une aide financière et matérielle à Staline, les pilotes français apportèrent une aide non négligeable aux tankistes soviétiques lors de la bataille de Koursk, puis le Débarquement et la campagne de France obligèrent les Allemands à maintenir une large partie de leurs troupes à l’ouest et à domicile ce qui facilita l’avancée des Soviets. TOUT CELA pour dire que l’Armée Rouge a été certes méritoire et valeureuse mais qu’elle n’a pas gagné la guerre à elle seule et par ses seuls mérites mais bien grâce à la collaboration des Alliés. De même, les Alliés ont bénéficié des défaites infligées par l’Armée Rouge à l’armée allemande.

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