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Ce n’est pas de l’impasse libérale mais de celle du socialo-étatisme que la France doit sortir

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Est-ce vraiment une surprise ? Alternatives Économiques consacre le dossier de son dernier numéro (juillet-août 2023) à « l’impasse libérale » dans laquelle la France se serait prétendument engagée depuis une quarantaine d’années : financiarisation de l’économie, précarisation de l’emploi, privatisations, libre-échange, délocalisations… Telles seraient les conséquences économiques et sociales de l’ « ultralibéralisme » dans notre pays. Ces idées ne sont pas vraiment nouvelles : encore dernièrement, un autre média de presse écrite parvenait à des conclusions sensiblement voisines, à savoir… L’Humanité Magazine (cf. le numéro de janvier 2023 intitulé « 40 ans de libéralisme : la France craque »). En France, décidément, ce pauvre libéralisme a vraiment bon dos : il est rendu responsable d’à peu près tout et n’importe quoi… alors même qu’il n’y a jamais réellement été appliqué ! A contrario, le socialisme, ou sa version « light », la « social-démocratie », ont largement été mis en œuvre… Mais ils n’ont jamais donné la démonstration de leur capacité à créer une prospérité durable au bénéfice du plus grand nombre, bien au contraire. Le procès qui doit donc être instruit est celui du socialisme étatique, non celui du libéralisme, qui mérite qu’on lui donne à son tour sa chance.

Car ce n’est pas 40 ans de libéralisme que la France vient de vivre, mais 40 ans de socialo-collectivisme ! Faut-il rappeler déjà qu’avec Mitterrand la France n’a pas « mis la main dans l’engrenage libéral » (p. 27), mais est au contraire entrée dans une ère sans précédent de socialisation et d’étatisation de l’économie ? Alors que Margaret Thatcher et Ronald Reagan ont libéralisé, privatisé, déréglementé et défiscalisé, Mitterrand a appliqué une politique économique et fiscale en tous points contraire ! Alourdir le poids de la fiscalité et des réglementations, créer un impôt sur les grandes fortunes, nationaliser à tour de bras, est-ce cela pour « Alter Éco » le libéralisme ?…

En fait, à part la timide parenthèse 1986-1988, la France n’a jamais adopté un programme libéral authentique et cohérent. Le peu de libéralisme qu’il a parfois pu y avoir s’est toujours trouvé noyé par l’adoption de nouvelles mesures fiscales et réglementaires, et ce quelle que soit la majorité au pouvoir. À l’évidence (relisons ici Français, n’ayez pas peur du libéralisme de Pascal Salin), ni Balladur, ni Chirac (qui appliqua un programme de gauche tout en réussissant à passer pour un homme de droite…), ni Jospin avec la désastreuse loi sur les 35 heures, ni Sarkozy, ni Hollande, ni même Macron aujourd’hui ne furent ou ne sont libéraux. Tous ont au contraire appliqué peu ou prou une même politique technocratique et « social-démocrate », croyant que la solution aux problèmes des Français passerait par plus et non moins d’État. Tous ont échoué jusqu’à présent à redonner aux Français leur liberté et leur responsabilité, ce qui est pourtant la tâche la plus urgente à accomplir pour remettre le pays sur les rails.

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7 commentaires

evgueniesokolof 15 juillet 2023 - 5:25

A trop vouloir en faire…..Alternatives économiques a été le porte voix de tout ce que l’escroquerie intellectuelle de gauche a pu produire en économie, Piketty étant dans ce domaine ce que Girard ou Boudieu furent à la sorciologie…Bon ok mais….Faut il rappeler que la construction européenne fut d’abord un facteur de progrès économique avec le tarif douanier extérieur commun qui a rendu l’agriculturre française exportatrice pourne prendre que cet exemple.L’arrivée du Royaume Uni qui a ramené dans ses bagages le grand large va déclancher l’ouverture des frontières avec les résultats que l’on sait: en 1970 l’Europe a rattrappé les USA.Qu’en est il aujourd’hui. Qui, au nom de l’idéologie derme les mines de charbon en Angleterre sinon Thatcher et l’UE, veut, pour prix de l’entréee faire fermer aux anciens pays communistes leurs centrales nucléaires pour faire la part belle à l’éolien dont les lobbies ont vérolé la Commission. Parce que les USA seraient libre échangistes ? A vrai dire, le massacre de l’économie européenne ce n’est pas ce qui est débattu ici, c’est la complaisance vis à vis des lobbies escrologistes qui sont parfaitement compatibles avec les intérêts des multinationales….lesquelles n’ont que peu d’intérets pour l’intérêt des peuples sauf si cela fait des profits.La encore le manicheisme a ses limites: c’est bienà l’abri de barrières protectionnistes que l’Allemagne a construit son inddustrie au 19 eme et, cruauté de l’Histoire c’est grâce à une main d’oeuvre bien formée par….les communistes qu’elle a pu constituer en Europe de l’Est ce Lebensraum qu’Hitler avait raté!!!!

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Laurent46 15 juillet 2023 - 8:41

« C’EST DU SOCIALO-ÉTATISME QUE LA FRANCE DOIT SORTIR » allez au fond de votre investigation et dites haut et fort que cela n’est que l’ADN même de la République qui continue sa logique gauchiste et fainéante et qui a déjà fait beaucoup de dégâts peut-être irréversibles.

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Gaston79 15 juillet 2023 - 8:56

L’inversion accusatoire est une nouvelle fois utilisée chez les socialos étatistes d’Alternatives Economiques et leur clown triste Chavanieux pour tenter de mettre sur le dos d’un modèle qu’ils haïssent les défauts structurels du modèle qu’ils adorent mais qui ne marche pas.

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ient-ls plus de 15 juillet 2023 - 3:28

le précédent intervenan qui s’intitule: Evquen….sovolov débute son article avec des observations justes puis se perd dans des considérations confuses, fumeuses et incohérentes qui mélangent la politique économique mise en place dans les années 65 à 70 avec les « lobies escrologiques »qui en fait viendront plus tard pour enfin assener le coup final classique chez les journalistes de « la faute aux multinationales et donc le CAC 40 ; non il ne l’a pas évoqué mais
c’est compris tout de même

Bref un commentaire du tout et en même temps…..

Moi j’aurai souhaité que Mathieu cresson qui a fait un bon article de bon élève rappelle quelques réalités
qui pulvérisent la critique de gauche désignant la politique suivie depuis 40 ans d’ultralibéralisme par:

le poids des dépenses de l’Etat en % de la richesse nationale:. aujourd’hui à prés de 60% !!

Le dirigisme étatique qui a petit à petit détruit les prix de marché: exemple : le prix de l’énergie totalement
fixé par l’Etat : prix du tarif EDF et prix du gaz

le prix des loyers sous la coupe de la législation

le prix de l’essence toujours dan les mains de l’Etat

La nationalisation ou étatisation progressive de la gestion des Caisses de chômage et surtout la prise
en main totale des caisses de retraite AGIR. ARRCO qui ne sont pas rappelons le des organismes appartenant
juridiquement à l’Etat.

la législation du travail et du prix de l’heure travaillée avec le Smic et toute la litanie des dispositifs encadrant
les contrats de travail.

La fixation des prix du transport avec la SNCF et sa filiale pour le fret

Bref il y aurait mille choses à ajouter montrant que nous ne sommes plus du tout dans une économie libérale mais totalement prise en main par un Etat dirigiste qui « administre » les prix dans beaucoup de domaines.

On en voit le résultat, et récemment avec la mise en place d’un faux marché de concurrence à l’EDF ou cette dernière est contrainte de livrer un part non négligeable de son électricité à un prix fixé au plus bas par l’Etat sous la Directive de Bruxelles à des « sociétés alternatives », lesquelles ont voulu refacturer cette même électricité aux commerçants avec de marges de 100% !!!! On a vécu l’épisode du boucher !!

je souhaite qu’un prochain article de l’IREF soit consacré à ce problème des prix de l’énergie en France dont ses dirigeants politiques ont tout fait pour mettre en berne tout notre filière nucléaire, premier atout compétitif pour l’industrie Française

Essetielliste

Les réglementations toujours plus contraignantes pour les entreprises

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Sirius09 17 juillet 2023 - 6:18

IENT-LS PLUS DE vous avez tout résumé. Mais suivez les réactions des français: ils en redemandent et à toute occasion en appellent à l’Etat. Pour ensuite critiquer ce qu’il fait ou qu’il ne fait pas.

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Jean-Aymar de Sékonla 17 juillet 2023 - 10:33

Bof, encore les voleurs qui crient « au voleur »!
Je rappelle que « gauche » en terme de métier signifie « tordu » ne vous étonnez donc pas qu’elle « torde » la réalité.

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AlainD 20 juillet 2023 - 3:20

En y regardant de près on s’aperçoit que depuis 40 ans en effet, les premiers ministres ou présidents de la république sont issus de l’ENA avec le résultat que l’on connaît. Il est permis d’en déduire que tous ces gens n’ont reçu comme enseignement que taxes, impôts, alourdissement des textes sans se préoccuper de ceux qui existent déjà sur des sujets identiques. Nous avons une France de fonctionnaires qui veulent préserver leur pouvoir sans se soucier des dirigeants qui passent car eux restent ! Il ne faut pas perdre de vue que les pontes de Bercy refusent de communiquer au ministre des finances le montant de leurs rémunérations !!! Faut il être en France pour voir cela ?

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