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Ben Bernanke et le prix Nobel : ses idées ont marché en théorie, pas en pratique

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C’est ce que soutient l’éditorial du Wall Street journal à propos de Ben Bernanke qui partage le prix Nobel d’économie avec Douglas Diamond et Philip Dybvig. Les travaux de l’ancien président de la Réserve fédérale (Fed) sur les crises financières n’ont pas pu empêcher la crise de 2008. M. Bernanke a observé que lorsqu’une banque fait faillite, ses informations à propos de la solvabilité de ses emprunteurs sont perdues. C’était, selon Bernanke, l’une des principales raisons pour laquelle la Grande Dépression a été aussi grave. Il s’agit d’une conclusion importante sauf qu’elle n’a pas aidé M. Bernanke lorsqu’il était à la tête de la Réserve fédérale entre 2006 et 2014. Il a même fait le contraire selon le Wall Street Journal. C’est M. Bernanke et la Fed qui ont créé les conditions monétaires qui ont conduit à la pire panique financière en 80 ans.

En tant que membre du conseil des gouverneurs de la Fed entre 2002 et 2005, M. Bernanke a soutenu que le plus grand risque économique était la déflation. Il a persuadé ses collègues et le président de la Fed, Alan Greenspan, de maintenir les taux d’intérêt exceptionnellement bas au printemps 2003, alors même qu’une réduction d’impôt était adoptée et que l’économie était en plein essor. Les prix des actifs ont grimpé en flèche, en particulier ceux du logement, mais la Fed a continué à fournir une subvention aux crédits immobiliers avec des taux d’intérêt réels négatifs.

M. Bernanke est devenu président de la Fed en 2006. Pourtant, la Fed n’a pas su anticiper la panique financière et le krach économique. Comme de nombreux économistes et la plupart des politiciens, Bernanke considérait la stabilité financière comme une question de réglementation tout en ignorant les désordres créés par la politique monétaire. Il a réussi à calmer l’inflation, mais au prix de la reprise économique la plus lente depuis des décennies.

Le maintien des taux d’intérêt à des niveaux historiquement très bas et l’inondation de l’économie avec des réserves bancaires, via l’assouplissement quantitatif, ont faussé les marchés pour de nombreuses années.

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1 commenter

Obeguyx 13 octobre 2022 - 10:04

Un « praticien » qui marche va plus loin qu’un « intellectuel » assis. Il en va ainsi des théoriciens. Qu’ils mettent en pratique leurs théories à leurs frais et fassent ainsi la preuve de leurs compétences. Ce n’est pas aux autres d’embrasser LEURS théories. Je suis sûr qu’il y aurait beaucoup moins de théoriciens. Les experts c’est la même chose.

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