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800 universitaires appellent à voter Jean-Luc Mélenchon

par Romain Delisle

Mécontents des principaux thèmes de l’agenda politique de l’élection présidentielle, l’identité, la sécurité et l’immigration, 800 enseignants chercheurs ont signé une tribune, parue la semaine dernière dans l’Obs, appelant à voter pour le candidat de la France Insoumise dès le premier tour, organisé ce dimanche 10 avril 2022.

Sans surprise, les facultés de sciences humaines, celles qui prétendent au monopole du pouvoir de production et de contrôle des idées politiques, sont surreprésentées. Parmi les noms cités, on retrouve notamment le sociologue Bernard Friot, le politiste Remi Lefebvre ou encore la philosophe Sandra Laugier.

Sans complexes et en dépit de leur obligation de neutralité, les 800 mandarins déclarent refuser un second tour Macron-Le Pen et souhaitent faire gagner les idées de la gauche en portant le candidat insoumis au second tour.

Outre le vocabulaire classique de la gauche sur l’écologie, la solidarité, la planification ou la précarité, les signataires font clairement état de leur opposition à l’autonomie des universités et demandent l’abrogation des lois allant en ce sens, comme la loi LRU de 2007 (porté d’ailleurs par une certaine Valérie Pécresse) ou le dispositif Parcoursup.

S’il fallait encore une preuve de l’hégémonie culturelle de la gauche au sein de l’Université, celle-ci est faite. La droite demeure, quant à elle, quasi totalement absente, à quelques exceptions près, de l’enseignement supérieur dans les facultés d’Histoire, de Sociologie et même de Littérature et de Philosophie.

C’est également la preuve qu’il faut poursuivre la réforme de l’Université en privatisant les établissements qui seraient ainsi libres de fixer le montant des frais d’inscription, tout comme les conditions d’admission des bacheliers et les modalités de recrutement des professeurs (qui ne seraient plus fonctionnaires), et en facilitant l’octroi de prêts garantis et de bourses au mérite ainsi que les partenariats avec les entreprises.

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4 commentaires

JR 4 avril 2022 - 7:21

Bonjour, c’est tristement grave ! Merci. Bien à vous

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Pierre-Jean 5 avril 2022 - 1:43

Je me demande si le terme « universitaire » n’est pas un trop grand mot pour des gens recrutés sur la base de leur conformité idéologique à la gauche et des préférences personnelles de ceux qui recrutent (en clair il y a le piston comme on dit) et qui ne font que répéter dans leur prétendues recherches une sorte de catéchisme indigeste mélangeant gauchisme, féminisme compulsif, complaisance envers l’islamisme souvent, invocation en permanence de ces horribles inégalités. Et sur le plan pédagogique, ces gens ne savent pas faire de vrais cours, en usant et abusant de Powerpoint : faire cours c’est faire défiler des diapos pour les lire. Un désastre.

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Obeguyx 5 avril 2022 - 12:51

Qu’attendez vous des fonctionnaires de l’Ed.Nat.. Il y a 10 ans plus 80 % étaient à gauche. Aujourd’hui, il ne sont plus que 65 %. Ils deviennent plus visibles dès lors qu’ils perdent pieds (drôle de vision où tout s’oppose). La privatisation ne résoudra certainement rien. Il faut d’abord revoir ce statut maléfique qui les protège à vie. J’espère ne pas être censuré…

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AlainD 5 avril 2022 - 5:21

Hélas l’éducation nationale est peuplée de gauchistes qui forts de leur statut de fonctionnaire se permettent de faire n’importe quoi y compris tenter d’influencer un scrutin national ce qui est malhonnête.

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