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Réchauffement climatique : les contradictions du GIEC

par Lucas Léger

Au sein de la communauté scientifique mondiale, un tiers de savants seulement croit à un réchauffement aussi catastrophique que celui que décrit le GIEC. Au sein même du GIEC, il y a divergence d’opinions. Mais l’important n’est-il pas de diffuser le message idéologique ?

Les rapports se succèdent et le constat ne change pas : la nature anthropique du changement climatique est actée, avec une certitude de 95 % (contre 66 % en 2001).
C’est le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) qui l’a afformé lors de la présentation officielle de son 5ème rapport le vendredi 27 septembre à Stockholm. Le groupe d’experts tire à nouveau la sonnette d’alarme et se veut plus pessimiste que jamais. Leur nouveau modèle prévoit en effet la multiplication des catastrophes naturelles : inondations et autres événements météorologiques extrêmes, fonte des glaces, acidification des océans, etc. Bref, les perspectives pour la survie de l’humanité sont plutôt moroses.

Nous ne discuterons pas la validité scientifique du modèle du Giec, nous ne sommes pas climatologues et n’en avons donc pas les compétences. En revanche, il est utile de rappeler certaines contradictions qui existent au sein même de cet organisme.
Revenons quelques mois en arrière, où l’un des rapporteurs du Giec publie, sans l’autorisation de ce dernier, les premières conclusions du 5ème rapport. Il montre clairement que les températures de l’air restent constantes (pas d’augmentation) depuis 1998). Les données empiriques s’écartent donc dangereusement des modèles qui prévoyaient tous une forte hausse des températures, sans que l’on puisse expliquer pourquoi. À tel point que Rajendra Pachauri, Président du Giec, a dû communiquer sur l’évidence, tout en précisant qu’il faudrait, de toute manière, 30 à 40 ans pour renverser la tendance.
Deuxièmement, deux professeurs de management ont enquêté sur la diversité des points de vue sur la question du réchauffement au sein de la communauté scientifique (auprès de 1077 chercheurs) climatique. Il révèle que seuls 36 % des personnes interrogées pensent qu’il y a une hausse des températures et que l’homme en est la cause. Cette étude met en lumière la diversité des opinions et le manque de consensus sur le sujet du climat.

Le débat s’est en réalité directement transposé au niveau institutionnel, sans validation des hypothèses fondant les principaux modèles par l’ensemble de la communauté scientifique. Il doit néanmoins être tranché. Par ailleurs, on apprend plus récemment que les modèles économiques qui intègrent les coûts du changement climatique sont loin d’être satisfaisants, comme le souligne le Professeur Robert Pindyck du MIT. Pour ce dernier, ils relèvent plus d’une illusion que d’une robuste démonstration.

On retrouvera ces critiques et plusieurs autres dans The Economist (Free exchange, 5 octobre). Comment, dès lors, anticiper les coûts réels du changement climatique dans les politiques publiques ? En dehors de ces points, et dans l’hypothèse où le réchauffement est effectivement de nature anthropique, comme le soutient le Giec, il est peu probable que quelques éoliennes et panneaux solaires suffisent à ralentir les émissions de gaz à effet de serre.

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7 commentaires

Philippe 11 octobre 2013 - 6:47

des modèles très obéissants
Le Monde : "Entre 1998 et 2012, l'augmentation de la température moyenne mondiale n'a été que de 0,05 °C par décennie, alors que la tendance moyenne calculée sur la période 1951-2012 a été de 0,12 °C de réchauffement par décennie."

Le réchauffement s'est donc beaucoup ralenti (pratiquement arrêté) depuis une quinzaine d'années. C'est le GIEC qui le dit. Mais ce qui est cocasse, c'est d'entendre ses experts affirmer sans rire que "les modèles disent que cela peut arriver pendant ce genre de périodes".
Evidemment s'ils avaient prévu ce phénomène avant qu'il se produise, leur crédibilité en aurait été améliorée. Mais des modèles qui prévoient une fois que cela s'est produit … cela jette un doute.
Déjà, la période de froid de mars 2013 avait aussi été "expliquée" par la fonte des glaces du pôle nord … mais après coup, là aussi, par les mêmes experts.

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DRYE 11 octobre 2013 - 11:18

RECHAUFFEMENT
Tout a fait d'accord avec vos observations sur le GIEC, quand on pense que cet organisme dépend des ONU, c'est a désespérer de cet organisme. Pour ma part je n'ai jamais fait confiance à ces climatologues de pacotilles, adressons nous plutôt à de vrais professionnels comme les météorologues qui eux ont au moins une formation adéquat.

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Belot 12 octobre 2013 - 7:16

Lisez les géologues.
Les géologues que sont Vincent Courtillot, Robert Giraudon, Claude Allègre…expliquent avec clarté et compétence que le réchauffement climatique n'est pas la conséquence de l'accroissement du dioxyde de carbone…mais en est la cause.

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Payard 13 octobre 2013 - 2:18

Qu'est ce que le G.I.E.C. ?
Merci pour votre intéressant article sur le G.I.E.C. qui montre le peu de sérieux et de crédibilité de cet organisme, mais ne donne pas la vraie raison du caractère idéologique (presque religieux) de ses publications.
Or elle est dans son nom, ou plutôt dans la traduction mensongère du nom original : International Panel on Climate Change (I.P.C.C.) en Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (G.I.E.C.) en français.
L' I.P.C.C. n'est, en effet, qu'un groupe de fonctionnaires représentant leurs pays respectifs dans l'un des nombreux groupes de travail financés par l' O.N.U. sur les sujets les plus divers.
Certes, il faut reconnaitre à ceux-ci d'avoir brillamment réussi à attirer l'attention des gouvernants et des journalistes sur leurs certitudes, mais leurs compétences n'ont rien de scientifique. Certes, ils mobilisent de nombreux savants, grâce aux énormes moyens qu'ils déploient pour financer ceux-ci, mais ils ne publient que ce qui conforte leur foi militante. Certains chercheurs, attirés par cette manne, ou parce qu'ils partagent la même religion, vont dans leur sens, les autres sont immédiatement censurés et jetés aux chiens (et privés de crédits).
Quant aux fonctionnaires du panel, la plupart viennent de pays ou l'écologie n'a pas de ministère, et connaissent mal le sujet et les autres viennent de ministères dédiés qui n'ont pas pour habitude de recruter des hérétiques.
Le système est ainsi verrouillé et, sauf à ce que les politiques ouvrent enfin les yeux, on n'est pas tiré d'affaire !

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siglo 13 octobre 2013 - 12:08

Pour mieux comprendre !
Il suffit de relire (voir ci dessous) la définition du GIEC, copiée sur son site, pour comprendre qu'ils n'existent et ne sont payés que par et pour le changement climatique d'origine humaine. Tout est dit ! Ils auraient bien tort de se saborder et de ne pas abuser de notre générosité.

"Le GIEC a pour mission d’évaluer, sans parti pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d’origine humaine, cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation. Il n’a pas pour mandat d’entreprendre des travaux de recherche ni de suivre l’évolution des variables climatologiques ou d’autres paramètres pertinents."

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Christian 15 octobre 2013 - 1:28

Doutes sur les conclusions du GIEC
N'étant pas scientifique, donc n'y connaissant rien, je pose une question simple:

Que ces Messieurs les "climatologues du GIEC veuillent bien m'expliquer le "comment et le "pourquoi" des multilples périodes glaciaires qu'a subi notre planète?

En tout état de "causes", ce ne pouvait être d'origine anthropique!

Ne serait-ce pas une nouvelle et autre manière d'abuser d'une manne exagérée?
Encore un groupement de plus, de "profiteurs, qui ne savent que se "gaver" de subventions?!

Merci, des répondes du GIEC.

Christian

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Lionel 23 novembre 2015 - 9:42

Vous auriez des sources/références?
Bonjour,

Je vois dans votre texte qu'il est fait référence à une étude de 2 professeur de management. Auriez-vous le nom de ces professuers? Le détail ou les références de l'étude en question?

"deux professeurs de management ont enquêté sur la diversité des points de vue sur la question du réchauffement au sein de la communauté scientifique (auprès de 1077 chercheurs) climatique. Il révèle que seuls 36 % des personnes interrogées pensent qu’il y a une hausse des températures et que l’homme en est la cause. Cette étude met en lumière la diversité des opinions et le manque de consensus sur le sujet du climat."

En vous remerciant,

Lionel

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