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Non, les robots ne vont pas voler notre travail

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Nous assistons à un véritable phénomène de robotisation de notre économie. En l’espace de 10 ans, le nombre de robots industriels a triplé : le stock opérationnel mondial est passé de 1,15 million en 2011 à 3,48 million en 2021. Rien que l’année dernière, nous avons atteint un record d’un demi-million de robots industriels dans le monde.

Si la robotisation concerne principalement l’électronique et le secteur automobile, elle s’étend également aux métiers du service. Entre 2020 et 2021, la robotique de service a augmenté de 37 % à échelle mondiale – contre 31 % pour les robots industriels. Face à cette “roboconomie”, est-ce à dire que les salariés vont être remplacés ?

Une solution à la pénurie de main-d’œuvre

Pour Dave Steck, vice-président chez Schnuck Markets, les robots de service viennent résoudre un problème persistant. Pour pallier la hausse de l’absentéisme et la baisse de qualité du travail depuis 2018, la chaîne de supermarchés américaine s’est lancée dans l’achat de robots de lavage automatiques. Avec des résultats supérieurs aux autolaveuses conduites par des humains.

Plus récemment, c’est Elon Musk qui a développé son premier prototype de robot humanoïde, Optimus. Ce dernier devrait remplacer l’humain dans les travaux physiques les plus éprouvants, mais aussi anticiper les pénuries causées par des facteurs externes – comme les maladies ou les pandémies. Et au vu des tendances démographiques des pays riches, la robotisation réduit le fossé causé par le vieillissement de la main-d’œuvre industrielle. C’est ce que l’on constate pour la Corée du Sud, le Japon ou encore l’Allemagne, selon une étude du MIT.

Plus de robots n’implique pas nécessairement plus de chômage

Les pays leaders dans l’investissement robotique sont aussi ceux qui ont le taux de chômage le plus faible. Si les robots impactent certainement l’emploi à court terme, cet impact est atténué par le fait qu’ils s’inscrivent dans des économies dynamiques. Ainsi, le Japon présente un taux de chômage de 2,8 %, la Corée du Sud de 3,53 %, et l’Allemagne de 3,4 % en 2021. Aux Etats-Unis, une corrélation positive a été observée entre la livraison de robots industriels et la baisse du taux de chômage entre 1996 et 2015.

Les vertus de la destruction créatrice

Automatisation des trains, déchargement de conteneurs, nettoyage des sols… L’innovation technologique va de pair avec la disparition d’emplois obsolètes, et la création de nouveaux plus qualifiés. Ce mécanisme n’est autre que celui de la destruction créatrice. Associé à l’économiste autrichien Joseph Schumpeter, il désigne le processus de destruction d’emplois par des innovations de rupture – emplois qui seront remplacés par des nouveaux.

Les robots ne sont pas en eux-mêmes une menace pour les salariés et l’emploi. Ils le sont uniquement pour les métiers dépassés par des technologies disruptives, devenus inutiles ou trop coûteux. Une opportunité pour la création de nouveaux emplois et de valeur.

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2 commentaires

Obeguyx 15 novembre 2022 - 7:47

Le problème, en France, n’est pas la robotique, c’est l’Etat. Tout le monde le sait et personne ne le dit. C’est encore une fois très simple. Cela peut-être rapide aussi et le redressement envisageable. Mais il faut éradiquer 95 % des politiciens actuels et tout repenser. Donc, afin de dessiner l’avenir, à quand la guerre ??? Il n’y a, hélas, plus d’autres issues …

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Astérix 15 novembre 2022 - 2:32

Rien à ajouter OBEGUYX.

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