Institut de Recherches Economiques et Fiscales

Faire un don

Nos ressources proviennent uniquement des dons privés !

anglais
Accueil » Le rejet du travail, un mal français

Le rejet du travail, un mal français

par
2 337 vues

Le chômage a baissé en France depuis quatre ans jusqu’aux environs de 7,3% de la population active, mais son niveau est encore sensiblement supérieur à la moyenne européenne de 5,9% fin août 2023 selon Eurostat. La baisse a d’ailleurs été en partie artificielle, liée à la montée en puissance de l’apprentissage qui profite à des centaines de milliers d’étudiants considérés dès lors comme actifs. Au troisième trimestre 2023, le chômage a tendance à remonter alors que la crise s’annonce : les cessations de paiement s’amoncèlent, les crédits sont difficiles à obtenir, les taux d’intérêts pèsent sur les trésoreries et sur les résultats, le monde se rétrécit et les exportations deviennent plus complexes, l’inflation ne ralentit guère, la guerre gronde… Mais l’environnement mondial n’explique pas tout. Le mal est sans doute autrement plus profond. Trop de Français n’aiment plus leur travail, ne veulent plus travailler.

La maladie du travail

Le montant des indemnités journalières versées par la Sécurité sociale augmente de plus de 10% par an depuis 2019. Selon le 15ème Baromètre de l’absentéisme® et de l’engagement – édition 2023 d’Ayming et AG2R LA MONDIALE, « En 15 ans, nous avons eu une augmentation de 75% de l’absentéisme en France ». Un salarié sur deux (47%) a été absent au moins une fois entre le 1er janvier et le 31 décembre 2022, soit à peu près le niveau de la pandémie. La part des salariés absents au-delà de trois jours est passée de 12% en 2019 à 24% en 2022. La Covid est invoquée, mais le montant des indemnités versées par l’assurance maladie en dehors des cas de covid est passée de 8 milliards d’euros en 2019 à 9,23 milliards d’euros en 2020 et 9,74 milliards d’euros en 2022. Au total les indemnités d’arrêt de travail versées par la Sécu auraient été de 15,7Md€ en 2022, 13% de plus qu’en 2021. Les médecins se disent de plus en plus sous la pression de leurs clients pour prescrire des arrêts de travail indus (cf. Les Echos du 19/09/23).

Pourtant ce n’est pas la pénibilité qui est en cause. Le taux d’absentéisme est nettement plus faible, 5,63%, dans l’industrie/BTP que dans la santé, 7,35%, ou les services, 7,65%.

La pénurie d’enseignants émet le même signal d’avertissement. Malgré des revalorisations de salaires, la France éprouve des difficultés à recruter ses enseignants. Ceux-ci souffrent sans doute de l’absence d’autorité dans les établissements face à des élèves de plus en plus déstructurés et de l’abaissement des niveaux dû aux nouvelles méthodes d’éducation. Et les enseignants auxquels il est désormais proposé de revaloriser leur salaire en travaillant plus ne se précipitent pas pour accepter cette offre.

La baisse de la productivité

Il s’ensuit notamment une baisse sensible de la productivité déjà constatée en début d’année par la DARES (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques) et confirmée depuis par le Conseil national de la productivité qui conclut à un recul de la productivité horaire de 6 % depuis 2019 par rapport à la tendance globale haussière d’avant la crise sanitaire.

La désindustrialisation de l’économie (les services sont moins sensibles au progrès technique et aux gains de productivité) et la généralisation du télétravail sont invoquées comme des causes possibles de cette baisse de productivité. Mais elle est sans doute due d’abord au fait que les Français travaillent moins.

La France continue à croire que le travail est un gâteau qui se partage, ce qui a conduit aux 35 heures (42 heures en Suisse) et à la retraite à 60 puis 64 ans (mais avec tant d’exceptions !) quand elle est plutôt, en moyenne, à plus de 65 ans à l’étranger. La France arrive dernière du classement des pays de l’OCDE, avec 635 heures de travail par habitant et par an contre, par exemple, 882 heures en Australie, 830 aux Etats-Unis, 749 au Royaume Uni et 729 en Allemagne. Quand on travaille moins mais qu’on a autant d’heures de formation, de concertation, de pause que ceux qui travaillent plus, on est moins productif.

La réalité est que le travail appelle le travail parce que, selon l’enseignement de Jean-Baptiste Say, « l’offre crée sa propre demande ». Les pays qui l’ont compris et qui travaillent plus ont un meilleur niveau de vie : le PIB par habitant est supérieur à celui de la France de près de 20% en Allemagne ou en Australie et d’environ 37,5% aux USA.

La culture de la victimisation

Une cause plus profonde de nos difficultés à l’égard du travail et de la vie tient peut-être à l’esprit de victimisation inculqué désormais dès l’école et ensuite à toute la population par les politiques, les médias, les syndicats, les intellectuels… Nous serions tous victimes de notre passé de colonisateur, d’inégalités, de discriminations… Si nous ne le sommes pas, c’est que nous sommes coupables d’avoir été oppresseurs. Et si ce n’est toi c’est donc ton père ! Le Conseil économique, social et environnemental a voté un rapport le 25 octobre pour alerter le gouvernement sur l’« écoanxiété » dont souffrent les Français. Nous serions tous victimes de manque de dignité, « de reconnaissance par rapport au passé qui ne passe pas »[1] nous disent les « psy » et autres philosophes à la mode. Si nous pensons que nous ne sommes pas malades, c’est parce que nous ne savons pas que nous le sommes ! Cette culture (ou plutôt déculture) fragilise les individus et les conduit à la dépression ou à se sentir déprimés puisqu’on leur dit qu’ils le sont.

Pour remettre les Français au travail, il faut leur réapprendre à assumer leurs responsabilités, à reprendre possession de leur vie, à retrouver le goût du risque, à dominer leurs petits bobos et même leurs difficultés plus importantes, à regarder l’avenir plutôt que de se perdre dans des lamentations, à retrouver la joie au travail… Mais pour y parvenir, il faudrait d’abord que l’Etat-providence cesse de les prendre – mal – en charge, de les rendre dépendants, de les anesthésier, les annihiler. Alors peut-être que la France retrouverait l’envie de travailler, un meilleur niveau de vie et le sentiment du bonheur.


[1] Cynthia Fleury, La Clinique de la dignité, Seuil, 2023)

Abonnez-vous à la Lettre des libertés !

Vous pouvez aussi aimer

Laissez un commentaire

18 commentaires

BYL 30 octobre 2023 - 8:07

Le travail est le meilleur placement pour toute une vie. Il y a ceux qui le savent et qui en vivent mieux, que ceux qui l’ignorent.
Pour tout, c’est une question d’engagement personnel.
Alors, vite découvrez le, pour ceux qui n’y ont pas encore gouté. .Et la vie devient plus facile, plus agréable !!!!

Répondre
Mathieu Réau 11 novembre 2023 - 5:22

Pour y avoir goûté, je peux certifier que je n’ai trouvé la vie ni plus facile ni, surtout, plus agréable.
Je crois que « plus détestable » était au contraire le mot qui me venait le plus spontanément à l’esprit tous les matins à l’idée de la vacuité qui occuperait les interminables heures à venir.
Il y a donc plutôt ceux qui pensent savoir et qui, en fait, ne comprennent rien de ce que les autres ressentent. Et s’en fichent même un peu, je pense.

Répondre
Biloute 30 octobre 2023 - 9:30

Supprimons toutes les aides multiples et variées, supprimons toutes les subventions aux associations, supprimons les aides aux syndicats, supprimons les avantages des politiques, changeons les conditions d’octroi du chômage en le rendant dégressif, ce qui permettrait de diminuer les impôts divers et variés, les charges sociales des entreprises qui, elles et elles seules produisent de la richesse, ce qui permettra de mieux rétribuer le travail et le citoyen lambda cherchera du travail,

Répondre
Y'enamarre 30 octobre 2023 - 9:41

Depuis 30 ans ce pays élève des pleureurs, des assistés, des petits êtres fragiles qui s’écoutent un peu trop ! Dès qu’ils ont un problème ils font la quête. Il est bien trop tard. Il n’ y a plus aucune valeurs dans ce pays comme celle de se lever pour aller gagner son pain qui est une des bases de l’éducation ! Mais comme on le sait : d’éducation il n’ y en a plus !! Merci qui ?

Répondre
Jean philippe HUBIN 30 octobre 2023 - 7:08

education education education !! voilà le secret et la valorisation de ceux qui ne sont pas des mauviettes. Mais dès la maternelle et l’enfance , à l’adolescence c’est trop tard .Le « IF » de Kipling peut etre ? la mort du loup de Vigny sans doute La valorisation des héros et de l’héroisme , enfin le contraire du Wokisme qui semble plus nous toucher que quiconque au monde .

Répondre
Montenay 2 novembre 2023 - 11:43

Bravo ! Je trouve qu’il faut continuer à diffuser des données non financières très simples, ici que l’on travaille moins que nos voisins.

Répondre
Laurent46 30 octobre 2023 - 9:51

N’est-ce pas la République gauchiste et laïque qui a fait fermer tous les centres de formation de tous niveaux en commençant par ceux tenus par les religieux ensuite ceux des patrons et pour arriver à détruire ceux de la France sous prétexte d’une égalité signe de médiocrité. Ensuite est venu le temps des monstrueux groupes politiques et administratifs avec des conditions de travail hors normes et surtout un temps de travail en-dessous de l’imaginable avec un absentéisme tout aussi monstrueux. Enfin l’assistant Républicain qui a commencé avec une certaine population Républicaine fainéante étendue à toute la population mondiale dont le premier objectif est de ne pas travailler mais avoir le même niveau de vie que ceux qui triment pour y arriver. Comment avec cet exemple Républicain qui atteint aujourd’hui tout confondu la moitié de la population mettre les autres au travail qui se font piller de tout côtés pour abreuver toute cette grosse population fainéante en commençant par le monde politique.
Le problème médical est l’exemple type de cette dérive avec 4 jours de travail / semaine dans le meilleur des cas tout en conservant de hauts revenus limités aux taxes et charges les plus ignobles que la République fabrique tous les jours encore. Alors chacun de ceux qui triment encore recherchent toutes les aides possibles qui elles aussi s’accumulent pour essayer de conserver leur niveau de loisirs dont la République en est également le maître d’oeuvre, seule richesse Républicaine selon le monde des fainéants et des médiocres. Il n’est pas rare d’entendre aujourd’hui par bon nombre d’anciens qui ont trimés de longues heures / jour « l’erreur de ma vie c’est de l’être mis à mon compte » ! Ce qui veut tout dire sur la médiocrité que la République gauchiste et Laïque à sus cultiver depuis les 30 glorieuses qui fait rêver sauf quand on parle du travail alors réalisé. L’autre problème c’est que d’autres dites Républiques démocratiques comme l’Allemagne et bon nombre de pays de l’UE ont avec pus ou moins de retard sur la République de France pris le même chemin sous couvert de l’autre structure médiocre et encore plus fainéante qui est la structure politique et administrative de l’UE. Reste à faire le compte des rentiers à vie de ces structure qui est encore une autre montagne dont il est difficile d’imaginer le montant de plus en plus vertigineux sans avoir cotisé le moindre centime pour leurs soins ou pour leurs rentes et qui profitent pleinement du maximum qui leur est offert pour leur glandage et pire leurs irresponsabilités pleines et entières.

Répondre
Bern 30 octobre 2023 - 2:52

Bravo tout est dit !!

Répondre
Monroy 30 octobre 2023 - 10:10

Le niveau d’imposition est tel qu’il décourage un grand nombre de personnes de travailler davantage car ils se disent qu’ils vont travailler plus pour tout donner aux impôts. Ainsi, une meilleure gestion de l’état permettrait de diminuer les prélèvements obligatoires et cela serait à nouveau motivant pour ceux qui peuvent moduler et augmenter leur charge de travail. En France, on nous prend sur notre salaire, sur ce qu’on achète, sur nos placements qui rapportent, sur les placements qui ne rapportent rien comme une résidence secondaire, sur la donation à nos enfants… À quoi bon travailler et gagner plus ? Pour travailler plus il faut de la motivation et pour être motivé il faut avoir quelque chose à gagner !

Répondre
Bern 30 octobre 2023 - 3:01

Bravo ! Je me reconnais! J’en avais assez de trimer et d’être là vache à lait pour un état toujours plus dépensier et qui jette notre argent par les fenêtres! J’ai vendu l’entreprise et je me suis mis en retrait! Je serais moins riche ! Mais je gère pour en avoir assez jusqu’à la fin de ma vie et en laisser à mes enfants! Nos politiques ne sont là que pour eux et après eux tant pis ! Ils devraient être traduits devant les tribunaux pour abus de biens nationaux ! Gabegie et détournements

Répondre
Koris 30 octobre 2023 - 11:04

Le chômage est déjà dégressifs depuis un moment. Supprimer les autres aides reviendrait à plonger (au moins sur le court terme) des millions de personnes puisqu’il y a plus de chômeurs que d’offres d’emploi.

Sinon, vous supprimer autant de taxes sur le travail, les entreprises et le capital que vous supprimez d’aides.
Cela règle une partie du chômage mais pas tout. Un des gros problèmes est qu’il y a une inadéquation entre la formation des chômeurs et les compétences recherchées par les entreprises. Une transition entre les 2 modèles, comme en Suisse, serait peut-être une bonne piste.

Répondre
Telerma 30 octobre 2023 - 11:57

J’aimerais connaître votre définition de pénibilité ? A vous croire les métiers physiques sont les plus pénibles. Le fait d’être exposés à l’agressivité des gens, aux maladies comme pour les métiers du social ou de la santé il y aurait moins de pénibilité? Dans le social, la santé on peut faire des dizaines d’heures sup par mois, que certains employeurs (publics) grâce à des règlements intérieurs particuliers, effacent quand elles s’accumulent. Certains collègues ne terminent pas leur semaine le vendredi et doivent même travailler de chez eux le weekend pour respecter les échéances. Les burn out sont liés à la pénibilité des missions.

Répondre
Bernard GUILHON 30 octobre 2023 - 4:14

« Le travail, c’est l’exploitation de l’Homme par l’homme » Carl Marx. Quant on applique ça à fond la caisse dans une société marxisée jusqu’au bout des ongles, il ne faut pas s’étonner du résultat.

Répondre
Jean philippe HUBIN 30 octobre 2023 - 7:15

Education Education Education , voilà le secret ; il faut valoriser ceux qui ne sont pas des mauviettes . mais dès la maternelle et pendant l’enfance ; le « IF » de Kipling la mort du loup de Vigny le petit spartiate et son renard ce serait bien de les ressusciter! à l’adolescence c’est trop tard . Il faut valoriser les héros et l’héroisme on valorise bien les efforts sportifs . Tout le contraire du Wokisme qui semble mieux réussir chez nous que partout ailleurs dans le monde.

Répondre
Angil 30 octobre 2023 - 10:42

En soi, travailler est formateur, et donc permet d’évoluer. Un étudiant qui ne travaille pas n’arrivera à rien.
Une personne qui apprend à se dépasser deviendra plus sure d elle même et améliorera constamment ses performances et son bien-être.
Seulement voilà, notre état socialisant (depuis 1981 globalement) a rendu péjoratif le gout éventuel de l’effort, du talent, de la réussite. Le principe d’égalité est fait pour les médiocres qui ne supportent pas tout ce qui les dépasse.
Les candidats aux postes de pouvoir ont allègrement vendu leur soupe (avantages, subventions et assistanats en tous genres) permettant d’engranger un maximum de suffrages.
Un couplage (gouvernant-électeur) nauséabond en est ressorti faisant apparaître au final le triomphe de la médiocrité, y compris dans les rangs de nos politiques, satisfaits d’avoir suffisamment abêtis les français pour préserver leur illusoire et éphémère tranquillité. La paix c’est comme la confiance, ça ne s’achète pas.
Sauf que la démotivation des français les plus contributeurs se retournera tôt ou tard contre cette politique de totale déconstruction du pays.

Répondre
Mathieu Réau 11 novembre 2023 - 5:18

Évoluer, c’est bien beau, mais pour devenir quoi ? Je rappelle à tous que la vie n’a, pour tout le monde, qu’une seule et même finalité : la mort.
Je pense donc bien que c’est la question de la finalité que notre société (et les libéraux en tête) ne se pose plus, comme si elle n’avait aucune importance. Alors que c’est au contraire la seule chose qui en ait. Si les gens n’ont aucune autre perspective à atteindre que celle qui nous attend tous, que voulez-vous qui les pousse en avant ?
Or, les perspectives qu’offre notre société, je pense qu’elles ont beaucoup déçu. Nous savons tous à peu près que nous ne ferons pas mieux que les générations qui nous ont précédés, même pas un plus bel enterrement : pourquoi et pour quoi donc se fatiguer ?
Personnellement, je ne crois pas aux « vertus » de l’individualisme. « Chacun pour soi et dieu pour tous », ça veut bien dire ce que ça veut dire : chacun tout seul dans son coin et la mort au bout pour tous. Ça n’inspire que ceux qui ont une haute opinion d’eux-mêmes. Et qui ont toujours été très rares, quoi qu’on en dise.

Répondre
AlainD 1 novembre 2023 - 7:05

« Si nous pensons que nous ne sommes pas malades, c’est parce que nous ne savons pas que nous le sommes ». J’ai cru lire le docteur Knock ! Cela dit, malgré les annonces, je ne crois pas que l’Etat encourage beaucoup les gens à travailler… Il y a probablement trop d’aides, et de maternage qui empêchent les Français de se prendre en mains sérieusement. Il y a par ailleurs trop d’impôts, de taxes, d’usines à gaz inventés par des fonctionnaires laborieux qui dans les ministères ne doivent guère connaître les heures supplémentaires. Ces gens veulent absolument nous dire, nous imposer ce qui est bon pour nous !
L’apprentissage a longtemps été le parent pauvre de l’éducation comme si c’était dégradant d’apprendre un métier, certes il existe chez certains formateurs des gens qui n’ont aucune pédagogie et chez certains maîtres d’apprentissage une propension à ne donner aux apprentis que les tâches les plus rebutantes. J’en parle en connaissance de cause.
Il faut aussi reconnaître que notre industrie a été laminée par les dirigeants successifs, par exemple Alsthom, Usinor, Snecma… L’abandon plus ou moins appuyé de l’énergie nucléaire faisant qu’aujourd’hui nous n’avons plus de spécialistes pour construire de nouvelles centrales…
Le travail !! Depuis 1981 où les syndicats ont été vivement encouragés par une gauche dirigeante, le but avoué et poursuivi a été d’obtenir plus de vacances et moins d’heures de travail. Je ne boude pas la société de loisirs mais je n’apprécie pas le désoeuvrement et le laissez-aller.
J’ai le souvenir sans nostalgie des années 60 où j’allais travailler du lundi matin au samedi à midi pour 48 heures hebdomadaires et avec mes collègues nous trouvions cela normal. Nos bulletins de paie ne comportaient pas encore autant de rubriques !
Il y a un énorme problème latent qui est celui de l’éducation, des professeurs sont contestés dans leurs classes, des élèves arrivant en secondaire sont nuls en orthographe, sont incapables de faire une simple opération arithmétique…Cela ne laisse augurer rien de bon pour les années qui viennent.

Répondre
mamou 5 novembre 2023 - 7:37

Comment ne pas être découragé, lorsqu’il y a encore des personnes qui aiment leurs travails et le font consciencieusement et qu’ils se retrouvent dans une entreprise où on leurs fait comprendre qu’il travaille trop et qu’en plus lorsqu’il y a une promotion ce n’est pas celui qui se donne à fond dans son travail qui est récompensé ! pour tout on marche sur la tête, pour le travail, la justice, l’éducation etc. il faudrait tout reprendre mais hélas à notre niveau plus rien n est possible.

Répondre