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Une (autre) honte française : plusieurs anciens présidents de la République mis en examen et condamnés

lundi 1er mars 2021, par Nicolas Lecaussin

La France est-elle devenue un pays du tiers-monde ? Certes, Nicolas Sarkozy reste présumé innocent tant que sa condamnation n’est pas définitive et le comportement de certains magistrats dans cette affaire ne paraît pas avoir été toujours exemplaire. Mais en l’état, la condamnation à trois ans de prison dont un ferme de l’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, se rajoute à la très longue liste de mises en cause par la justice de responsables politiques français. Tous n’étaient pas coupables mais très nombreux ont été condamnés. Abus de biens sociaux, détournements de fonds, enrichissements personnels, emplois fictifs, ou délits d’initiés sont les formes de corruption les plus répandues. Même si les élus bénéficient de relations, sont protégés par l’immunité parlementaire et peuvent se cacher derrière l’opacité des fonds publics, la liste des affaires est longue.

La France est un pays où l’on a vu mis en examen, voire condamnés, un président du Conseil constitutionnel, un président de l’Assemblée nationale, plusieurs gardes des Sceaux, un gouverneur de la Banque de France, les trois derniers présidents de la République ainsi que plusieurs anciens Premiers ministres, des ministres ou anciens ministres du budget de la défense…. Cela ressemble plus à une République bananière qu’à un pays riche et démocratique. Malheureusement, ces histoires de corruption étatique n’ont cessé de s’empiler sur les bureaux des juges depuis plus d’un demi-siècle, marqué par l’étatisation massive de la France.

Voici un rappel sélectif de plusieurs « affaires » célèbres impliquant les plus hautes personnalités de l’Etat : L’affaire Urba et le financement du Parti socialiste ; L’affaire Pechiney-Triangle (un scandale politico-financier de la fin des années 1980. Neuf acteurs sont inculpés, parmi lesquels : un ancien directeur de cabinet du ministre des Finances, un proche du président Mitterrand, un financier du Parti socialiste) ; L’affaire ELF (une vaste et longue affaire politico-financière qui a éclaté en 1994. Cette affaire est l’exemple parfait de la corruption d’Etat dans laquelle sont impliqués des ministres, des hauts fonctionnaires, l’Elysée et sa « cellule » Afrique, des dirigeants d’entreprises d’Etat) ; L’affaire de la vente de six frégates à Taïwan en 1991 (liée à l’affaire ELF, celle-ci révèle l’implication de l’Elysée dans le versement des commissions occultes) ; L’affaire Méry ou celle des HLM (logements sociaux) du milieu des années 1980 impliquant un futur président de la République et mettant en cause tout un système de financement des partis politiques grâce à l’attribution des marchés publics. A noter que, même si c’est la personne Jacques Chirac qui a été le plus citée dans cette affaire, tous les partis politiques à l’exception du FN se sont servis ; L’Affaire des ventes d’armes en Angola en 1992-1993 ou affaire Falcone (une affaire judiciaire dans laquelle sont impliquées plusieurs personnalités politiques françaises de premier plan parmi lesquelles un ancien ministre de l’Intérieur, un fils de président de la république, deux milliardaires, un ancien préfet, un général, un magistrat et ancien député)… Les exemples peuvent continuer…

On doit aussi rappeler que l’IREF vient de déposer une requête auprès du Conseil d’Etat contre les privilèges…anticonstitutionnels des éminents membres du Conseil constitutionnel.

La condamnation de Nicolas Sarkozy ne doit donc pas nous étonner. Ça devient une tradition pour les plus hautes sphères de l’Etat. L’IREF a aussi mis en cause les déclarations de revenus et de patrimoine de l’actuel président, Emmanuel Macron. Une plainte pénale sera déposée à ce titre contre lui, à la fin de son mandat. La liste des anciens présidents de la France condamnés par la justice risque de s’allonger encore…

https://fr.irefeurope.org/Publications/Articles/article/Une-autre-honte-francaise-plusieurs-anciens-presidents-de-la-Republique-mis-en-examen-et-condamnes

Messages

  • Déjà dit, écrit et mille fois censuré, la France est une honte, tous les escrocs et voyous à col blanc se sont mis en politique seul métier, parce que devenu un métier en France dans lequel l’argent (public) coule à flots sans contrôle et sans compte à rendre et quand il n’y en a plus on augmente les prélèvements, et en fin de carrière parfois au bout de 5 années seulement une rente à vie digne des Rois de France le tout dans l’indifférence la plus totale. Mais à bien regarder l’histoire du pays il en a souvent été ainsi et las GAFA n’y changeront rien au contraire certains privés de haut niveau font la même chose bien que ceux-là et uniquement les privés sont montrés du doigt alors que l’exemple vient toujours du public.

  • Si l’enrichissement personnel est sans discussion condamnable, les montages réalisés pour financer des partis ou des campagnes électorales sont d’une autre nature. Surtout avant que ne soient prévues des règles de financements hélas pas toujours assez généreuses pour être efficaces.
    Quant à Nicolas Sarkozy, il est la victime de juges voulant sa tête par tous les moyens comme on vient de le constater, en toute impunité pour lesdits juges et leur complice Plenen, receleur d’informations protégées par le secret de l’instruction.

  • Vlà que le traître de 2005 se retrouve condamné, pas grave ! Il n’a aucune chance d’être réélu vu sa traîtrise !
    La politico-mafia derrière les barreaux !

  • Ce qui m’écoeure le plus est qu’on donne leur nom à des lieux publics ou des institutions. Mitterrand était un escroc et pourtant la BNF porte son nom sans oublier toutes les rues et avenues. En ce moment c’est le musée d’Orsay qui devrait bientôt porter le nom de VGE...

  • Nous ne voyons que ce qui est révélé.
    Il y a aussi Hollande qui devait déclarer son ISF avec sa concubine : pas de suite.
    Macron avec son million qui disparaît, les fonds de sa campagne.
    Le plus grave c’est que tous savent que le système ne fonctionne pas bien mais ne font rien pour le réformer sauf pour le particulier qui doit émettre des dizaines de documents avant de pouvoir faire une transaction qui dépasse un montant minime (vraiment minime pour nous interdire de payer en liquide la révision de sa voiture).
    L’Europe autorisant le lobbying entérine dans ses institutions la corruption.

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