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Mais qui veut de l’impôt mondial de Biden ?

lundi 24 mai 2021, par Nicolas Lecaussin

Dès la prise de ses fonctions en janvier, le président Joe Biden a réaffirmé son intention d’augmenter les impôts, en particulier ceux sur les « riches » et les entreprises. Par pure idéologie car la réforme fiscale de 2017 avait pourtant donné à l’économie américaine d’avant la Covid un dynamisme sans équivalent depuis 40 ans, avec une forte baisse du chômage et de la pauvreté et une excellente vitalité entrepreneuriale. Les démocrates américains ont trouvé le prétexte parfait avec la Covid pour distribuer environ 6 000 milliards de dollars.

Mais pourquoi s’arrêter là ? Biden veut faire le contraire de Trump qui avait baissé l’IS (impôt sur les sociétés) de 35 % à 21 % en le remontant à 28 % (taux effectif). Comme sa proposition doit être approuvée par le Sénat, ce qui n’est pas évident, il a trouvé une astuce : proposer un IS minimum mondial. La semaine passée, ce taux mondial était de 21 % mais seulement la France s’était enthousiasmée à cette idée. Ce qui a poussé l’administration Biden à revoir sa position. Un taux minimum à 15 % pourrait être plus facilement accepté. Ce n’est pas évident. D’abord, même la proposition de l’OCDE - un IS mondial à 12 ou 13 % - est en dessous de la proposition américaine. Ensuite, de nombreux pays y sont opposés à commencer par l’Irlande dont le taux d’IS est à 12.5 % ou bien la Hongrie (9 %). De même, le Royaume-Uni n’est pas vraiment emballé par l’idée d’un impôt minimum mondial, comme d’ailleurs la plupart des pays de l’Est de l’Europe dont le taux est souvent plus proche de de 10 %. Il reste l’Allemagne qui semble maintenant disposée à accepter ce taux à 15 %.

Rappelons que ce serait un taux minimal, donc chaque pays pourrait taxer ses entreprises beaucoup plus. Normalement, l’IS en France devrait être à 25 % en 2022, 10 points de plus. il est possible que la surenchère de Biden pousse le gouvernement français à revoir ce taux d’imposition. Bruno Le Maire est un grand partisan de l’imposition mondiale, en particulier des GAFA, et la hausse de l’IS aux Etats-Unis pourrait lui donner quelques idées.

Enfin, la politique fiscale des démocrates américains qui veulent punir les entreprises ne devrait pas impacter les autres pays. La concurrence fiscale est la plus saine et imposer à tout le monde même un taux très bas ne ferait qu’affecter les salariés et les consommateurs. Ce serait une stupidité de plus de la part de Biden.

https://fr.irefeurope.org/Publications/Articles/article/Les-prisonniers-doivent-ils-payer-leurs-frais-de-detention-6694

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