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Baisse des émissions carbone : rien de plus efficace que l’énergie nucléaire

Comme nous l’avons déjà écrit, la France est un des pays qui produit le moins de CO². Ce gaz est devenu l’ennemi public numéro un comme on a pu l’entendre encore à l’occasion du dernier sommet climatique tenu à Paris en décembre dernier, le «  one planet summit  ».

Cette moindre production est directement due à la production nucléaire. Tout au long du développement de la puissance nucléaire installée, on peut voir en effet une décrue des émissions de CO2 venant de France.

Puissance électrique installée nucléaire, éolien et PV contre émission de CO2

Source : RTE, IAEA, Global Carbon Atlas, Wikipédia, EDF, SOeS

De 1979 à 1988, la puissance nucléaire installée est multipliée par 16, de 2 519 MW à 40 335 MW tandis que les émissions de CO2 diminue de 30%. La stabilisation de la puissance nucléaire correspond alors à la stagnation des productions de CO2, qui ne sont plus que très peu issues de la production électrique.
Une deuxième baisse peut être observée en même temps que le développement des énergies éoliennes et photovoltaïques (PV). Cependant, de 2005 à 2016, il aura fallu multiplier la puissance installée par 25 pour obtenir une baisse de 19%.

Une production éolienne de moins en moins efficace

Qui plus est, la production d’électricité par les parcs éoliens semble de moins en moins efficace si l’on en croit les chiffres de RTE. En effet, la variation de la puissance installée ne se reflète pas dans la variation de la production. Elle est même négative en 2016  : malgré 1358 MW installés en plus, la production a diminué de 0,4 TWh.

Cela peut s’expliquer par l’utilisation en premier des sites les plus favorables. Ainsi les améliorations techniques apportées aux éoliennes ne compenseraient pas des conditions de vent moins efficace. Quoiqu’il en soit, l’efficacité diminue, chaque MW installé devient ainsi moins productif. L’électricité se renchérit donc.

Efficacité relative

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Messages (1)

L'arnaque au CO²

le 4 janvier, 11:54 par Dissident

Ok pour l'énergie nucléaire qui a sans doute les qualités que vous énumérez.
Je ne suis pas d'accord sur l'acceptation du CO² comme problème de fond à nos usages énergétiques.
a ce jour, il n'existe pas le plus petit début de commencement de preuve du caractère entropique des variations climatiques, encore moins de l'implication du CO².
Par contre, vous qui êtes des spécialistes des flux de l'argent, vous devriez vous pencher sur l'immense arnaque mondiale que représente la taxe carbone !
Bien cordialement.

9 janvier, 14:44 - Jean-Baptiste Boone

En effet, j'ai lu beaucoup de choses très contradictoires au sujet du CO2. Je fais juste remarquer qu'il est devenu "ennemi public" et montre ensuite une contradiction qui existe entre cette crainte et la volonté de réduire la part nucléaire dans notre "mix" électrique, sans parler de l'aberration financière.
Concernant la taxe carbone ou son marché carbone, en effet, c'est un sujet à creuser, merci.

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