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Thierry Breton a-t-il mené Atos à la faillite ?

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Atos a été un des champions mondiaux de la gestion informatique et des services numériques. Mais ce géant est sur le point de mourir pour ne pas avoir compris assez tôt l’évolution du métier. Dans une récente enquête, le journal Le Monde (du 6 février 2024) souligne la responsabilité de Thierry Breton dans cette débâcle. Arrivé à la tête de l’entreprise en 2008, il l’a développée dans l’infogérance (gestion de l’informatique des clients) en acquérant à tour de bras des concurrents comme Siemens IT Solutions and Services. Mais il n’a pas vu que la gestion des centres de données des clients allait être révolutionnée par le cloud computing, ni que la concurrence mondiale exigeait la localisation d’une partie des équipes dans des pays à plus bas coût (outsourcing). Il a quitté l’entreprise en 2019 pour devenir Commissaire européen en la laissant démunie face à son avenir.

Depuis, il multiplie avec autorité des projets de directives européenne pour imposer aux entreprises le contrôle de leurs données, les taxer, leur interdire certains modes d’exercice, gérer leur concurrence… Il vise les GAFAM bien sûr, mais plus généralement toutes les entreprises auxquelles il entend donner des leçons de gestion.

Mais comment faire confiance à celui qui a bâti sa carrière en grande partie dans des entreprises publiques sauf chez Atos qui va au tapis ?

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6 commentaires

Andy Vaujambon 8 février 2024 - 12:34

Bull, Thomson, Atos… là où Breton passe l’entreprise trépasse !

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philippe 9 février 2024 - 1:49

joli résumé de carrière !! ce qui est trés étonnant c’est qu’il est arrivé en france auréolé d’une carrière de startuper et romancier d’anticipation à succés pour ensuite devenir redresseur d’entreprises (ou fossoyeur dans la durée?). Mais le plus hallucinant reste sa volonté de mettre des bâtons dans les roues à toutes les entreprises du secteur où il a réalisé sa carrière. cela confirme comme l’avait bien cerné bastiat que non seulement l’action etatique est inutile mais également nuisible.

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Dosogne 11 février 2024 - 11:39

Vous oubliez son exploit de mise au tapis de Thompson Multimédia ( maintenant Technicolor)

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breizh 11 février 2024 - 1:05

lu ailleurs en commentaire de blog :
« Il a créé une illusion de croissance et de prospérité grâce à la dette, afin d’en tirer les bénéfices politiques à court terme, et il a laissé à son successeur le soin de se dépêtrer avec une dette trop importante, à lui la faute si la boîte fait faillite.

Stratégie délétère dont le principal intérêt est qu’elle laisse beaucoup de temps libre pour faire autre chose que diriger réellement l’entreprise dont on est à la tête (cirer les bons souliers, par exemple, afin d’obtenir un autre poste juteux lorsque ça commencera à sentir le brûlé). »

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Henri 12 février 2024 - 7:37

Il a sévi à France Télécom deux ans, et c’est lui qui a élaboré le plan « Next », repris par son successeur Didier Lombard avec le brillant résultat que l’on sait : une trentaine de suicides et des milliers de dépressions nerveuses. Facétieux, les agents de France Télécom l’avaient surnommé avec mépris «  Thierry la Moumoute ».

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mandat 18 février 2024 - 2:03

Je suis passé hier devant Seipel Angers ancien Thomson consumer électronics : c’était le géant français de l’électronique grand public ! Les écrans géants Thomson super planard
Il ne reste qu’un gigantesque immeuble en friches dégradé et gagné par les ronces ! Un super placard dont Thierry Breton avait été le gestionnaire!!!

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