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Quand Dimitri Medvedev, le fidèle de Poutine, veut la fin de l’Ukraine et la « construction » de l’Eurasie

par Nicolas Lecaussin

Les destructions et les massacres continuent en Ukraine et pourtant, l’aide militaire, si nécessaire pour combattre l’occupant russe, n’augmente pas suffisamment. Il y aurait plein de raisons de soutenir militairement l’Ukraine, même pour les leaders politiques qui préfèrent rester neutres. L’une d’entre elles vient d’être donnée par Dmitri Medvedev, vice-président du Conseil de sécurité de Russie, président du parti Russie unie (le parti de Poutine) et, surtout, allié fidèle de Poutine. Dans un texte publié sur le réseau Telegram, Medvedev nie d’abord les exactions russes commises à Marioupol et à Boutcha. Ensuite, il expose clairement les objectifs de la Russie concernant l’Ukraine : « L’ukrainisme profond, alimenté par le venin antirusse et le mensonge total sur une pseudo-identité, est un immense fake. Ce phénomène n’a jamais existé dans l’histoire. Il n’existe pas non plus aujourd’hui. » La nation ukrainienne n’existerait pas et ce pays, selon Medvedev, serait habité par un peuple de nazis : « La particularité de l’Ukraine nazifiée moderne est sa nature amorphe et ambivalente, qui permet au nazisme de se dissimuler sous une aspiration à l’“indépendance” et à une voie de “développement” (en réalité, de dégradation) “européenne” ».

Après avoir « nettoyé » l’Ukraine, il ne faut pas s’arrêter là : « L’objectif est la paix des générations futures d’Ukrainiens eux-mêmes et la possibilité de construire enfin une Eurasie ouverte – de Lisbonne à Vladivostok ». Comme le souligne parfaitement l’historienne Françoise Thom, « Tel est le sens de la dénazification planifiée par Poutine, au terme de laquelle l’Ukraine devra perdre jusqu’à son nom et jusqu’à son histoire. L’effacement de tout un peuple, telle est l’abomination à laquelle nous devrons assister, consumés de honte, si nous ne volons pas au secours des Ukrainiens dès aujourd’hui. Et n’oublions pas que c’est aussi notre destin d’Européens qui est en jeu. » En effet !

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2 commentaires

en fait 13 avril 2022 - 9:18

OUI, c’est très certainement le sujet le plus important. Il faut bien se mettre en tête que le Kremlin est au Centre de Moscou, que le développement initial, fondamental et durable de la ville doit quasi « tout » au grand-Duc de Kiev et ce dès le 12 ° siècle.
Que « l’incident de Nomonhan  » ( plusieurs milliers de morts tout de même) en Mongolie du 11 mai au 16 09 1939, mis en avant Joukov et surtout incita le Japon à attaquer vers le Pacifique et l’Asie du sud-est. La bombe atomique mis fin  » provisoirement » ? à l’expansion soviétique à l’Est.
Pour le père des peuples le génial Staline, il fallait déjà commencer par joindre non stop Brest-Litovsk à Brest
De nos jours certains sont beaucoup plus ambitieux de Vladivostok à Lisbonne ou moins  » roublards » ?.
Ce pays semble avoir toujours sa logique  » paysanne » : toujours plus d’espace « vital » ou pas ?.
Donc tout va très bien.

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Rémi 13 avril 2022 - 9:30

Bel exposé qui fait frémir, lorsque l’on constate les dispositions et réactions de notre Europe , ventre mou….Terrible situation dont je ne vois pas l’aboutissement….!

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