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Netflix obligé de licencier à cause de mauvais résultats

par Adélaïde Motte

La roche Tarpéienne n’est pas loin du Capitole. Après avoir tenu la dragée haute aux plateformes de vidéos à la demande pendant des années, Netflix doit licencier 150 employés, c’est-à-dire 2% de son personnel. En cause de mauvais résultats au premier trimestre, où, pour la première fois depuis sa naissance, Netflix a perdu des abonnés. L’action est en chute libre depuis janvier 2022 et vaut aujourd’hui 190 $, soit autant qu’en 2017, contre près de 700 $ à son apogée, en novembre 2021.

Depuis quelques mois, Netflix accumule les mauvaises nouvelles : les investisseurs, habitués à la croissance fulgurante de l’entreprise et encouragés par la hausse d’activité due aux confinements, attendaient des dizaines de millions d’abonnés en plus chaque année. Or, début 2022, Netflix annonçait 300 000 nouveaux abonnés au lieu des 2,5 millions attendus. En une journée, l’action a plongé de 20%. Puis, la suspension de ses services en Russie lui a fait perdre 700 000 clients, d’où une perte d’abonnés pour la première fois en dix ans. Avec 200 000 abonnés perdus sur 220 millions, l’action a chuté de 35% en avril et n’est pas près de se redresser avec la perspective de la perte de deux millions d’abonnés supplémentaires au deuxième trimestre. Aujourd’hui, cent milliards de capitalisation boursière ont disparu, et la hausse généralisée des prix risque de ne pas arranger la situation. Les courtiers en bourse comme Wells Fargo ou UBS deviennent de plus en plus réticents à recommander cette action.

Pour revenir dans la course, les équipes de Netflix comptent mettre fin à la possibilité de partager les mots de passe, mais aussi proposer un abonnement moins cher comprenant des publicités. Un choix risqué, car certains abonnés mécontents pourraient se tourner vers des plateformes similaires comme Amazon Prime ou Disney+, voire le streaming illégal. Les mauvaises langues et les partisans d’Elon Musk diront que Netflix devrait aussi repenser l’orientation de ses séries, accusées d’être trop progressistes. Une question que le service marketing sera peut-être amené à trancher.

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3 commentaires

Laurent46 19 mai 2022 - 6:43

Pourquoi ? Il n’y a pas de nouveautés sans gay, lesbiennes qui se relèchent ou des gens de couleur qui joue mal
faites des séries correctes et tout ira bien.

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Obeguyx 19 mai 2022 - 12:01

Pas fâché si ce business débile disparaît. Je ne pleurerai pas, c’est sûr (comme disent les Suisses).

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JR 19 mai 2022 - 12:05

Bonjour, une bulle, un jour ou l’autre, ça éclate, c’est normal et juste. Je n’imaginais même pas que le nombre d’abonné soit aussi important. Entre manger et le coût des énergies, à cause de l’inaction énergétique de ce gouvernement et de celui d’avant, et regarder des film à la con, le choix est vite fait. A moins qu’une aide spéciale ou un chèque cadeau gouvernemental Netflix vienne renflouer les caisses… Comme quoi le macrono-islamo-gaucho-cancelo-wokisme ne mène pas toujours au succès. Les salariés licenciés pourront se reconvertir dans l’industrie thermonucléaire ou pétrolière. Merci. Bien à vous

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