Le premier ministre a demandé à la cour des comptes un « rapport flash » sur la vérité des comptes des retraites qui lui a été remis le 20 février. Il rappelle que la France consacre près de 14 % de son produit intérieur brut aux dépenses de retraites (388,4 Md€), quatre points de PIB de plus que l’Allemagne, et que les ressources allouées au paiement des retraites se composent aux deux tiers de cotisations sociales, complétées par la contribution sociale généralisée (CSG) et par des impôts et taxes dont la proportion a augmenté durant les dernières décennies. Il reconnaît que l’Etat participe à l’équilibre financier de 17 régimes spéciaux pour un peu moins de 8 Md€ et au financement du régime de ses fonctionnaires civils et militaires à concurrence de 45 Md€ en 2023. Il admet que l’État cotise au régime de retraite de ses fonctionnaires avec des taux bien plus élevés que les entreprises privées au régime général, mais pour des raisons improbables, la Cour considère que la comparaison des taux pour calculer une éventuelle surcotisation de l’État n’est pas possible. Pire, elle soutient que la question de la comptabilisation de cette contribution publique est sans effet sur la charge qui pèse sur les finances publiques dans leur ensemble. Comme si ces 45 Md€ dont environ 35 Md€ de surcotisation étaient financés par une opération du Saint Esprit. Passez, il n’y a rien à voir !
Pourtant, la Cour observe que le déficit devrait se dégrader continûment et atteindre près de 15 Md€ hors inflation en 2035, puis autour de 30 Md€ en 2045. Pour autant elle n’envisage que des aménagements paramétriques sur l’âge d’ouverture des droits, la durée d’assurance requise, le taux de cotisation ou l’indexation des pensions. Des mesures qui ne feraient que retarder la faillite du système. Elle n’évoque pas la capitalisation.
La Cour des comptes démontre ainsi son conformisme politique et plus encore son esprit de caste : les fonctionnaires de la Cour protègent les pensions précoces et importantes de la fonction publique. C’est un mauvais départ pour que soit envisagé un accord entre syndicats salariaux et patronaux auxquels M. Bayrou a donné trois mois pour proposer une énième réforme de la réforme des retraites sans dégradation des comptes.
En fait l’objectif ne devrait pas être de ne pas dégrader les comptes, mais de les remettre à l’équilibre. Or ça n’est possible qu’à long terme et en introduisant largement de la capitalisation dans le système.
21 commentaires
un “” rapport flash “” sur un rapport récent ;
et demain, quoi de plus ?
Combien nous coute les retraites versées à l’étranger pour des gens qui sont plus que centenaires et décédés depuis longtemps ???????? Les femmes ne font plus d’enfants POUR SE FAIRE POIGNARDER PAR LES VOYOUS QUI SONT ACCUEILLIS CHEZ NOUS ,,,,
“Il rappelle que la France consacre près de 14 % de son produit intérieur brut aux dépenses de retraites (388,4 Md€),”
Otez moi d’un doute: si notre système de retraite par répartition avait depuis longtemps entamé sa migration vers la capitalisation, en orientant les cotisations retraites vers un dispositif d’épargne spécifique, les pensions de retraite ne seraient plus une CHARGE pour l’Etat, mais l’épargne constituée ( et renouvelée en continu) aurait servi à financer nombre de projets industriels productifs de richesses et donc favorables à l’équilibre de nos finances publiques et très bénéfiques aux retraités d’aujourd’hui ( dont pour certains, le montant de la pension est famélique, voire indécent de médiocrité!p)
…et surtout la capitalisation ne ferait pas financer la retraite par nos enfants, y compris celle de ceux qui n’en n’ont pas élevé et qui ruinent le système!
J’approuve et ajoute que nos salariés œuvrent pour payer des dividendes qui financent les fonds de pension américains qui ont investit dans nos entreprises, pour payer… leurs retraites!
Donc grâce à la répartition, le salarié français a la double peine: travailler pour payer la retraite de ses anciens et celle des américains… tout en abandonnant sa souveraineté industrielle. Tout cela a le relent nauséabond de la gauche imbécile.
14% c’est énorme. La faute en revient à quelques tricheurs parmi les récipiendaires mais surtout au refus des femmes Européennes de procréer, ce qui ethniquement est un suicide collectif. Ceci dit, c’était facile à anticiper et corriger.
Il est vrai que les hommes Européens sont très demandeurs de procréation.
Vous corrigez comment ? En interdisant aux femmes de sortir tant qu’elles n’auront pas enfanté 5 fois ?
Puisque c’était “facile à corriger”, expliquez-nous.
Pourquoi procréeraient elles, on leur vole la réversion! … sauf au femmes fonctionnaires bien sur.
Pour procréer, il faut être deux, si cela n’a pas changé 😉.
Et actuellement, il y a beaucoup d’hommes à se faire réaliser une vasectomie par peur des responsabilités pour certains, au vu d’un avenir incertain pour d’autres, mais aussi parce qu’ils restent d’éternels adolescents.
Attendre de la Cour des comptes des solutions novatrices tient de l’utopie. Des simples comptables sans imagination et bien trop payés.
Pourquoi ne pas dire clairement que la retraite du privé, correctement gérée, ne pose aucun problème de gestion, et que tous les problèmes sont ceux de la retraite du public ? Les fonctionnaires prennent leur retraite beaucoup plus tôt, avec des conditions éhontées, le tout n’étant absolument pas géré. C’est LE problème, la question de la répartition/capitalisation est une autre question. Pour rappel, la capitalisation pour la retraite est un risque important : en cas de crash, les retraités n’ont tout simplement plus rien.
“Pour rappel, la capitalisation pour la retraite est un risque important : en cas de crash, les retraités n’ont tout simplement plus rien.”
Certes, mais il faut aussi préciser que sauf en cas de catastrophe mondiale ( glaciation fulgurante, chute de météorite ou invasion d’extraterrestres, etc….) un crash est toujours causé par des actions humaines, et donc par un processus qui peut être évité si tout le monde joue le jeu correctement, respecte les règles, et que le système est géré par des personnes responsables ayant le pouvoir et la volonté de sanctionner les fraudeurs!
Evidemment nous sommes loin de cet idéal, mais bien par la faute de ceux qui prétendent diriger les peuples et qui le font si mal!
Certes mais la confiance aveugle en l’Etat pour le maintien des pensions est bien davantage risquée. Demandez aux Grecs ce qu’ils pensent de la réduction drastique des pensions suite à la défaillance de l’Etat.
La cour des comptes dont le président, nommé par le président de la République, a repoussé la publication d’un rapport qui aurait bien “embêté” le petit président Macron (rapport immigration lors du vote de la loi immigration).
Je ne vois pas là de contre-pouvoir, comme pour le conseil constitutionnel et le conseil d’état.
Et bien sûr l’arcom, mais “rien de politique”, bien sûr, bien sûr.
Tous ces gens sont petits, toutes ces institutions sont devenues petites, alors plus de majuscules pour ma part.
« Les retraites représentent en France 14 % du PIB contre 11 % en Allemagne ». Mais si nous avions un PIB par habitant équivalent à celui de l’Allemagne, le ratio Français serait proche du ratio Allemand. Donc, notre problème de base n’est pas le niveau des retraites mais l’insuffisance de notre PIB pour supporter les politiques sociales que nous menons……
Un ancien grand patron m’a dit récemment : « vous pensez que la répartition bute sur ses limites, vous ne pensez pas que la capitalisation soit une solution, alors que proposez-vous ? ». Une chose logiquement très simple : travailler davantage. Il y a quelques années c’était inaudible mais maintenant je constate une convergence des idées dans ce domaine ». Peu importent les tuyaux financiers, ils ne se rempliront que par l’offre de biens et services.
C’est exactement comme si on nous rendait responsable de l’incurie de l’Etat et ce sera ainsi tant qu’il refusera de reconnaître le caractère profondément inégalitaire du régime de retraite des fonctionnaires.
L’état cotise pour masquer l’insuffisance de cotisation des fonctionnaires et le mode de calcul de leur salaire à vie. Dommage qu’il y aait autant de bêtise si haut.
En 1991 le Général commandant L’ALAT nous a déclaré que l’avenir de nos pensions n’étais pas assuré et il nous encourageait fortement à nous préparer notre avenir, 30 ans plus tard je peux constater qu’il avait raison et je suis content d’avoir suivi ses conseils.
Pour les retraites, EGALITE. Les fonctionnaires sont ILLEGALEMENT favorisés et il y en a beaucoup trop d’inutiles.
Pour les retraites, EGALITE. Les fonctionnaires sont ILLEGALEMENT favorisés et il y en a beaucoup trop d’inutiles. Ce n’est pas un doublon.
Pour les retraites, EGALITE. Les fonctionnaires sont ILLEGALEMENT favorisés et il y en a beaucoup trop d’inutiles. Ce n’est pas un doublon. Vous êtes ridicules avec vos doublons qui n’existent pas.