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Le Parti communiste chinois poursuit sa politique de réécriture de l’histoire nationale

par François Turenne

A Hong Kong, depuis 2020, la vie a changé. Les personnes en âge de se souvenir de la période britannique et de la démocratie ne doivent plus reconnaître leur ville. L’empereur rouge Xi Jinping, las de l’existence d’une enclave démocratique et libre dans son pays, a décidé d’une reprise en main brutale du territoire. Les services secrets chinois ont fait fermer tous les journaux libres, les militants pro-démocratie ont été mis sous scellés ou sont en exil quant aux élections législatives, elles ne sont plus qu’un simulacre de démocratie. Par ailleurs, la ville qui échappait jusqu’à présent à la censure du web, est désormais logée à la même enseigne que la Chine continentale. Sans VPN, il est pratiquement impossible d’accéder à une information non-censurée.

Mais le Gouvernement chinois veut s’assurer de la soumission des futures générations de hongkongais au parti. Les livres scolaires ont été réécrits selon les principes du Parti. Seule ville de Chine à commémorer les morts de la place Tian’anmen jusqu’à 2020, la loi sécurité intérieur le catégorise comme un acte de sédition, passible de prison. Pire, le 23 décembre, les agents de l’Université de Hong Kong ont déboulonné une œuvre d’art faite en hommage aux étudiants morts en 1989 sur la place Tian’anmen. Le Pilier de la honte, une œuvre d’art de près de huit mètres de haut, témoignait de la terrible répression subie par les étudiants il y a plus de 20 ans. L’œuvre était l’unique et dernière trace mémorielle du crime du parti. Le déboulonnage a eu lieu dans la nuit sous haute protection policière pour éviter toutes réactions hostiles. L’effacement de l’histoire du pays se poursuit au même rythme que s’éteignent les derniers reliquats de libéralisme politique et économique de la ville.

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4 commentaires

Liberté 24 décembre 2021 - 5:22

Le Parti communiste chinois poursuit sa politique de réécriture de l’histoire nationale
Si j’étais maire je ferais ériger ce pilier de la honte au centre de la ville dont je serais l’élu.
Si j’étais président(e) de région je ferais ériger ce pilier de la honte devant l’hôtel de région
Si j’étais président d’université je ferais ériger ce pilier de la honte à l’entrée de l’université que je préside.
Si j’étais directeur d’un Sc Po je ferai ériger ce pilier de la honte en face de mon bureau.
Si j’étais proviseur de lycée je ferais ériger ce pilier de la honte à côté du monument aux morts.
Si j’étais ministre je ferais ériger ce pilier de la honte à l’entrée du ministère.
Si j’étais conservateur du musée du L’ouvre je ferais ériger ce pilier de la honte sous la pyramide de Leoh Ming Pei. 
Si j’étais Bâtonnier, président d’un ordre professionnel, d’une académie, directeur de la monnaie de Paris je ferais ériger ce pilier de la honte à l’entrée de l’ordre que je préside ou au centre de la cour d’honneur de mon administration.
Comme je ne suis qu’un simple humaniste j’attends l’œuvre de l’artiste qui reproduira ce pilier qui toujours renaîtra.

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Laurent 24 décembre 2021 - 7:51

Le Parti communiste chinois poursuit sa politique de réécriture de l’histoire nationale
Un peu comme la République Française .. Mais la Chine ne se dit-elle pas aussi comme étant une République ?

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JR 25 décembre 2021 - 12:14

Le Parti communiste chinois poursuit sa politique de réécriture de l’histoire nationale
Bonjour, ne nous moquons pas, ce ne sont pas les envies qui manquent à certains de le faire en France. Facebook, avec la modification récente de ses CGU (Conditions Générales d’Utilisation) n’a t-il pas aussi commencé.
Heureusement que le futur « Thuth social » qui devrait voir le jour en janvier permettra d’éviter la censure, notamment au sujet de la grande supercherie climatique (le casse du siècle), merci Donald.
Nous pourrions demander à Science Po Grenoble (mais pas que) de rédiger un rapport sur le sujet ! Joyeux Noël. Merci. Bien à vous.

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Geoffroy 28 décembre 2021 - 12:18

Le Parti communiste chinois poursuit sa politique de réécriture de l’histoire nationale
Dans une sorte de rage anti-occidentaliste, Xi Jinping tente de faire table rase de toutes les notions (liberté etc) chéries par l’Occident et sa volonté de ré-imposer une orthodoxie, d’abord sur le continent puis à Hong Kong est bien connue.
Mais que Mr Turenne parle des « personnes en âge de se souvenir de la période britannique et de la démocratie » m’ébahit ! Cette « période » était celle d’une colonie également administrée de main de fer : moi qui y ai séjourné à l’époque, je ne me souviens nullement d’une liberté d’expression accordée aux Chinois — mais il est vrai que, tant que c’était le fait des Britanniques, cela ne nous gênait nullement…

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