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Le Gouvernement annonce un plan de résilience pour faire face aux conséquences de la crise russo-ukrainienne

par Romain Delisle

Le Premier ministre, Jean Castex, a présenté mercredi 16 mars le plan de résilience construit en réponse à la crise internationale et énergétique qui agite l’Europe. L’exercice apparaît plus ardu que lors de la crise sanitaire, la démarche du « quoi qu’il en coûte » ne permettant pas de parer aux tensions inflationnistes qui agitent notre économie (de 3,7 à 4,4% pour cette année selon la Banque de France).

Face à l’envolée des prix des carburants, le Premier ministre a d’abord annoncé une remise de 15 centimes à la pompe (qui devrait coûter 3 Mds€) pour les automobilistes pendant quatre mois, le litre de gazole ayant atteint des sommets à 2,15 €. Trois dispositifs préexistants seront également renforcés :

  • les prêts garantis par l’Etat (PGE), dont le plafond d’emprunt sera porté de 25 à 35% du chiffre d’affaires et qui demeureront accessibles jusqu’au 30 juin ;
  • le dispositif de recours à l’activité partielle de longue durée (APLD), qui sera encore prolongé de 12 mois pour les entreprises affectées par la crise ;
  • le report de charges fiscales et sociales dont l’accès sera facilité pour les entreprises en difficulté.

A ces mesures d’ordre généraliste, s’ajoutent des dispositifs sectoriels. Trois milliards d’euros, qui prendront la forme d’une aide publique, de 25 M€ maximum, au profit des entreprises dites « electro-intensives et gazo-intensives », ainsi que 400 M€ destinés aux éleveurs, sérieusement malmenés par l’envolée des prix de l’alimentation animale. Il faut également encore ajouter une remise de 35 centimes d’euros par litre de gazole pour les pêcheurs, et des aides en direction des transporteurs routiers équivalant à 1 500 € par plein d’un camion.

Cette longue litanie d’aides sectorielles masque mal l’absence de volonté du Gouvernement de tailler dans le vif de la fiscalité des carburants qui matraque les secteurs de l’économie précités et qui fut la source première de la crise des gilets jaunes. Selon les calculs les plus récents, en fonction de l’évolution du prix à la pompe (la TICPE est fixe) la fiscalité représente la moitié du prix des carburants. Aussi, l’idée d’une diminution ou d’une suppression de la TVA sur les carburants, ou d’une TICPE flottante permettant de contenir les prix à la pompe, serait un geste fort en direction du pouvoir d’achat des Français.

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2 commentaires

Arlet 19 mars 2022 - 7:40

Peu de candidats à la présidentielle s’inquiètent des retraités .
Tout particulièrement Macron , qui a accordé  » royalement  » 1% d’augmentation pour répondre à l’inflation , qui selon la Banque de France , va atteindre 4 ,4% …..
Macron devrait faire un tour dans les grandes surfaces . Il s’apercevrait alors que les retraités ( 2 ou 1 personne ) ne peuvent jamais profiter des promotions , celles -ci concernant des grandes quantités, caissettes , fruits , légumes , par
2/3 kilos , alors qu’ils ne se conservent pas , même au réfrigérateur …..

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Obeguyx 20 mars 2022 - 6:15

Inflation annoncée à 4 % ? Nous n’avons pas les mêmes achats réguliers ni les mêmes calculettes. Je suis au jour le jour l’évolution des prix de ce que JE consomme et j’en suis à + 2,5 % d’inflation depuis le 01 janvier 2022, hors énergie. Alors Castex ton plan de résilience c’est du pipeau et tu peux te le mettre… etc…etc…

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