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Le CNR ou le détournement de la démocratie représentative.

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La conférence de presse d’Emmanuel Macron pour le lancement du Conseil national de la refondation (CNR) qui a eu lieu jeudi à Marcoussis dans l’Essonne nous en apprend un peu plus sur ce que va être cette « grande consultation nationale ». Pour l’Élysée, il s’agit de « revivifier » la démocratie française, « de transformer les politiques publiques » à partir des thèmes choisis par le gouvernement, explique l’équipe du président. Si la parole est supposée être libre, le thème, lui, ne l’est pas. Largement critiqué pour la verticalité du pouvoir lors de son premier mandat, le chef de l’Etat continue pourtant sur cette lancée en imposant les grandes thématiques du CNR. Sans doute le pouvoir n’est pas prêt à laisser se renouveler l’erreur du Grand Débat et de ses cahiers de doléances, enterrés en catimini.

Ainsi, les thèmes que le président estime avoir portés pendant sa « campagne » doivent permettre de réfléchir à de grandes réformes sur  le plein-emploi et l’industrialisation, l’école, la santé, le « bien-vieillir » et la transition écologique. Seront donc absents les sujets qui préoccupaient le plus les Français  en 2020 : l’insécurité et l’immigration… Oubliés également la dette, les impôts, le coût de la protection sociale…  Les oppositions sont nombreuses, et même jusque dans la majorité certains esprits sont dubitatifs.  « Bidule » pour Bruno Retailleau,  « saison 2 du blabla » pour Jean-Luc Mélenchon, substitution du Parlement d’après Gerard Larcher, ou encore ce « truc » selon un soutien de la majorité. Edouard Philippe, quant à lui,  était…  retenu ailleurs.

Dans ces conditions, il ne serait pas surprenant que la montagne accouche une nouvelle fois d’une souris. Tant mieux.

Emmanuel Macron espère probablement pouvoir ainsi contourner le Parlement dont il cherche à se passer depuis la perte de la majorité absolue aux législatives, sans pour autant passer par le 49-3, outil trop trop dangereux pour un parti sans majorité. La technocratie tente une fois prendre le pas sur les élus. Ce n’est pas pour autant que le citoyen en profitera.

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6 commentaires

Laurent46 9 septembre 2022 - 4:37

Comment voulez vous traiter les sujets listés dans un pays en pleine faillite qui ne doit pas porter ce nom et qui n’a de richesse que les loisirs et les vacances ? Seul sujet abordable et encore cela est fait d’office l’augmentation des taxes et des charges indirectes. Pour cela on peut compter sur l’Etat mais plus, bien plus encore sur les couches des collectivités locales. Ce ne sont pas les loisirs, RTT, et vacances dernières richesses d’une République fainéante qui vont remplir les caisses.

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Almaviva 9 septembre 2022 - 8:44

Ce CNR est totalement inutile et même dangereux puisqu’il, dès les départ, occulte des sujets importants que les français veulent voir évoquer et se résoudre. Quant à la situation financière de notre pays, nous ne pourrons pas la relever si, nous n’augmentons pas le temps de travail, si nous ne revenons pas sur les dépenses de l’assistanat, autrement dit, suppression de cet assistanat, pour des aides ciblées et fixées dans le temps. Ne pas oublier également de faire des économies de dépenses dans les différents ministères en supprimant le « tape à l’oeil » les voitures de fonction, et toutes ces choses qui rappellent la monarchie !!

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Astérix 9 septembre 2022 - 9:06

Encore un autre détournement au profit des fonctionnaires en retraite, alors que les retraités du privé sont, une fois de plus, défavorisés. Ce sont les français avec leurs impôts et taxes qui vont devoir payer cet avantage scandaleux lorsque l’on sait que les fonctionnaires ont un emploi à vie !

« La pension d’un retraité se compose en partie d’une pension servie par le régime de base (ex. pour les salariés, la Carsat) et d’une pension servie par le régime complémentaire (ex. pour les salariés l’Agirc – Arrco). Mais avec un poids très variable. Ainsi, la retraite de base représente environ 98% de la pension des fonctionnaires, 70% pour un salarié non-cadre et seulement 50% pour un salarié cadre, indique le cabinet Sapiendo. L’impact de la revalorisation promise se traduira donc en réalité par une augmentation de pension totale très variable selon le statut. »

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PhB 9 septembre 2022 - 10:26

Tout à fait d’accord avec Astérix
Je rajouterai qu’il ne faut pas oublier que la partie de la retraite issue de la CARSAT est plafonnée à 1 500€ brut,
ceci expliquant que les cadres ont une « bonne retraite » par le rajout important issu des complémentaires.
Ce n’est pas le cas des fonctionnaires. Mon épouse retraitée de l’Education Nationale ne touche que la part de base (sa complémentaire lui ayant été versée en une fois en 2016) et représente un peu plus de de 2 000€ net mensuels après prélèvement des impôts à la source au taux de 9,7%.
Moi-même cadre du privé avec carrière complète mi 2019, je touche globalement 2 300€ avec prélèvement à la source de 10,7%.
Je ne suis pas jaloux de la pension de mon épouse, mais scandalisé car elle n’a pas fait l’objet des grosses ponctions subie surtout par mon employeur.
Voici donc un exemple réel chiffré en date d’aujourd’hui.
Mesdames messieurs les Fonctionnaires, si vous voulez vous faire aimer des autres travailleurs, commencez par payer vos cotisations et là on va se rendre compte que vous coûtez bien plus cher à l’Etat!
PhB

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montesquieu 9 septembre 2022 - 4:10

Une consultation pour la gloire d’un président démonétisé contournant suivant son habitude les institutions que sa fonction l’oblige à défendre. En refusant d’obtempérer les « coupables » font honneur à leurs responsabilités et remettent à sa place « Dieu parmi nous » le bien prénommé!

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LYBD 10 septembre 2022 - 5:57

Le président est un habile communiquant, assez souvent pour dissimuler ses propres erreurs ou insuffisances . Certes il ne portera pas la responsabilité du Covid et de ses conséquences, ni celles de ses prédécesseurs mais il grand mal à tenir en équilibre entre son discours et ses résultats. Dans sa promesse de nouveau monde et avec son CV, les français pensaient pouvoir de mettre en marche. Il nous semble plutôt reculer et nous perdre. Il n’ a aucun attachement à rééquilibrer le secteur public qui coute honteusement tous les jours et le secteur privé qui rapporte tous les jours Même son nouveau ministre de l »éducation nationale confie ses enfants dans le secteur privé comme de très nombreux enseignants. Eh oui, nous sommes plus entretenus du chômage que du chômage et de nos droits que du travail et de nos devoirs. Douce France, pays de cocagne !!!!

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