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Le CESE veut subventionner davantage l’Outre-mer

par Romain Delisle

Les fonds alloués par l’Etat au titre du plan de relance spécifiquement destinés à l’Outre-mer atteignent 1,789 Mds€, mais en réalité, ce ne sont pas moins de 4 Mds€ que les pouvoirs publics, collectivités locales comprises, ont dépensés l’année dernière pour les départements et collectivités d’outre-mer. Un chiffre qui ne comprend pas les dépenses des différentes administrations de sécurité sociale, d’assurance et d’assistance.

Ce tonneau des danaïdes de l’argent public se répartit de la manière suivante entre les collectivités : 1,4 Mds€ pour la Réunion, 866 M€ pour la Martinique, 761 M€ pour la Guadeloupe, 602 M€ pour Mayotte, 260 M€ pour la Guyane, 54 M€ pour Wallis et Futuna, 29 M€ pour la Polynésie française, 26 M€ pour la Nouvelle-Calédonie, 43 M€ pour Saint-Barthélemy et Saint-Martin et 13,7 M€ pour Saint-Pierre-et-Miquelon.

Eu égard à cette situation, le Conseil économique, social et environnemental (CESE), par la voix de ses rapporteurs, a émis des propositions qui seront examinées par son assemblée plénière. Dans un esprit qu’on peut qualifier de ricardien, ils préconisent de mettre en œuvre une politique de spécialisation et d’excellence propre à chaque territoire ou encore de bâtir des tables d’équivalence des normes en outre-mer pour sortir du sac de nœuds juridique dont peuvent être victimes les régions ultramarines.

Le CESE recommande aussi de soutenir encore plus les services publics et d’engager de dispendieuses politiques de lutte contre la pauvreté qui ne risquent pas de sortir nos compatriotes ultramarins du cancer de l’assistanat. Les milliards déversés sur ces territoires depuis des années n’ont en rien servi à les développer économiquement, ni à réduire la pauvreté.

Perclus de règles diverses et variés et perfusés d’argent public comme un malade en phase terminale, les territoires ultramarins semblent bien être devenus plus un handicap qu’un atout pour notre pays. Ne serait-il pas temps de leur donner davantage d’autonomie comme le suggérait le ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu ? A condition que ce soit contre moins d’argent public.

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3 commentaires

JR 11 février 2022 - 9:15

Bonjour, une Macronnerie électoraliste de plus ! La facture va être lourde pour les administrés citoyens contribuables du futur président. Merci. Bien à vous

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Obeguyx 12 février 2022 - 9:46

A la pêche aux voix ils sont allés, maman, à la pêche aux voix ils sont parés avec ton argent, maman !!!

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Gramin 12 février 2022 - 10:09

les danseuses de la République

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