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La France prélève beaucoup plus d’impôts mais redistribue moins que les Etats-Unis et le Royaume-Uni 

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Presque tous les politiques et les médias le répètent à satiété : dans les pays anglo-américains règne la loi de la « jungle ultra-libérale » qui abandonne les pauvres à leur sort. Leurs gouvernements n’ont aucune pitié à l’égard des plus démunis et ce sont les plus riches qui sont systématiquement favorisés. C’est l’un des mythes les plus tenaces qui courent sur ce pays, il est inlassablement ressassé par les antilibéraux de tous horizons. Cependant, la réalité est autre. Une étude qui vient de paraître dans la revue American Economic Journal : Applied Economics (2022, 14(4) le démontre. Son titre – Pourquoi l’Europe est-elle plus égalitaire que les États-Unis ? – reprend un constat répandu mais que les auteurs éclairent d’une autre manière. En fait, les auteurs (Thomas Blanchet, Lucas Chancel et Amory Gethin), en comparant les inégalités de revenus entre 26 pays européens et les Etats-Unis, trouvent qu’elles sont moins importantes en Europe qu’aux Etats-Unis mais que l’explication ne vient pas de la fiscalité, ni du mécanisme redistributif. Pour eux, c’est la « prédistribution » ou les inégalités avant impôts et transferts sociaux qui expliquerait les écarts de revenus.

Leur conclusion la plus intéressante concerne la redistribution défendue par les étatistes qui justifient ainsi le niveau élevé d’imposition. Les prélèvements obligatoires en France représentent 45.2 % du PIB contre 33.4 % au Royaume-Uni et 26.5 % aux Etats-Unis. Une différence de 11.8 points avec les Anglais et de 18.7 points avec les Américains. Comme la France prélève beaucoup plus, elle devrait aussi redistribuer beaucoup plus. Or, ce n’est pas du tout le cas. Les 50 % les plus pauvres aux États-Unis reçoivent un transfert net de 6.3 % du revenu national contre 4.5 % en France. De même, au Royaume-Uni, le deuxième pays le plus redistributif après les Etats-Unis, ce transfert est de 5.2 % (voir le graphique joint).

Les Etats-Unis redistribuent donc une part du revenu national plus importante que tous les pays européens. Pourtant, comme le Royaume-Uni, ils prélèvent beaucoup moins d’impôts et de taxes. Alors, où va l’argent des contribuables français ? Les auteurs ne le disent pas mais tout le monde le sait. La France est aussi championne du monde des gaspillages publics…

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4 commentaires

Laurent46 17 février 2023 - 5:20

La République est un goinfre d’argent public, rien ne lui suffit il en faut toujours plus pour montrer sa grande prétention à la face du monde et pour financer les inutiles, les fainéants et tout ce qui peut y venir d’ailleurs pour y glander à vie au détriment et mieux que ceux qui triment toute la journée pour payer cette grosse incompétence et irresponsabilité voir cette grosse voyoucratie c’est peut-être le vrai terme qu’il faut employer.

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Oncpicsou 17 février 2023 - 7:27

Allez, n’ayez pas peur des mots: la fonction publique!

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Oncpicsou 17 février 2023 - 7:35

La nuisance est au carré : cet argent gaspillé ne va pas à la redistribution mais n’aide pas non plus à la création de richesses, ce n’est pas la balance des paiements qui dira le contraire !

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Essentielliste 17 février 2023 - 6:57

essentieliste

Oui le gaspillage public consistant à engager des dépenses tout azimut en plus de la redistribution massive par laxisme, incompétence, irresponsabilité et même prise d’intérêt.

En outre faut-t-il rappeler l’hypertrophie de la sphère publique, le « mamouth » dont les effectifs out cru de près de
45% au cours de vingt dernières années, notamment du fait de la « décentralisation » qui a conduit à un doublage des compétences, le fameux « mille feuilles »

Le pire est que le diagnostic n’a jamais été fait sérieusement et les rares fois ou cela a été fait les « hauts fonctionnaires » se sont empressé de mettre les recommandations à la poubelle de peur de voir leur fonction remise en cause.
Donc pas de vague et l’on continue à gérer l’administration française selon des process organisationnels
datant de la première guerre mondiale et qui n’existent plus dans le privé depuis plus de cinquante ans.

Le drame est que cette fonction publique a voulu faire bonne figure moderne en informatisant un certain nombre de transactions notamment celles en contact avec le public mais en ne changeant rien aux processus sous-jacents qui existent depuis des lustres ce qui conduit à un gaspillage gigantesque de moyens techniques pour finalement ne rien changer dans la logique transactionnelle.
Dans ces conditions, il est patent que ni les champs de compétences qui se superposent à l’envi ni la redéfinition des fonctions et encore moins les processus décisionnels n’ont été repensés, d’ou la persistance d’une organisation
ploutocratrique type Mamouth ingérable inefficace et plus que coûteuse.

Quand va-t-on remettre en ordre le mamouth qui coule la France. ?? avant que ce soit trop tard ??
Attention les « soins palliatifs « sont désormais proches.

Le drame

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