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La France est ingouvernable. Et si c’était une bonne nouvelle ?

par Nicolas Lecaussin

Des politiques et des analystes ne cessent de regretter la situation politique actuelle. Un président réélu n’arrive pas à obtenir la majorité à l’Assemblée, une situation qui, faute d’accords entre les partis, pourrait bloquer toute initiative législative. Et si c’était une bonne nouvelle ? Lors du premier quinquennat, Emmanuel Macron a bénéficié d’une vraie majorité. On ne peut pas dire qu’on ait été comblés par les lois adoptées ou par les réformes mises en place. Au contraire, l’étatisation rampante menée par la LREM a beaucoup nui à la France. En perdant la majorité absolue, cette étatisation et l’inflation des lois marquent un coup d’arrêt. Ce n’est pas une mauvaise nouvelle.

Des exemples à l’étranger montrent aussi qu’il ne faut pas s’affoler. La Belgique n’a pas eu de gouvernement pendant 21 mois entre 2018 et 2020. Cela n’a pas affecté son économie. En Allemagne, les coalitions qui se forment difficilement pour faire un gouvernement adoptent souvent des mesures bénéfiques pour l’économie. Les tractations à la Chambre et au Sénat américain lorsqu’il n’y a pas de vraie majorité débouchent,  parfois, sur des compromis politiques intéressants. Et si les blocages annoncés à l’Assemblée nationale étaient l’occasion de faire confiance à la société civile ? Les élus pourraient s’appuyer davantage sur les idées de réforme en provenance de la société civile, du monde de l’entreprise et des entrepreneurs, pour faire passer des lois et des amendements. Gouverner c’est aussi tenir compte des réalités économiques et sociales, ce que nos politiques ont oublié, comme le montre l’abstentionnisme record. Trouver des compromis, convaincre d’autres élus, adopter des lois utiles, c’est un travail que les députés pourraient mener avec la société civile. Dans l’intérêt de la France et des Français.

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5 commentaires

Philippe GERARD 21 juin 2022 - 6:41

C’est en effet une bonne nouvelle. C’est peut être la fin de l’Exécutif tout puissant et des lois passées à la va-vite sans intérêt. Il y aura un vrai débat sur le budget et moins de lois, ce dont nous ne pouvons que nous féliciter.

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REMI 21 juin 2022 - 9:14

« EXCELLENTE » nouvelle pour la démocratie, pour une vie qui respire à fenêtres ouvertes vers le monde extérieur en dehors de monde clos de Monsieur Macron, monarchiste-républicain qui a semé le vent du haut de son EGO…..
« EXCELLENTE » nouvelle qui vont donner du grain à moudre à ces députés du premier quinquennat qui se comportaient en copier /coller avec des CRS ‘ Cerceaux rendus Stériles)
« EXCELLENTE » nouvelle qui démontrera que les autres existent… et que la compromission est la base existentielle pour respirer dans une démocratie….

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Martinie 21 juin 2022 - 9:51

La seule et réelle « bonne nouvelle » sera la crise de régime qui pourrait advenir…si le gamin psychopathe ne parvient pas à nous sortir une enieme carambouille en usant d’un stratagème vieux comme tout régime démocratique …en ruines : la guerre ! C’est son « tempérament profond » – propre à tous les humains de son espèce qui sont atteints de cette pathologie incurable: ils jouissant au sens mental ( et souvent propre) du terme de la souffrance de leurs semblables provoquée par le chaos qu’ils répandent quotidiennement….et n’oublions pas que ce gamin pervers, placé au sommet de notre société, invoque à tout prétexte « la guerre » !
Si on veut bien ne pas écarter le duo malifique avec son iel, il faut souhaiter, et en urgence, une mesure de salubrité publique : sa disparition de la scène politique !

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Obeguyx 21 juin 2022 - 10:24

J’en rêvais, Nicolas l’a écrit, les électeurs l’ont fait. On va pouvoir enfin rigoler, jaune, mais rigoler.

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Jean Ray-Capet 21 juin 2022 - 5:55

AIRCE
Oui. Enfin. Le plus étonnant est la question posée dans le débat de journalistes chevronnés  » mais comment peut-t-on gouverner sans majorité absolue. Cherchez dans vos mémoires, messieurs. Cela s’appelle la vie parlementaire.

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