Institut de Recherches Economiques et Fiscales

Faire un don

Nos ressources proviennent uniquement des dons privés !

anglais
Accueil » La CRC de Guadeloupe tire à boulets rouges sur la gestion du musée national de l’esclavage

La CRC de Guadeloupe tire à boulets rouges sur la gestion du musée national de l’esclavage

par
977 vues

Lundi 20 novembre, la Chambre régionale des comptes (CRC) de Guadeloupe a publié un rapport incendiaire sur la gestion de l’établissement public chargé de l’exploitation du musée national de l’esclavage, situé à Pointe-à-Pitre.

Celui-ci, inauguré par le président de la République lui-même il y 8 ans, a été fermé 40 % du temps entre 2019 et 2022, des « irrégularités dans sa gouvernance, paralys[ant] son fonctionnement ». Le chaos apparait, en effet, total et l’on apprend avec étonnement qu’aucun comité scientifique n’a été institué, que les prérogatives du conseil d’administration et de la directrice générale ne respectent pas les champs de compétences prévus et que la rémunération de celle-ci « n’est pas conforme à son statut ».

Seuls 6 % du budget de l’organisme public proviennent des résultats qu’il arrive à dégager en propre, le reste étant constitué de subventions ordinaires (4,7 M€) ou exceptionnelles (2,5 M€). Pire, selon les magistrats financiers, les comptes de l’établissement sont insincères et, contrairement à ce qui est avancé, déficitaires de 2,5 M€.

Un certain nombre de bisbilles locales, entre Victorin Lurel, ancien ministre des Outre-mer et initiateur du projet, et Ary Chalus, actuel président de région ainsi que du conseil d’administration de l’établissement public, constitueraient la cause de cette gestion calamiteuse qui serait passée inaperçue en métropole sans l’intervention de la CRC.

Plutôt que de chercher des solutions à long terme, comme la suppression de l’octroi de mer, pour développer des territoires sous perfusion publique permanente, la stratégie de l’État est de cultiver l’esprit de repentance en finançant de grands projets parfaitement inutiles pour l’île. La politique ultramarine de la France recèle donc des sources d’économies substantielles auxquelles le législateur devra, tôt ou tard, s’intéresser.

Abonnez-vous à la Lettre des libertés !

Laissez un commentaire

5 commentaires

Albatros 28 novembre 2023 - 7:43

On peut suggérer la création d’un grand musée de l’environnement spolié pas ces salauds de métropole qu’on aime tant détester la-bas.
Avec leurs impôts évidemment.

Répondre
BERAUD 28 novembre 2023 - 11:05

Nous sommes stupides et nous récoltons ce que nous semons. Au lieu d’apprendre l’histoire aux Français  » ultra marins » nous versons dans la complainte de la repentance et finançons des tonneaux des DanaÏdes. Les Français de « métropole » ont été asservis par les Rois de France, les Seigneurs et la révolution de 1789 n’y a pas mis fin. Il suffit de lire Zola.Ils ont été envoyés de force dans la boucherie de 14/18, puis en 40.. Ce sont des Français, tout comme nos frères et soeurs Antillais, qui ne se plaignent pas, qui ne gémissent pas en demandant repentance. Oui l’esclavage était une monstruosité pratiquée de tout temps par tous les peuples de la terre. Cette repentance les Antillais devraient aussi la demander à leurs frères et soeurs Africains qui les ont vendus..par l’intermédiaire de vendeurs d’esclaves Arabes le plus souvent. La leçon de l’histoire est que les hommes et les femmes deviennent mauvais, méchants, stupides et cela empire quand on oublie l’histoire, ou qu’on la trafique, pour, dans le cas présent enrichir des politiciens corrompus.

Répondre
Zygomar 28 novembre 2023 - 12:51

Bonjour Tonton,
Ne cherche plus où passe ton pognon!!

Répondre
Saturne 28 novembre 2023 - 1:28

On a du mal à comprendre le fonctionnement de leur cerveau. Ils méprisent tout ce qui est proche, leurs propres enfants, leurs voisins. Ils idolâtrent tout ce qui vient de loin. On trouverait des Martiens ; ils les préféreraient aux terriens.

Répondre
Herland 28 novembre 2023 - 2:14

L’octroi de mer est un vaste problème. Il peut aussi protéger les industries locales qui en ont bien besoin.

Quant au Mémorial Acte, il est surtout destiné à entretenir la rancœur des populations dont les (déjà) lointains ancêtres connurent l’esclavage. Ça n’a pas de prix !

Répondre