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L’ « interview » avec Peng Shuai ou la propagande du Parti communiste chinois

par Nicolas Lecaussin

La couverture et pas moins de trois pages entières ! C’est la place accordée par le quotidien sportif L’Equipe à un entretien avec la joueuse chinoise de tennis, Peng Shuai. Il s’agit de l’ancienne lauréate du double à Roland-Garros, qui avait disparu en novembre dernier après avoir accusé d’agression sexuelle un ancien vice-premier ministre, Zhang Gaoli. Depuis, elle avait donné quelques signes de vie dans une vidéo postée fin décembre. Mais sa réapparition ainsi que la rencontre avec les journalistes de L’Equipe ne sont sûrement pas dues au hasard. D’abord, les JO d’hiver viennent de commencer en Chine et le pays veut faire bonne figure. Ensuite, le pouvoir de Pékin utilise une tactique souvent pratiquée dans les dictatures communistes, celle de la mise en scène et de la réfutation.

Devant les journalistes et en présence du chef d’état-major du comité chinois, qui a assuré la… traduction, Peng Shuai a déclaré qu’elle n’avait jamais accusé personne d’agression sexuelle et que l’inquiétude pour sa sécurité reposait sur un malentendu. « Je n’ai jamais disparu », a-t-elle déclaré au journal. « Tout le monde pouvait me voir ». L’interview a été organisée par le Comité olympique chinois et le quotidien L’Equipe a révélé qu’on lui avait demandé d’envoyer les questions à l’avance. Pour agir ainsi, la joueuse a dû subir des menaces très graves et on a aussi probablement menacé des membres de sa famille. Des pratiques bien connues par tous ceux qui ont osé contredire, d’une façon ou d’une autre, la ligne du Parti. Et on aimerait bien savoir pourquoi L’Equipe s’est prêté à cette mascarade

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3 commentaires

Fasquelle lavoine jm 9 février 2022 - 9:51

Ben voyons!peut-être a t elle été invitée à faire un stage avec les ouighours ? Les chinois sont très forts pour cela. À quand notre tour???

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Rémi 9 février 2022 - 10:06

La culture chinoise dans ses comportements comme dans ses positionnements est totalement étrangère au monde occidental , entre autres…. Elle est traduisible avec des règles bien établies….

Par exemple : Un chinois qui vous dit OUI en réponse à une question occidentale, la traduction est que ce OUI veut dire : NON….Il suffit de le savoir

De plus, il faut « tenir tête » à un chinois pour qu’il vous respecte et qu’il vous écoute en tenant compte de ce que vous lui dites…

Madame MERKEL avait compris cette posture, les politiciens français restent des « ventres mous » craignant de déplaire…. Ils ne font que des visites de courtoisies sans résultat…Ils n’ont rien compris

Cette joueuse de tennis est l’otage d’un gouvernement DICTATORIALE qui a ses règles qu’il faut savoir adapter et décrypter et seule la pression stratégique forte et continue peut faire changer de position sans lui « faire perdre la face »…
La fédération internationale de Tennis l’a bien comprise… aussi la pression dit-elle être constante et pérenne… Avec le souci de protéger la joueuse de tennis et son environnement familiale… « Tout un art », une vraie technique avec de la fermeté en faisant comprendre aux chinois, que tous « décès » circonstancielles, seraient considérés comme une agression très graves suivi de lourdes sanctions internationales immédiates et sans appels… Ni sauf conduits du type ‘intérêts économiques  » à défendre et sauvegarder entre états qui veulent poursuivre leurs importations-exportations…

C’est un rapport de forces sans appel… C’est un ultimatum …CAR SE FAIRE RESPECTER DE LA CHINE EST A CE PRIX…. Et la peur de lui déplaire lui laisse un espace gigantesque pour devenir la première puissance dominante du monde et CELA DEVIENDRA TROP TARD POUR RÉAGIR…?

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AlainD 9 février 2022 - 1:35

Peut être que le journal a ainsi amélioré son tirage, allez savoir…

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