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Ce n’est pas à Facebook, ni aux politiques, de contrôler les contenus

par Nicolas Lecaussin

Non seulement Facebook (et ses applications) a été victime d’une immense panne informatique, mais ce sont aussi ses méthodes de fonctionnement qui en ont pris un coup à travers le témoignage d’une ancienne employée. Frances Haugen a divulgué de nombreux documents internes lors de son audition, le 5 octobre, devant une commission du Congrès américain. L’un des thèmes abordés lors de cette audition a été le pouvoir négatif de Facebook sur la santé mentale des adolescents. Surtout pour ceux qui sont émotionnellement fragiles et particulièrement vulnérables aux influences des autres. Les documents de Mme Haugen montrent que Facebook comprend son impact sur les adolescents mais qu’il n’a pas fait grand-chose pour y remédier. Selon ces documents, 82 % des adolescents auraient connu des problèmes émotionnels dus à Facebook et à ses applis au cours du dernier mois: anxiété, dépression… Les politiques veulent s’emparer tout de suite du problème en adoptant plus de… réglementations. Ils voudraient même que Facebook soumette les contenus à l’approbation d’un organisme de contrôle. D’’ailleurs, il y a de plus en plus de pression sur Facebook pour qu’il censure les contenus « non-conformes » et « non-progressistes ». Ainsi, des mises en garde peuvent accompagner des articles qui traitent du réchauffement climatique, du Covid ou qui commentent défavorablement les idées « progressistes » à la mode.

Non, il ne faut pas instaurer la censure ou le contrôle politique. Ce n’est pas à Facebook d’approuver les contenus, ni aux politiques de donner leur accord ou de refuser les publications. Ce qu’il faudrait, c’est responsabiliser les utilisateurs des réseaux sociaux et les parents. Pour que la plateforme reste libre et indépendante, à chacun d’assumer ses actes et son discours.

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Henri de Richecour octobre 10, 2021 - 8:20

Ce n’est pas à Facebook, ni aux politiques, de contrôler les contenus
Je suis bien d’accord avec vous sur ce point. Et, dans le même genre, j’ai été très choqué de recevoir, à titre professionnel, le message suivant de Google (dont le fonctionnement est similaire à celui de FB). Je cite: « En décembre 2021, Google mettra à jour son règlement sur les allégations douteuses en interdisant tout contenu comportant des affirmations sur le dérèglement climatique contraires au consensus scientifique ». En quoi le « consensus scientifique » sur ce sujet ou sur n’importe quel autre sujet d’ailleurs a-t-il force de loi, en quoi un « consensus scientifique » serait-il la vérité? Un « consensus scientifique » est au mieux un état des lieux d’une situation. Pas davantage. Ce qui ne permet en aucune façon de l’imposer à qui que ce soit. Sauf à avoir le courage d’en faire une loi (qui d’ailleurs ne serait pas nécessairement adoptée part tous les états) et ensuite d’en assumer les conséquences si la direction prise a été mauvaise.
Pourtant, il me semble qu’il y a tout de même d’autres réflexions à avoir. Après tout, Facebook ou Google sont des groupes privés. Libre à eux de faire ce qu’ils veulent (à l’intérieur du cadre juridique des états), d’avoir les opinions qu’ils souhaitent. Finalement, le problème n’est-il pas davantage l’incroyable position dominante que ceux-ci ont acquise? Notre incapacité à développer des structures véritablement concurrentes et proposant un un autre modèle?
La question se poserait dans des termes bien différents si nous avions 3 ou 4 Google/FB/ etc… Comme ce n’est pas le cas, je pense que nous avons le devoir d’être très critique sur les « vérités » et « l’unanimité » suspecte véhiculée par ces structures et ce sur de nombreux sujets. A défaut de complot, ces gens défendent légitimement leurs intérêts. Qui ne se confondent pas automatiquement avec ceux du plus grand nombre et certainement ne sont pas de nature à susciter une émulation dans la recherche d’alternatives.

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