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Bonus-Malus ou comment achever l’industrie automobile

par Lucas Léger

Le lundi 11 février, Les Echos relevait que, pour la première fois, « le bonus-malus automobile n’a rien coûté en 2012 ». Voilà qui est bien ! Le journal revient sur les deux raisons qui ont conduit à ce rééquilibrage « inattendu ». D’abord, la hausse des barèmes, permettant une diminution des primes. Ensuite, la dégringolade des ventes de véhicules en Europe continentale, qui n’a rien d’une bonne nouvelle. Il faudrait ajouter une précision à ce constat. La hausse des malus sur les automobiles à fortes émissions s’accompagne d’un effet pervers. Ces mesures ont fini d’achever un secteur à l’agonie, car les voitures les plus taxées sont souvent les plus luxueuses (donc aux marges importantes pour les constructeurs). Les clients sont de moins en moins incités à l’achat de ces modèles. Enfin, entre 2008 et 2011, le coût total du bonus-malus s’établit à 1,45 milliards d’euros alors qu’il devait être, en théorie, égal à zéro.

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