Un éditorial du New York Times, quotidien pourtant bien connu pour ses positions de gauche et anti-Trump, s’en prend sévèrement aux démocrates américains, comme l’explique aussi le WSJ. Selon l’auteur, le Parti démocrate « n’a pas tiré les leçons de la cuisante défaite électorale de novembre dernier ». Au contraire, il continue sur la même ligne gauchiste et wokiste, en mettant en avant des politiques « raciales et genrée ». Les Américains ont néanmoins rejeté ces positions extrêmes et les démocrates devraient faire de même. Sinon, ils sont dans « le déni par rapport aux résultats de 2024 ». Ils doivent regagner la confiance des électeurs. Pour cela, il faut d’abord « admettre que leur parti a mal géré la candidature de Joe Biden. » Ses dirigeants ont pour la plupart lourdement affirmé que ses capacités mentales lui permettaient d’assumer un second mandat, alors que la plupart des Américains pensaient le contraire. Certains ont même tenté de faire taire quiconque exprimait des inquiétudes, avant, devant l’évidence, de faire marche arrière et d’écarter Biden de la course. Ensuite, les démocrates « refusent d’admettre des vérités dérangeantes sur certains sujets, notamment la criminalité, l’immigration illégale, l’inflation et les confinements imposés pour cause de Covid. »
Puis, selon l’éditorial, les démocrates devraient reconnaître que « le parti est trop à gauche sur les questions sociales, qu’il s’entête à nier les problèmes à la frontière et qu’il insiste sur des sujets dont les Américains se fichent complétement, comme le droit des prisonniers à changer de sexe en prison ».  Le parti est déconnecté des réalités et il reste « trop centré sur l’identité personnelle et les différences entre Américains – selon l’origine, le genre, la sexualité et la religion – et pas assez sur leurs valeurs communes. » En ce qui concerne l’économie, là aussi, les démocrates devraient changer de braquet et proposer moins d’Etat et moins d’assistanat.
Le New York Times, journal considéré comme « progressiste », semble avoir compris que le « progressisme » ne fait plus recette. Nous verrons si les démocrates le suivent.
7 commentaires
Il semble évident qu’un “grand retournement” est en train de se produire aux USA, et les élites économiques suivent (la mise en scène de l’investiture ne laisse aucun doute). C’est un virage aussi important que le virage progressiste opéré vers 1970. Cette fois-ci, c’est un virage libéral-conservateur avec un protectionnisme industriel (comme à la fin du XIXème siècle). Quant au congédiement de l’immigration de masse, il équivaut (toutes proportions gardées) à la répudiation de l’esclavage jadis par les états industriels.
Papier très intéressant et révélateur de l’aveuglement de la gauche étasunienne autant que française.
“Le New York Times, journal considéré comme « progressiste », semble avoir compris que le « progressisme » ne fait plus recette. Nous verrons si les démocrates le suivent.” Ici encore nous nageons dans le langage orwellien où le mot “progressisme” signifie décadence. D’ailleurs je suggère qu’à chaque fois que le mot progressisme apparaît, de le remplacer par décadence. Essayez et vous verrez que ça marche quasiment à tous les coups.
Constat d’échec que nous aimerions voir copié par le Vieux Continent perdu de Gauchisme.
On peut toujours rêver que le Monde va lui aussi retourner sa culotte.
Malheureusement, l’Union Européenne et tous les dirigeants qui y sont favorables se sont empressés de radicaliser leurs positions progressistes en réaction au “retour du fascisme” qu’est la réélection de Donald Trump. Donc, avant que l’Europe ne se retourne aussi, il va hélas falloir que nous mangions encore BEAUCOUP de politique “progressiste”. Et le contexte international les y aide beaucoup, en plus : voyez comme on distribue les interdictions à se présenter à des élections, en ce moment, toujours aux mêmes, étrangement…
Malheureusement la gauche reste et restera la gauche, en France comme aux USA. Le naturel finit toujours par revenir au galop. L’association PS avec LFI démontre qu’il n’y a rien à espérer de la gauche en France.
J’ai fait partie des rares français qui ont prédit la victoire de Trump avant les vacances 2024. Mes nombreux amis américains me disaient que beaucoup d’américains en avaient plus que marre des idées progressistes des démocrates et craignaient ce qui se passaient dans les écoles.
Bref, nous en aurons jamais fini avec la gauche, cette gauche nauséabonde.
Au moins un éditorialiste au sein du New York Times semble avoir compris l’absurdité du progressisme. Rien ne prouve que l’ensemble de la rédaction le suive ; le contraire n’aurait même rien d’étonnant.