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« L’INACHEVE » par Yves BONNEFOY

par Brigitte Clavel

Avant de quitter ce monde, Yves Bonnefoy a voulu éclairer sa conception de la poésie. Selon lui, la supériorité des images et des figures sur les concepts philosophiques est indéniable.

Notre condition humaine trouve plus de bonheur dans des moments intimes que dans l’abstraction qui n’apporte que du général ou du partiel. Ce sont les temps forts comme les émotions ou les souvenirs qui délivrent de l’enfermement conceptuel, fécondent l’imagination, et s’ouvrent à l’universel. Mais il ne faut pas confondre lyrisme et poésie. La poésie est un dialogue de personne à personne, elle doit se délivrer du « moi », s’ouvrir à l’autre, parvenir au « je » conscient de la finitude, sans pour autant négliger l’importance de l’inconscient et de l’existence diurne pleins du sens de notre finitude. La poésie est aussi mémoire et anticipation.

Ainsi « un désir d’être » envahit Y. Bonnefoy, un désir d’expérience et de renouveau du monde, « un sentiment d’immédiateté » dans un proche comme dans une volute d’Alberti ou un regard de Poussin, une dialectique du sens et du son, du dessin et de la couleur, une parenté entre musique, peinture et poésie. Y. Bonnefoy, comme déjà Denis Clavel en 2007 (publié chez Edimontagne), trouve dans ces vers de Paul Célan la meilleure définition de la poésie : « Je ne vois aucune différence de principe/entre un poème et une poignée de main ». Grâce à « L’Inachevé » le lecteur ne se sent plus étranger au monde de la poésie, si nécessaire à notre société occidentale…

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Fedycki ghislaine mai 22, 2021 - 8:18

« L’INACHEVE » par Yves BONNEFOY
le poète a toujours raison

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