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Macron face à ses faiblesses et aux Républicains

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La France a été éparpillée par la politique insensée de Macron. Qu’a-t-il réussi d’ailleurs ? Ni sa réforme des retraites, ni celle de l’hôpital. Il n’a obtenu aucun succès en politique internationale. Il a amorcé un redressement du chômage tout en restant à la traîne des pays développés. Il a engagé une réforme de l’école qui n’a pas encore donné ses résultats que déjà il veut la ruiner en nommant un successeur à M. Blanquer qui n’aura de cesse de démolir le peu qu’il a fait.

Il a encore détruit la démocratie elle-même en l’abaissant par tous les moyens possibles. Il n’a pas pu transférer la souveraineté de la France à l’Europe comme il en rêvait, mais déjà il a installé les soviets. Si M Mélenchon a obtenu un tel score, c’est que le terrain lui a été préparé en livrant la démocratie au pouvoir des comités populaires, à son Grand Débat national pour recueillir en direct les «doléances» des Français ou aux conclusions hallucinantes de la Convention citoyenne pour le climat. Certes, c’est vrai que c’est à la mode. L’Eglise fait la même chose avec sa démarche synodale qui fait surgir les propositions des agitateurs les plus extrêmes. Chacun sait que les comités populaires sont le meilleur instrument de l’agit-prop. Est-ce une raison pour recommencer en lançant sans attendre un nouveau Conseil de la Refondation qui de fait se substituera à son tour aux instances parlementaires ?

Jupiter est tombé de sa chaise

Il faut désormais empêcher M. Macron de continuer à détourner le débat des arènes où il doit avoir lieu posément jusque dans les entrailles de la France improbable des idéologies irresponsables. Le résultat des élections le permet, exige même que le président de la République ne puisse plus se prétendre Jupiter, maître des horloges, de la terre et du ciel. Il a échoué. Il n’a plus de majorité. Ses adversaires sont dispersés.

Mais quoiqu’il en dise, Mélenchon n’a pas gagné non plus. Certes la Nupes a reconstitué la gauche par l’union La gauche a su reprendre  des voix égarées chez les macronistes en 2017, ce qui pourrait être une bonne leçon pour la droite. Mais le groupe LFI à l’Assemblée, sauf petits arrangements douteux entre amis, ne sera pas le plus important de l’opposition.  Les composantes de la Nupes devraient reprendre leur liberté et constituer chacune leur groupe.

Les deux seuls gagnants sont d’une certaine manière le RN et Les Républicains. Le Rassemblement National sera, lui, en principe, le groupe le plus important dans l’opposition. A lui, selon les règles d’usage désormais instituées, devrait revenir la présidence de la Commission des finances. Le groupe Les Républicains, même réduit à une grosse soixantaine de membres, offre l’appoint nécessaire pour faire ou défaire une majorité avec le groupe Ensemble, sauf pour ce dernier à s’allier avec les composantes de la Nupes, ce qui serait invraisemblable.

La forfanterie n’est plus possible pour le chef de l’Etat. Il peut bien sûr essayer de gouverner au gré des courants, tantôt avec les uns et tantôt avec les autres. Mais un tel jeu ne durerait sans doute pas longtemps car il ne fait pas une politique.  Ce serait l’impasse assurée.

Il faut se réunir sur une autre politique

Les Républicains ont trop de griefs à l’encontre de M Macron pour avoir envie de s’allier à lui qui les a effeuillés de vilaine manière jusqu’à débaucher l’ancien président Sarkozy. Ce dernier, comme les Philippe et les Darmanin, les Abad et les Woerth n’auront sans doute pas envie non plus de retrouver ceux qu’ils ont trahis pour des plats de lentille.  Mais ont-ils le choix eux tous ? Sans doute pas plus que M Macron lui-même. Car la France en veut pas non plus devenir le jouet des Mélenchonistes forts de la seule faiblesse des autres.

Il faudrait donc que Les Républicains ne ferment pas la porte à un accord de gouvernement, sous des formes encore à bâtir, mais qu’ils fixent leurs exigences et ne plient pas. C’est l’occasion de présenter une autre politique que celle de mauvais compromis techniques et illusoires. C’est l’opportunité de défendre une politique libérale et responsable tendant à redonner aux Français la maitrise de leur vie par le choix de leurs écoles comme de leurs retraites, de leurs assurances sociales comme de leurs loisirs, par la suppression des mille et une contraintes qui empoisonnent le vie des entrepreneurs autant que des familles , des salariés, des agriculteurs comme des médecins, des hôpitaux comme de la police et de l’armée. Ce serait le moyen de redonner priorité aux missions régaliennes de l’Etat pour assurer la sécurité et la justice et pour revenir aux équilibres économiques nécessaires. Un beau programme pour Les Républicains s’ils savent s’en saisir et l’imposer.

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6 commentaires

montesquieu 22 juin 2022 - 5:53

Excellent article. Mais croyez vous vraiment que la commission des finances soit confiée à un RN?
Même si ce serait une bonne chose pour remettre d’aplomb leurs idées économiques dévoyées lors de la dernière présidentielle?

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Broussard Christian 22 juin 2022 - 6:17

je vois mal ce que Marine Le Pen est allée faire à l’Élysée et risquer de serrer la pogne du Président ;
à lui qui en est friand à la moindre occasion, un tweet pour lui dire qu’elle ne jouera pas son jeu aurait suffi…
Christian B.

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Obeguyx 22 juin 2022 - 7:07

Très bon article. Si les LR sont réellement de « droite », il ne s’allieront pas à Macron. Je n’ai qu’un souhait, c’est que ce quinquennat soit écourté et le plus vite possible pour le moindre mal aux français.

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maxens 23 juin 2022 - 8:05

excellent article et conclusion très tentante, même si malheureusement, je ne crois pas que cela puisse arriver, ni même que les républicains en s’alliant ou non, avec la REM, soient capable de mettre en place une vraie politique de droite se concentrant sur les secteurs régaliens.

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AlainD 24 juin 2022 - 2:59

Il ne doit pas exister à l’Ena de formation « président de la république » ! Je plaisante mais je ris jaune car nous avons eu pendant 5 ans un jeune homme très ambitieux, fortement imbu de sa personne qui a bricolé ici et là des amorces de réformes, créant des grands débats pleins de verbe et de vent, piétinant une assemblée à sa botte qui n’a eu qu’à entiréner les décisions du chef ! Ajoutez à cela l’invitation à l’Elysée de youtoubers pour quelques pitreries comme si ce lieu était devenu une sorte de music hall, peut être avec le désir caché de ratisser large chez les jeunes électeurs et ceux en passe de le devenir.
Et voilà que le peuple français, qui s’est en grande partie abstenu, a réélu le même qui n’a pas manqué de s’en vanter sur les antennes au cours d’un spectacle étonnant avant son décollage pour Bruxelles tel le maître demandant aux élèves de rendre leur devoir à son retour.
N’y avait il pas le feu à la maison France ? N’était il pas plus urgent de s’occuper de Notre Pays ? Certes, lui est obnubilé par l’Europe qu’il aimerait voir devenir fédération dont il pourrait être candidat à la présidence car la France est devenue un trop petit terrain de jeu pour lui…
Remarquez bien qu’il a affirmé avoir un projet pour les 5 années à venir, gageons qu’il sera peut être plus consistant et mieux réalisé que le précédent : la France a grand besoin de se réindustrialiser afin de favoriser l’emploi, réduire réellement le chômage, réduire le nombre de fonctionnaires en favorisant ceux de terrain en faisant le ménage chez les fonctionnels. Puisqu’il envisage (encore une fois) une réforme des retraites, il devrait au nom de l’égalité rectifier les écarts entre le régime des fonctionnaires et celui du secteur privé. Pour le premier c’est nous qui payons…

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REMI 26 juin 2022 - 7:52

« Le savetier et le financier »…de la dernière heure…. !

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