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Sylvie Germain : la romancière qui récolte les fruits d’une jeunesse décérébrée et ultra violente

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Pour l’épreuve de français du baccalauréat, les élèves avaient le choix entre quatre sujets (un texte à commenter et trois questions de dissertation). D’aucuns ont pu penser que ce large panel était la marque bienveillante d’une Education nationale toujours plus indulgente. Pourtant, une pluie d’insultes s’est abattue sur Sylvie Germain, auteur du texte à commenter par les élèves de première générale cette année.

Le texte, extrait d’un de ses romans, a fait l’objet d’une grande incompréhension de la part de nombreux adolescents immatures et plus familiers des séries télévisées, du rap de banlieue et du langage « sms ». Il était issu de Jours de colère, roman écrit en 1989 par Sylvie Germain qui reçut, à cette occasion, le prix Femina. Le passage choisi emprunte au lexique de la nature et de la forêt, pour décrire l’enfance et l’éducation de neuf frères pauvres élevés par leurs parents dans une proximité et une harmonie avec l’environnement forestier. Le texte de vingt-trois lignes était lexicalement riche et les élèves avaient à leur disposition deux notes de bas de page pour expliquer le sens des mots « séculaire » et « venelle » (le second étant autrement plus exotique que le premier qui n’avait bien-sûr aucun rapport avec la « Sécu »).

Le déferlement d’insultes sur les réseaux sociaux a permis de constater à quel point le langage de certains pouvait être fleuri et varié, aux dépens des règles grammaticales. Références au meurtre, au goulag, à la violence gratuite, certains commentaires sont effrayants. Cependant, même lorsqu’ils ne contiennent pas de références de ce genre, ces verbiages sont le reflet d’une jeunesse sans culture et dépourvue d’un quelconque goût pour le travail ou pour l’effort. Il faut dire que cette génération n’est pas aidée par la plupart des professeurs de l’Education nationale dont l’un des représentants affirmait avec grand courage qu’il « serait plus prudent de ne plus choisir d’auteur vivant » pour les textes du baccalauréat.

Ou l’art de regarder le doigt lorsque le sage montre la lune.

4 commentaires

Razoski 23 juin 2022 - 5:25

Le temps des perles du Bac est terminé !
Quelle pauvreté !

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Broussard Christian 23 juin 2022 - 5:51

D’accord à 1.000 %

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THIERRY C. 23 juin 2022 - 6:00

« neufs frères » ?
Tout nouveaux, tout beaux, je suppose !
Et vous montrez du doigt des ignares …

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Benoit C 23 juin 2022 - 12:55

Merci monsieur pour ce retour sympathique et pour votre correction.
Cette coquille grossière va être modifiée sur le champ.
Cordialement,
Benoit C

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