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Champions du monde… économique !

Les délirantes scènes de liesse collective qui ont commencé d’ailleurs bien avant la finale de football sont plaisantes et inquiétantes à la fois. Plaisantes car elles montrent l’unité retrouvée d’un peuple même si c’est autour d’un ballon rond ; inquiétantes car elles dénotent une joie collective exacerbée dans monde qui n’a pas beaucoup d’autres raisons de se réjouir. On s’accroche à ce qu’on peut et une victoire au football est mise en avant comme un véritable signe de grandeur nationale. On se soucie moins des si nombreuses dégradations, inadmissibles, qui ont suivi cette victoire. La mémoire collective est très limitée et elle a déjà oublié ce qui a suivi les discours enflammés de 1998 et de la France « black – blanc – beur ». Les violences communautaires ont mené au choc électoral de 2002 et l’économie française a continué sa chute durant les années Chirac.

Il y a fort à craindre que – au-delà de la belle victoire de l’équipe de France de football – notre pays connaisse une nouvelle période « gueule de bois »… D’ailleurs, durant l’euphorie des matchs, on a appris que, selon les chiffres des PIB 2017 publiés par la Banque mondiale, l’Inde relègue la France au 7e rang des puissances économiques mondiales. L’Inde a vu son PIB atteindre 2 597 milliards de dollars l’an dernier, celui de la France étant de 2 582 milliards. En mai dernier déjà, Eurostat a publié des comparaisons entre les indices de volume du PIB par habitant en standards de pouvoir d’achat (SPA) qui montraient la dégringolade de notre pays. La différence entre l’Allemagne et la France était de 6 points en 2005. Elle était de 19 points en 2016 ! Et les perspectives ne sont pas réjouissantes : la croissance économique de la France sera en 2018 en dessous de la moyenne prévue pour la zone euro (1.9 % contre 2.3 % selon la Banque mondiale).

Mais ne gâchons pas le plaisir et inspirons-nous de la victoire des Bleus ! Ayons le courage d’agir et de réformer. L’Etat français pourrait être géré avec la même rigueur mise en place par l’entraîneur Didier Deschamps : très peu de communication et plus d’efficacité. Nos hauts fonctionnaires pourraient avoir l’humilité d’un Raphaël Varane, défenseur discret et humble. Donnons aux chefs d’entreprises le souffle d’un N’Golo Kanté en supprimant les réglementations et en baissant au maximum le poids de la fiscalité. En agissant ainsi, l’économie française pourrait avoir le dynamisme d’un Kylian Mbappé !

Faisons un rêve. La France deviendrait ainsi championne du monde économique !

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Messages (3)

La France en état de pré-révolution

le 17 juillet, 09:44 par jean Kircher

Comme les hystériques de 1789 on nous balance du "vive la République" à toutes les sauces !
IL n'y a plus que la récupération des décérébrés footballeurs pour donner l'illusion d'un ciment républicain qui cache le désespoir d'un peuple qui ne croie plus en rien et surtout pas en ses élites...
Dès qu'on passe les frontières on constate que le bien-vivre se trouve en Allemagne, en Suisse ou au Luxembourg dont les économies fonctionnent. En France la logique des élitismes (totalement inégalitaires) a créé un fossé qui se creuse de plus en plus.
Attention : danger de révolution imminente....

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Très bien cet article

le 17 juillet, 10:14 par Pascal DRAY

Ayons le courage d’agir et de réformer. L’Etat français pourrait être géré avec la même rigueur mise en place par l’entraîneur Didier Deschamps : très peu de communication et plus d’efficacité. Nos hauts fonctionnaires pourraient avoir l’humilité d’un Raphaël Varane, défenseur discret et humble. Donnons aux chefs d’entreprises le souffle d’un N’Golo Kanté en supprimant les réglementations et en baissant au maximum le poids de la fiscalité. En agissant ainsi, l’économie française pourrait avoir le dynamisme d’un Kylian Mbappé !

Faisons un rêve. La France deviendrait ainsi championne du monde économique !

C'est ce qu'il faut faire passer comme message pendant la durée d'euphorie liée à cet événement.
Utilisons cette parabole "footballistique" afin de faire passer nos messages économiques.
Bravo l'IREF.

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Merci pour cet article et les avis qui ont précédé

le 17 juillet, 13:18 par Jean Pierre FRANZIL

Messieurs,
Puisque vous tenez à tenter la comparaison entre les causes qui mènent aux résultats, qu'ils soient économiques et footbalistique.
Ne pensez-vous pas qu'il conviendrait de rechercher les conditions qui mènent à l'appropriation des objectifs, à la mise en valeur des compétences et des savoir-faire en tous domaines et à reconnaitre les contributions. Réforme, action, agir, autant de mots tellement rebattus, qu'ils en deviennent vide de sens, absent d'espoir.
Jean Claude Casadessus s'exprimait ainsi : "La rigueur devient volupté au service du désir". Les conditions sont-elles réunies pour que les désirs s'expriment ? Les temps ont changé. La seule perspective de la performance ressentie comme étant éloignée de soi, dénuée de goût, d'envie d'être vécue, d'utilité à sa vie, voire sacrificielle, n'a plus cours de nos jours. Elle éloigne les jeunes et abandonne les anciens.
La comparaison avec la formidable performance des footballeurs français se tient là. Ils ont pu faire preuve d'abnégation parce qu'ils en étaient capables mais aussi parce qu'ils étaient rassasiés dans leurs besoins personnels de reconnaissance, mais encore parce qu'ils vivaient une aventure personnellement enrichissante, mais aussi parce qu'ils pouvaient espérer un accroissement potentiel de leur valeur pécuniaire sur leur marché.
Observez Olivier Giroud, attaquant de pointe n'ayant pas marqué un seul but pendant le tournois. Et pourtant il fut toujours sélectionné, toujours contributif, finalement toujours efficace, reconnu et disponible.
Ceci est fondamental. Pour solliciter un effort, il faut commencer par définir un objectif, désigner les moyens, convenir de la répartition des résultats poursuivis, obtenir un assentiment, encourager, accompagner, féliciter et mettre authentiquement à l'honneur.

Alors tout est possible et surtout le meilleur car, en définitive, il convient de défendre ce que nous sommes, découvrir ce que nous voulons devenir, avoir envie, s'adapter positivement aux adversités changeantes, ne pas craindre l'originalité.
Je n'ai jamais rencontré de personne si stupide que je n'ai pu lire ce qui la motivait, qu'elle n'est jamais reconnu la réalité. Crier au désespoir en avançant sa seule raison revient à charger l'avenir de maux les plus incompris.
Soyons seulement réaliste, concret et nous pourrons nous prendre à nous projeter raisonnablement dans un avenir meilleur.
Nous disposons de tellement d'atouts, même celui de la critique dès lors qu'en définitive elle se veut constructive.
Merci pour cet article et les avis qui ont précédé.

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