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Brexit or not Brexit : l’économie britannique se porte très bien !

Malgré le Brexit en faveur duquel les Britanniques ont voté il y a presque deux ans, et les cris d’alarme de nombreux économistes, les derniers indicateurs montrent une économie britannique en bonne santé.

Le taux de chômage est à 4.3 % et le taux d’emploi bat des records : 75.3 % contre 65 % en France (la moyenne OCDE étant à 67.8 %). Il s’agit des taux jamais atteints depuis 43 ans ! Le taux d’inactivité est à 21.2 %, le taux le plus bas depuis 1971.

Le taux de chômage des jeunes (16-24 ans) est à 10.7 % contre 16.7 % en moyenne dans l’UE et 26 % en France. Selon l’Office for National Statistics, au Royaume Uni les inégalités atteignent leur plus bas niveau depuis 30 ans. Les commandes dans le secteur manufacturier sont à leur plus haut niveau et les employeurs ont du mal à trouver suffisamment de personnel pour faire face à la demande. Même l’indice du bonheur national est à son apogée.

Contrairement aux prédictions, l’économie ne s’est pas effondrée en 2017 et a connu une hausse du PIB de 1.4 %. Plus de 560 000 emplois ont été créés l’année passée, les Britanniques n’ont pas paniqué et ont continué à consommer comme si de rien n’était. Il est vrai néanmoins la livre sterling a perdu 10 % de sa valeur mais l’exode des banques et des financiers n’a pas eu lieu : on estimait à 100 000, le nombre de départs de la City juste après le Brexit, aujourd’hui, les estimations tournent autour de 3 000. Les travailleurs européens – très nombreux au Royaume-Uni – sont restés et leur nombre a même augmenté : toujours selon l’Office for National Statistics, pour 1 départ, 7 travailleurs européens sont arrivés. Dans le domaine de la restauration, seulement 33 % des travailleurs sont originaires des pays membres de l’UE.

Il est vrai, quelques dangers guettent la bonne santé de l’économie britannique. Le pays est toujours en train de négocier le Brexit avec les autres membres de l’UE. Un mauvais « deal » pourrait lui coûter cher. Mais les menaces proviennent plus de l’intérieur, de la part d’un Premier ministre, Theresa May, qui n’a pas toujours une vision libérale de l’économie et surtout de la part d’un parti travailliste dirigé par un collectiviste obstiné autant qu’acharné. Mais, pour le moment, les Britanniques n’ont aucun intérêt à ce que cela change.

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