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Affaire Griveaux : tout individu doit être responsable, encore plus les politiques !

lundi 17 février 2020, par Nicolas Lecaussin

Pratiquement tout a été mis en cause dans l’affaire Griveaux, depuis le Russe qui a mis en ligne la vidéo jusqu’aux réseaux sociaux, faciles et parfaits coupables. “Il faut réguler encore plus Internet”, ont clamé les politiques à l’unisson. En fait, cette affaire est symptomatique des comportements de nos « responsables » politiques. Tout le monde est coupable sauf eux. Rien d’étonnant. Rares sont ceux qui reconnaissent leurs fautes.

Après avoir vanté les mérites de la famille pendant sa campagne et posé avec les siens dans Paris Match, on découvre que Benjamin Griveaux se met en scène dans des vidéos intimes qu’il envoie à une femme qui n’est pas la sienne... Comment une personnalité publique comme lui - élu, ancien secrétaire d’Etat, porte-parole du gouvernement, candidat à la mairie de Paris - a-t-il pu être aussi irresponsable ? N’est-il pas le principal fautif dans cette affaire ? Victime et coupable.

En même temps, l’affaire Griveaux, c’est la société du grand spectacle ! Extraordinaire de les voir tous, les politiques de tous bords confondus ou presque, s’avancer sur le devant de la scène, la main sur le cœur et la bouche tordue de dégoût, pour dénoncer auprès de journalistes qui eux aussi se pincent les narines, ces pratiques ignobles qui s’attaquent à la vie intime des hommes politiques (en général, ils évitent de dire "publics"). Il a fallu que DSK soit arrêté aux Etats-Unis pour que ses “pratiques” soient dévoilées à tous ; en France, le petit monde de l’entre-soi politico-médiatique savait mais personne n’osait, ou ne voulait, rien dire ; la vie privée c’est sacré, question d’éthique, même quand elle se mène en grande partie aux frais du contribuable, comme ce fut le cas pour Mitterrand. Beaucoup de nos politiques peut-être, en ce moment même, meurent-ils de trouille et inspectent-ils fébrilement leurs placards... Les nettoyeurs du net ne doivent plus savoir où donner du clavier ! Aux Etats-Unis encore, le représentant démocrate de New York, Anthony Weiner, a démissionné il y a quelques années après avoir envoyé des photos de lui, nu, à plusieurs femmes. Personne n’a mis en cause les réseaux sociaux...

Quelqu’un a même avancé que cet ivrogne de Churchill aurait sans doute été démasqué vite fait, avec les réseaux sociaux... Un, il est peut-être un peu tôt pour la comparaison : le monde aurait, avec Churchill, été privé d’un grand homme, mais avec Griveaux, pour le moment, il est permis d’en être moins certain. Deux, on peut douter que Churchill eût été aussi stupide. Trois, Churchill ne prêchait pas l’abstinence, ne se posait pas en modèle de vertu et ne donnait de leçons à personne.

Nos politiques vont devoir se transformer à morale forcée. Ou se montrer nettement plus intelligents. Dans les deux cas, on y gagne. Le procédé est immonde, la famille de Griveaux trinque, mais arrêtons de blâmer les réseaux sociaux à cause d’un individu irresponsable ! On n’interdit pas les voitures parce qu’il y a des morts sur les routes !

https://fr.irefeurope.org/Publications/Articles/article/Affaire-Griveaux-tout-individu-doit-etre-responsable-encore-plus-les-politiques

Vos commentaires

  • Le 18 février 2020 à 07:20, par Antoine Roché En réponse à : politiciens : un droit-créance judicaire pour leur réputation ?

    merci de ce rappel à la responsabilité personnelle de chacun vis à vis du numérique. ce qui tranche avec l'unanimisme des chaines TV, qui crient à l'attentat (anarchiste ou populiste) à la démocratie, tout en voulant fliquer le net en supprimant l'anonymat.

    Or c'est celui-ci qui permet une liberté marginale d'expression face à la concentration des media, et leur dépendance à la pub et à l'Etat, à leur canalisation par des lois liberticides, prises en vertu de droits-créances contestables : droits toujours subjectifs à ceci ou cela : dignité, vie privée, protection contre la "haine", "vivre-ensemble" (contraint)…
    Nos journalistes-de-connivence avec l'Etat (via le CSA) chargent l'institution judiciaire de réparer la réputation d'en j'en foutre politicien, victime de sa propre imp(r)udence ! Complète inversion des valeurs !

  • Le 18 février 2020 à 15:10, par Jean Aymard-Descond En réponse à : les emmerdes, ça vole en escadrilles...

    ... comme le disait si justement un défunt président de la République.
    Pour ma part, je m'étonnerai toujours qu'il y ait autant de gens qui s'acharnent à les intercepter, et y réussissent parfaitement. Surtout parmi les politiques qui veulent nous gouverner.

  • Le 18 février 2020 à 19:43, par theano En réponse à : Déconnexion

    Il y a vraiment un grand décalage entre la classe politique et les journaleux qui poussent des cries d'orfraie en dénonçant l'atteinte à la 'vie privée', et l'hilarité générale chez le peuple Français. Décidément, ces 'élites' complètement déconnectées des réalités ne vivent pas dans le même monde que nous.

  • Le 19 février 2020 à 09:06, par chris En réponse à : comme le disait...

    ...Marcel Campion sur Sud-Radio avec André Berkoff concernant le départ de griveaux "un branleur de moins !"
    Ce griveaux n'est qu'un parasite opportuniste incapable vivant à nos dépens comme moultes politico-mafieux que nous avons en France !
    Moins 1 bon débarras !

  • Le 22 février 2020 à 11:39, par ngc 346 En réponse à : Des révélations "fracassantes" !

    Le 4 juillet 2019, dans un petit édito affligeant de pauvreté intellectuelle, GIESBERT réclamait des révélations "fracassantes" sur Aristide BRIAND, chef de gouvernement, collaborateur de Mustafa Kemal, criminel de guerre en Anatolie, reconnu pour le génocide des Assyriens, Arméniens et des Grecs. Cet auto-proclamé Atatürk, dont la réputation d'égorgeur de centaines de milliers de civils sous les yeux de l'armée et des diplomates français n'est plus à faire, auteur de l'incendie de Smyrne et de la déportation de milliers de Grecs d'Anatolie, ami de la France dans le massacre des Chrétiens d'Orient en Turquie. En salariant ce personnage nullement légitimé à cautionner un passé qu'il veut ignorer pour on ne sait quelle cause peu glorieuse mais d'un mercantilisme puant, Bernard TAPIE a rabaissé la Provence.

    Franz-Olivier GIESBERT, Bernard TAPIE, La Provence : incompétents en Histoire comme en Art, n'ont jamais vu une performance de leur vie. Pauvre Provence sclérosée. Disneyworld, pépère et mémère à l'arrière du fourgon. Chats, chiens, dealers, flics écrasés, OM et Ricavy, foires aux santons. Édito ridicule du flippé de la Banque, Giesbert, vieille chose tremblante, précieuse, minuscule, hypocrite, juge Piotr Pavlenski. Adressez-vous donc au Cnap, pas à un vieux bout de canapé flétri. ...

    Griveaux -homme public- s'étale dans sa fange et le petit monde de l’entre-soi politico-médiatique, pourvoyeur de morale à la bon-père-de-famille, le clame : “Il faut réguler encore plus Internet” !

    Souffrir d'un cancer ne légitimait pas d'embaucher Franz-Olivier GIESBERT au journal La Provence en Région PACA - Provence qui se passerait sans aucun regret de la présence d'un si peu cultivé personnage - célèbre pour sa formule "Moi, je baise avec le pouvoir", qui donne son avis en fin connaisseur sur le "journalisme qui se pratique souvent couché voire à plat ventre" - "devant le pouvoir, un parti, les milieux d'affaires", le 21 février 2020.

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