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Une réalisatrice prend la défense des rodéos urbains

par François Turenne

Un nouveau film a été présenté à Cannes. Nommé Rodéo, il dépeint le milieu des bikers et de leurs diverses pratiques, parmi lesquelles le rodéo urbain. Deux mots qui ont fait leur apparition dans le débat public depuis quelques années. Ces rodéos provoquent des nuisances de plus en plus insoutenables. D’abord contenus dans les cités, ils se sont étendus aux centres-villes et aux avenues très fréquentées. Inutile de dire que si la pratique est dangereuse pour le conducteur de la moto, elle l’est encore plus pour les usagers de la route et du trottoir. Dimanche dernier un enfant de 5 ans a été renversé  par des jeunes qui roulaient beaucoup, beaucoup trop vite. Il devient urgent d’enrayer ce genre de démonstrations, c’est une question de sécurité publique.

La pratique du rodéo urbain est en principe, depuis 2019, un délit passible de 15 000 euros d’amende et d’un an d’emprisonnement. Encore faut-il  que les juges soient suffisamment sévères.  Les policiers ont pour consigne, lorsqu’ils constatent un flagrant délit, d’interpeller les motards une fois qu’ils ont réussi à les stopper, afin de limiter les risques. Pour autant, la réalisatrice du film Rodéo considère que « les accidents sont souvent causés par les flics, qui prennent en chasse, qui poussent les riders vers la mort ». Il faudrait rappeler à Lola Quivoron que les individus sont libres et responsables. En pratiquant des « roues en l’air » sur une route publique, ils sont dangereux pour eux-mêmes et pour les autres. Les policiers qui les interpellent effectuent leur travail avec précaution. Il faudrait rappeler aussi à Lola Quivoron que les riverains qui subissent ces nuisances sont les premières victimes.

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3 commentaires

Duhamel 27 mai 2022 - 7:07

Il faut autoriser les rodeos devant la résidence de cette citoyenne qui a enfin trouvé des spectateurs pour son prochain film !!!!

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Martinage 27 mai 2022 - 7:44

Mélanger les bikers aux rigolos en scooter démontre une certaine ignorance.

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AlainD 29 mai 2022 - 3:44

Comment a t on pu sélectionner un tel film au festival de Cannes ? Cette soi-disant réalisatrice semble se prendre très au sérieux pour se permettre de déclarer que les accidents de ces voyous sont imputables « aux flics ». On voit le degré de moralité de la gamine…

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