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Loi de sécurité nationale de Hong Kong : un levier de censure aussi à l’étranger ?

par Jules Devie

Depuis l’instauration de la loi de sécurité nationale en juin 2020, il est difficile de considérer Hong Kong comme une démocratie. Malgré la résistance de ses citoyens, les institutions de ce que le pouvoir chinois continental appelle la « région administrative spéciale » ne sont plus indépendantes. Le parlement est en partie contrôlé par le Parti communiste chinois (PCC), et la liberté d’expression est restreinte. Mais il semble que cette loi permette également de s’attaquer aux ennemis du régime au-delà des limites de Hong Kong.

La police de Hong Kong a ainsi demandé à l’entreprise Wix, qui permet la création de sites web, de supprimer le site d’un de ses clients qui défend la démocratie et la liberté. Ce site nommé « 2021hkcharter.com » est porté par les principaux opposants Hongkongais au PCC. Bien qu’aucun des auteurs du site ne vit présentement à Hong Kong, et que l’entreprise Wix soit israélienne, cette dernière s’est exécutée et à supprimé le site sous la menace de 100 000 dollars d’amende et de peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 6 mois pour ses employés. Finalement, le site a été rétabli au bout de quelques jours. Mais ce nouvel épisode à l’encontre de la démocratie à Hong Kong laisse craindre, dans les mois et années à venir, d’autres offensives du pouvoir de Pékin contre les entreprises technologiques occidentales et les opposants en exil. Les gouvernements occidentaux sauront-ils réagir avec suffisamment de vigueur à ces attaques ?

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