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L’industrie du livre est gavée au socialisme de connivence

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Après un lobbying intense, le monde du livre a été entendu par le Président de la République. Peu importe que cela soit en contradiction avec l’objectif de favoriser la lecture chez les jeunes, peu importe que cela aille à l’encontre de la promotion de l’économie circulaire (subventionnée quand il s’agit de vêtements ou d’appareils électroniques), la vente de livres d’occasion sera bientôt taxée.

Forte de ce succès, l’industrie du livre continue à défendre bec et ongles ses prébendes. Voilà maintenant qu’elle s’oppose à la publicité télévisée pour les bouquins. Il y a quelques jours, en effet, Rachida Dati, la ministre de la Culture, a signé un décret qui autorise l’expérimentation (pour une période de 21 mois) de la promotion des livres par voie de publicité sur les chaînes publiques gratuites de la TNT.

Les éditeurs sont contre et le font savoir. Selon l’un d’entre eux, interrogé par Les Échos, « Le risque est d’accélérer le phénomène de “best-sellerisation” déjà à l‘œuvre en dopant les ventes des auteurs connus et en asséchant les moyens alloués à la promotion des auteurs moins connus ». Pour un autre, « le coût d’accès à la publicité télé est trop élevé pour de nombreux acteurs et cela menace la richesse éditoriale de la production et donc le modèle même de l’industrie du livre ».

Le syndicat des libraires est aussi opposé au décret qu’il considère comme « une victoire de la télévision au détriment du monde du livre, des radios et de la presse écrite, et tout particulièrement les suppléments littéraires ».

Aucun de ces arguments ne tient la route. Qui feraient de la publicité pour des livres à la télévision, sinon les éditeurs ? S’ils y sont opposés, il leur suffit de ne pas faire de spots. Que l’on sache, le décret permet la publicité à la télé, il ne la rend pas obligatoire ! Par ailleurs, s’ils craignent la “best-sellerisation”, qu’est-ce qui empêche les éditeurs de faire de la publicité pour de nouveaux auteurs ?

Depuis la loi Lang sur le prix unique du livre, le monde de l’édition et de la librairie est biberonné au socialisme de connivence. Il n’arrête pas de demander des protections et des passe-droits et, par conséquent, devient de plus en plus incapable d’innover.

Tout est fait, en France, pour entraver la concurrence dans l’industrie du livre. Au final, c’est le consommateur qui en fait les frais.

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2 commentaires

beauchene 23 avril 2024 - 1:42

Encore une idée stupide. Si les éditeurs paient leurs propres pubs ok. De plus, ça pourrait attirer en librairie de nouveaux lecteurs et à coups sûrs, ils repartiraient avec un ou deux livres.

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JEAN LUC rv 23 avril 2024 - 3:35

Sans parler du fait que les éditeurs bien pensants imposent des Annie Ernaux, Marie Ndiaye, Amélie Nothomb et compagnie…’

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