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Le service public audiovisuel en grève contre la suppression de la redevance

par Adélaïde Motte

L’offre médiatique pléthorique permet aujourd’hui de voir ou écouter des programmes variés, qu’ils soient de cuisine, de mode, de loisirs, d’informations, de musique, etc. Elle donne également des points de vue différents sur un même événement, et ceux qui le souhaitent peuvent ainsi étudier plusieurs angles de vue pour se forger une opinion aussi précise que possible. Nul n’a besoin du service public audiovisuel pour cela, si ce n’est pour avoir les informations marquées à gauche de France Inter, ce que des médias privés proposent également. En dépit de ces faits, les syndicats affirment que le service public est garant de l’indépendance et de la diversité de l’information, et que son budget est dès lors sacré, d’où la grève médiatique du mardi 28 juin.

Emmanuel Macron, lors de sa deuxième campagne électorale, a promis de supprimer la redevance audiovisuelle, qui coûte chaque année plus de trois milliards aux contribuables, sans pour autant sabrer le budget du sacro-saint service. Les syndicats sont donc terrifiés à l’idée que les subventions de l’Etat, liées au budget national, puissent dépendre du bon vouloir des politiques. Ils demandent donc une “ressource affectée” pour éviter les “aléas du vote des lois de finances annuelles”.

Reste à savoir si Emmanuel Macron maintiendra sa décision qui, parce qu’elle conserve l’existence d’un service inutile, n’est déjà pas aussi courageuse qu’il le prétend. Privatiser le service public et le faire payer, via publicités et abonnements gérés par chaque média, par ceux qui le consomment plutôt que par les contribuables, serait bien plus logique et sain. Heureusement, la grève n’aura pas de grandes conséquences, grâce à l’existence d’autres médias privés qui, eux, diffusent leurs programmes habituels. Qui sait, peut-être les auditeurs de France Inter découvriront-ils que le monde des médias privés n’est pas peuplé de mangeurs d’enfants ?

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3 commentaires

Obeguyx 29 juin 2022 - 1:31

Ou on garde un service public ou on privatise. Si on supprime la redevance, on privatise. Si on conserve la redevance, on fait le ménage dans le service public et on supprime toutes publicités. Après, au bout de 2 ou 3 ans on dresse un bilan et on prend les décisions définitives.

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LEXXIS 29 juin 2022 - 3:41

SÉVICE PUBLIC

De toute manière, ils ‘n’ont pas besoin de faire grève, bien qu’il faille reconnaître que c’est sans doute là qu’ils sont les meilleurs et les plus ponctuels, au point de tailler des croupières à la SNCF. Leur partialité, leur sectarisme et leur mauvaise foi sont tels qu’ils sont rapidement inaudibles pour un lecteur sensé et qui refuse d’être de parti pris.D’ailleurs, ils ne se gênent même pas pour affirmer publiquement qu’ils ne recevront jamais telle ou telle personnalité qu’ils jugent infréquentable. Il est vrai qu’il suffit de deux minutes à peine pour savoir si la personne interviewée est de leur bord ou si par malheur elle est du côté opposé, l’exercice préféré dans ce dernier cas consistant à deux procureurs à noyer l’interlocuteur sous un déluge de questions ne laissant quasiment aucune place pour les réponses .

Outre des économies, toujours bonnes à prendre, la suppression radicale de tous ceux qui pourraient sans peine revendiquer le label de » la voix de son maître » pourrait permettre à la liberté, aux débats et à la réflexion de récupérer quelques fréquences bienvenues.

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JR 29 juin 2022 - 8:54

Bonjour, je pense que le service « dit » public, mais subventionné par nos impôts, s’est discrédité en faisant systématiquement l’apologie de l’éscrolo-islamo-gaucho-macrono-cancelo-wokisme.
Donc on ne paie plus la redevance et ils coupent leurs chaines de propagande gouvernementale à l’effigie du Marcionisme à 80 km/h et malus à 50 000 €. Merci. Bien à vous

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