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La Cour des comptes met en évidence le dilemme de l’Etat entre impératif de sécurité internationale et équilibre des finances publiques

par Romain Delisle

Selon un rapport de la plus haute juridiction financière, publiée en début de semaine, la montée des tensions internationales, illustrée par la guerre en Ukraine, justifie la poursuite des efforts budgétaires en termes de défense mais en tenant compte des impératifs afférents aux perspectives peu engageantes de l’évolution du déficit public.

A mi-parcours de la loi de programmation militaire 2019-2025, la Cour commence par saluer une exécution conforme à celle prévue initialement, ce qui devenait visiblement plutôt rare. Après des années de vaches maigres, le budget du ministère des Armées a entamé une lente remontée pour atteindre 40,9 Mds€ en 2022 et 50 Mds€ en 2025.

Une augmentation bienvenue puisqu’elle permet, a minima, de faire face aux trous capacitaires qui avait empoisonné la vie des armées, en Afghanistan notamment. Notons que la Cour suggère également quelques économies comme le transfert de l’opération Sentinelle aux forces de sécurité intérieure (340 M€ au total, dont 200 M€ de charges de personnels).

En dépit de cet effort récent, le budget militaire ne saurait être suffisant pour augmenter les capacités de projection de la France : depuis Nicolas Sarkozy, la force projetable a été réduite de 50 à 30 000 hommes pour l’armée de terre, un chiffre largement insuffisant pour un pays soucieux de préserver son indépendance nationale. Par ailleurs, l’accélération et la diversification des menaces suscitent de nouveaux besoins qui n’étaient pas prévus dans cette LPM. L’amélioration de la conduite des programmes d’armement devra se poursuivre pour devenir plus réactive, plus adaptable et plus prompte à capter l’innovation. La Cour des comptes présente l’exemple du Royaume-Uni qui met l’accent sur la protection du territoire, par la dissuasion nucléaire et le contre-terrorisme, sur la projection de forces au sein de coalitions et d’alliances de sécurité collective, ainsi que sur le maintien de l’ascendant technologique au combat.

Cependant, plus de budget ne veut pas forcément dire une meilleure armée comme l’illustre aujourd’hui la catastrophe militaire russe en Ukraine. Pourtant, le budget de la défense russe est le plus élevé au monde en proportion du PIB  : 4,1%, soit trois fois plus que la France.

De même, la baisse de la dépense publique pourrait tout à fait concerner l’ensemble des autres activités budgétivores.

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4 commentaires

Astérix 13 mai 2022 - 12:21

La France est en faillite. comment voulez-vous qu’elle finance l’international ???
Il faudrait que les français ouvrent les yeux ! ce qui est évidemment impossible chez ce peuple débile !
La bourse américaine va s’effondrer, toutes les autres bourses vont suivre jusqu’à l’explosion financière globale et la ruine de tous les Pays sauf ceux qui savent encore gérer correctement !
Mais pendant ce temps, les français réclament des augmentations de salaires compte tenu de l’inflation ???
L’on croit rêver face à ce niveau de connerie !!
Continuons, vous allez voir, je prends date !

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AlainD 14 mai 2022 - 10:10

Parce que vous estimeriez normal que l’inflation continue de galoper pendant que les salaires et les pensions de retraite(ces dernières ont déjà beaucoup perdu) restent à la traîne ? Et que pensez-vous de la rémunération de l’épargne liquide où les déposants perdent de l’argent à longueur d’année par le mépris d’un gouverneur de la BdF, un type qui gagne 30.000€ par mois et n’est pas vraiment dans le pire dénuement que je sache…

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Astérix 16 mai 2022 - 7:25

Bonjour ALAIND. Je pense m’être mal exprimé. Je suis parfaitement d’accord avec vos remarques mais je voulais simplement dire que si les français n’avaient pas voté pour des incapables, nous n’en serions pas à ce stade. Si la France avait été gérée comme il convient, nous n’aurions pas 3000 milliards de dettes, 5000 milliards d’engagements hors bilan, 150 milliards de déficit budgétaire annuel, 100 milliards de déficit de la balance commerciale alors que la France n’avait aucune dette sous Pompidou !
Les entreprises écrasées par les charges, les taxes, les prélèvements ne pourront pas augmenter les salaires du fait de l’inflation, même si elles le souhaitent vivement. CE QUE J’AI VOULU DIRE, C’EST QU’IL EST TROP TARD ! Les Français vont subir une baisse de leur pouvoir d’achat comme jamais !
Mais les français n’ont-ils pas ce qu’ils méritent ?

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Astérix 16 mai 2022 - 7:34

Publié é. Pardon.

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