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La Cour des comptes appelle à mieux contrôler les bénéficiaires d’un prêt garanti par l’Etat

par Romain Delisle

Alors que le nombre de faillites d’entreprises a littéralement explosé au premier trimestre de cette année (+ 34,6%) et en année glissante (+ 49%), retrouvant ainsi mécaniquement son niveau d’avant-crise, la Cour des comptes a publié un rapport pour suggérer à l’Etat d’être plus vigilant dans les contrôle de l’exécution des PGE (prêts garantis par l’Etat).

Celui-ci a, en effet, imposé des contreparties aux grandes entreprises pour le versement de ces prêts bonifiés, comme la suspension des rachats d’actions, du versement de dividendes ou le respect des règles de délais de paiement aux fournisseurs. Ces derniers, par exemple, sont de 12,4 jours en France (et de 17,4 jours pour les grandes entreprises) contre 7 jours en Allemagne et 4 jours aux Pays-Bas, favorisant ainsi certains secteurs de l’économie, comme la grande distribution, au détriment des autres.

Est-ce cependant à l’État de donner des leçons de gestion aux entreprises ? N’est-il pas lui-même mauvais payeur ? A-t-il vraiment réussi à gérer les entreprises publiques ? Est-il un bon employeur ? En s’immisçant sans cesse dans la vie des entreprises, l’Etat altère le juste équilibre des relations de marché. Laissons les entreprises vivre et peu importe qu’elles versent des dividendes si elles remboursent les PGE.

Rappelons que ceux-ci, d’une valeur de 140 Mds€, ont été versés à 700 000 entreprises et représentent un coût de 3 Mds€ pour l’Etat.

Globalement, avec l’ensemble des autres mesures, ils ont surtout permis de voler au secours des canards boitillants de l’économie française. La croissance, dont les prévisions sont de 2,5% pour cette année et de 1,5% pour l’année prochaine, ne devrait pas redémarrer sous l’effet des politiques publiques, enfermant ainsi le pays dans le marasme et la stagflation.

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1 commenter

Laurent46 27 juillet 2022 - 5:44

Télétravail, et autres pressions de la mafia Macron pour faire disparaître les chômeurs. Il suffit de faire croire que travailler quand on veut est bénéfique pour tous. Oui ce serait simple en supprimant taxes et charges. Mais après qui va payer les maladies, accidents de la vie et retraites ? Caisses déjà bien vides depuis que la politique y a mis les mains dessus considérant que ce ne sont que des revenus pour l’Etat afin de pouvoir augmenter dépenses et dettes.

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