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Embargo sur le pétrole russe : moins d’argent pour Poutine et une Europe moins dépendante

par Nicolas Lecaussin

Les 27 États membres de l’Union européenne se sont enfin mis d’accord sur un nouveau paquet de sanctions visant le pétrole russe. Les sanctions ne vont pas arrêter la guerre en Ukraine, mais elles en augmentent les coûts pour Vladimir Poutine et prouvent la détermination de l’Europe.

Les sanctions interdisent les importations de pétrole russe par voie maritime ainsi que les assurances pour les compagnies maritimes qui le transportent dans le monde. Ces mesures combinées pourraient gravement entraver les ventes de pétrole qui alimentent la machine de guerre de Poutine ainsi que l’économie russe. Environ les deux tiers des importations européennes de pétrole russe se font avec des navires pétroliers. C’est pourquoi des pays qui n’ont pas d’accès à la mer, comme la Hongrie, la Slovaquie et la République tchèque, ne participent pas aux sanctions. Cela équivaut à un embargo effectif sur 90 % des importations de pétrole russe d’ici la fin de l’année.

Il ne faut pas sous-estimer l’impact de ces mesures, surtout lorsqu’il est associé à l’interdiction d’assurer les navires qui transportent du pétrole russe. L’Europe représente environ la moitié des exportations de brut de la Russie et le reste du monde ne peut pas commander tout ce pétrole, notamment parce que de nombreuses raffineries dans d’autres régions ne sont pas bien adaptées pour le traiter.

La hausse des prix du pétrole nuira sans aucun doute à l’Occident, mais peut-être pas autant que les sanctions pourraient nuire à M. Poutine. La Russie a exporté environ 180 milliards de dollars de pétrole l’année dernière, soit environ trois fois plus que pour le gaz. Les revenus de Rosneft, la société d’Etat russe, spécialisée dans l’extraction, la transformation et la distribution de pétrole, représentent à eux seuls environ un cinquième du budget du Kremlin. Avec moins d’acheteurs, les entreprises russes n’auront d’autre choix que de réduire leur production. Les revenus du Kremlin chuteront aussi…

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7 commentaires

PhB 2 juin 2022 - 10:43

Bonjour,
Le souci est que certains « Energéticiens » européens contournent déjà l’embargo en payant en Roubles (rn douce).
D’après certains médias, ils seraient déjà 34 sur 57
PhB

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PhB 2 juin 2022 - 10:46

Bonjour,
Le problème est que certains « Energéticiens » européens contournent déjà l’embargo en payant en Roubles (en douce)
Ils seraient environ 34 sur 57 d’après certains médias.
PhB

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BOB69380 2 juin 2022 - 1:50

Monsieur Lecaussin,
En effet, l’Europe représente près de la moitié des exportations de pétrole de la Russie. Si le Vieux Continent impose des restrictions en la matière, Moscou devra donc rediriger une partie de ses livraisons vers l’Asie.
Si l’Arabie saoudite reste le premier exportateur de pétrole pour la Chine, pour la Russie, cette dernière est le principal pays importateur de son pétrole (30,6%), et cette part ne devrait qu’augmenter. Début 2022, la Russie et la Chine ont par exemple signé un contrat à long terme pour la fourniture annuelle de près de 100 millions de tonnes de pétrole (plus de 700 millions de barils).
L’Inde est une autre destination possible en vue de l’augmentation de la demande alternative. En 2021, les achats à la Russie ne représentaient que 2% des importations de pétrole de l’Inde en raison des coûts de transport élevés. L’Inde achète en réalité des cargaisons de pétrole déjà expédiées de Russie qui ne trouvent pas d’acquéreurs en Europe. En mars 2022, elle a toutefois quadruplé ses importations de pétrole russe – ce mois-ci, elle achète 360 000 barils par jour.
Le volume de pétrole russe sur le marché européen ne peut pas être remplacé rapidement, cela prendra plus d’un an, et il sera beaucoup plus cher pour les consommateurs européens. Dans un tel scénario, ils seront les principales victimes… Les prix en stations-service, de l’électricité et du chauffage augmenteront. D’autres marchés seront également touchés, notamment le marché américain.
Par ailleurs,la Russie compte remplacer les avions Boeing et Airbus, dont elle se retrouve partiellement privée en raison des sanctions. La seule solution à court terme est de continuer à faire voler des Boeing et des Airbus en Russie et, dans le même temps, d’essayer de restaurer l’industrie aéronautique civile locale. La Russie possède de nombreux centres de service dans le pays qui sont certifiés par Boeing et Airbus. Ils peuvent assurer eux-mêmes la maintenance de ces appareils sans intermédiaire extérieur. Le principal problème est celui des pièces de rechange. Pour l’instant, les transporteurs aériens et les centres de service cherchent à les acheter via des pays tiers (Inde, Turquie, etc.). Si la Russie obtient les pièces de rechange, elle pourra faire voler ces avions chez elle.
La guerre en Ukraine a encore de beaux jours devant-elle qui se terminera par la défaite. Volodymyr Zelensky trouvera probablement un refuge pour son exil.
Bien à vous.
Robert ABBAMONTE

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Nicolas Lecaussin 2 juin 2022 - 2:35

Monsieur, j’espère que la guerre n’a pas de beaux jours devant elle et que l’occupation russe et les souffrances des Ukrainiens se termineront bientôt par la défaite du criminel Poutine. Cela dépend en grande partie de la réaction et des aides fournies par les Occidentaux. Pour le reste, je l’explique dans mon article…la Russie ne pourra pas exporter tout le pétrole en Chine ou en Inde. Loin de là. Et les pétroliers russes n’ont plus d’assurances…Ce qui est au moins aussi grave que l’embargo.
Cordialement

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christian 2 juin 2022 - 11:15

Cher Monsieur,
je pense que vous devriez cesser d’ affubler Monsieur Poutine de noms d’oiseaux…
Cela a tendance à diminuer l’éventuelle force de vos arguments.
La majorité de ceux qui vous lisent ne vivent pas à Saint-Denis !
On Finirait par croire que vous avez un problème personnel avec lui ?
Je constate que toutes les interventions qui suivent vos commentaires sur le sujet, ne semble pas en accord avec vos considérations à ce sujet.
Alors que surtout sur d’autres sujets, généralement il y a des avantages d’accord avec vous : il semble y avoir une grande contradiction dans votre logique.
Je ne pense pas que Monsieur Volodymyr Zelenski soit lui-même très recommandables , vous voyez je reste correct à son égard, mais je pense qu’il terminera en exil voir devant un tribunal.
Enfin je ne veux pas polémiquer davantage avec vous…
J’attends de pied ferme l’arrivée du pétrole étasunien, que nous conserverons avec plaisir en pensant à vous !…. Si toutefois ce pétrole de schiste, dont l’exploitation est interdite en Europe, arrive un jour ?
P:S:… Je note que lorsque je dicte sur mon dictaphone Volodymyr Zelenski il y a des majuscules, maintenant je vais dire Monsieur poutine c’est très curieux, il y a un M muscule pour Monsieur, mes pas de P majuscule pour poutine… mais où va donc se nicher l’ostracisme ?… Obligé dans chaque cas de revenir au système manuel pour respecter le respect que l’on doit à un nom propre en général, même s’il S’agit d’un personnage absolument abominable.

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Nicolas Lecaussin 3 juin 2022 - 6:20

quand on aura des héros comme Zelensky au pouvoir, on pourra se dire que la France est vraiment sorti du bois…Pour le moment, on a beaucoup d’admirateurs d’un dictateur qui détruit un pays indépendant et qui met en péril l’alimentation mondiale. Désolé, mais je n’ai pas beaucoup d emots pour le nommer…

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Christian Rollmann 9 juin 2022 - 9:29

Bonjour à tous, et merci de cette place
Tout avocat qui ne se veut pas souteneur devra écouter ce qu’a à dire le confrère ou la consœur de l’adversaire de son propre client, ce qui distingue les quatre parties en deux conseillers et deux adversaires plutôt que quatre ennemies. Les ennemies ont des intérêts et des croyances qui les décident de se détruire ou de s’anéantir. Dans ces conditions on ne pourra plus parler de situations rationnellement et culturellement motivées tendant à faire la paix et de vivre ensemble dans des conditions de respect acceptables à tous.
Par contre, lorsque des envies anciennes renaissaient, pour diviser les peuples slaves entre amis et ennemis, de progresser de l’Ukraine vers le Caucase pour s’approprier ces terrains et les gens qui y vivent dessus, alors les plus diligents en place se défendront bec et ongles.
C’est ce qui se passe depuis le réarmement des années 1980, le dépôt de bilan de l’URSS, la foire à la Commune de Moscou, la réinstallation du KGB moderne, et en particulier pour l’Ukraine, la révolution orange, l’aide étrangère amicale à l’organisation du Maidan, l’oubli politique d’une bonne dizaine de millions de russes ukrainiens en col bleu, et surtout, la phrase déterminante que disait gentiment le Danemark au précédent Président américain, que le Groenland n’était pas en vente, même si des multimilliardaires aimeraient tellement y placer leurs sous pour en garder une lueur de valeur.
En conclusions, de trois choses l’une.
Premièrement, nos élites autoproclamées promettent sincèrement aux russes de les respecter en tranquillité et ceux-là finiront par se retirer.
Deuxièmement, on augmente les budgets de la défense pour mieux savoir combattre les russes et ce sera la catastrophe, car même les Chinois et les Indiens ont compris entretemps qu’on leur a mis depuis 1945 une accolade du Nord du Japon au Sud de l’Indonésie, identique à celle de l’Otan dans l’ouest de la Finlande à l’Ukraine pour les Russes.
Troisièmement, les citoyens européens et américains demanderont dès à présent à leurs élites de se prononcer avant chaque élection sur leurs projets budgétaires guerriers.
Le problème sera alors en quelque sorte réglé à la maison par ceux des nouveaux et peut-être jeunes politiciens (pas des vieillards de plus de quatre-vingts ans) qui aiment la vie, le bon vin, les mets, les fêtes champêtres, les gens qui ne se fâchent pas pour des envies délirantes.
Christian Rollmann, Luxembourg
PS. Il ne faut surtout pas croire que la vie m’a toujours gâté, surtout pas ! Mais, on peut apprendre.

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