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Des voitures électriques pour tous ? Le rêve impossible

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Dans un rapport intitulé “Des voitures électriques pour tous ? Le rêve impossible”, Mark P. Mills, chercheur au sein du think tank Manhattan Institute, évalue le bien-fondé des politiques qui soutiennent la démocratisation de la voiture électrique. Au nom d’objectifs prétendument écologiques, les différentes autorités étatiques, que ce soit en Europe, aux Etats-Unis ou en Chine, subventionnent cette catégorie de voiture pour orienter le choix des consommateurs. L’IREF s’était déjà intéressé aux conséquences de telles politiques : elles n’ont pas empêché les ventes de chuter de 13,2 % en Allemagne dès que les aides ont cessé, elles n’ont pas convaincu les Américains, c’est le moins que l’on puisse dire (seulement 4 % d’entre eux possèdent un véhicule électrique), pas plus d’ailleurs que les Chinois.

L’auteur confirme notre analyse, tout en remettant les choses en perspective : lorsque le constructeur automobile Chrysler a inventé le monospace en 1983, les consommateurs en ont acheté plus de 200 000 en un an. L’entreprise Tesla a mis six ans pour vendre le même nombre de voitures. Même chose pour la Mustang : Ford a vendu 1 million de modèles en 18 mois, alors qu’il en a fallu 92 à Tesla pour atteindre ce chiffre.

La question n’est pas de savoir si les voitures électriques sont un choix de consommation pertinent : des dizaines de millions se vendent dans le monde sans que l’Etat n’intervienne nécessairement. Le problème est d’interdire les voitures à moteur à combustion en dopant artificiellement l’offre de voitures électriques pour des raisons erronées. Concernant la réduction des émissions de CO2 par exemple, Mills rappelle que l’impact carbone des voitures électriques est loin d’être négligeable. Une batterie contient un large éventail de matériaux (cuivre, nickel, aluminium, graphite, lithium), dont la quantité est dix fois plus importante que dans celle d’un moteur à combustion interne. Ces matériaux sont tous plus énergivores et plus chers que le fer et l’acier, qui représentent 85 % du poids d’un véhicule conventionnel. Aucune donnée n’indique que les ménages soient favorables à un tel changement. L’interdiction progressive des moteurs à combustion revient à s’attaquer à un secteur économique crucial. Les responsables politiques ont au moins raison sur un point : le marché libre ne suffira pas à démocratiser la voiture électrique. Leurs tentatives sont manifestement vouées à l’échec.

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8 commentaires

Lebrin laurent 7 septembre 2023 - 4:42

Sans compter que si tous les kilometres parcourus en France en 1 an se font a l electrique, il faut une quinzaine de reacteurs nucleaires en plus…que nous n aurons pas en 2035

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MDA 7 septembre 2023 - 6:15

Ca fait des dizaines d’années que les techniciens et les ingénieurs l’expliquent.
Mais les politiciens n’écoutent jamais.

Comme l’hydrogène. L’industrie automobile a dit : pas de solution à grande échelle avant 60 à 80 ans…

Mais il en faut toujours pour essayer de nous faire croire le contraire.

En attendant, la production d’hydrogène pollue de manière bien pire que l’utilisation de carburants fossiles…

Parce qu’elle produit un poison : le monoxyde de carbone.
*
Parce que l’hydrolyse de l’eau a un rendement trop faible, et c’est une barrière physique, pas technologique.
C’est pour cela que l’hydrogène est créé en cassant des molécules d’hydrocarbures…

C’est comme les éoliennes et les panneaux solaires, on pourrait en recouvrir le pays que cela ne serait pas suffisant.

Mais personne n’écoute les ingénieurs, qui pourtant rapportent des faits physiques. Des propriétés de la matière.
La matière est insensible aux discours politiques, aux théories économiques et autres dogmes issus de cerveaux humains, qui plus est lorsque ces cerveaux sont dépourvus de bon sens

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nanard 7 septembre 2023 - 6:53

La transition écologique ressemble à la « campagne des quatre nuisibles ». Si conduire un VE est très agréable, malgré sa masse supérieure de 20%…. il va falloir extraire 20% de matières supplémentaires, donc dépenser à la roue 20 % d’énergie supplémentaire. (l’énergie c’est notre avenir, économisons la). La durée d’un véhicule est en moyenne de 15-16 ans, avec un ou plusieurs propriétaires, alors que la durée de vie d’une batterie est d’environ 10 ans (attendons quand même le retour d’expérience, ça peut être moins). Il faudra statistiquement deux batteries sur la vie d’un véhicule, sauf si on détruit le véhicule avant … Suivant la doxa en cours, l’énergie devra être produite par du renouvelable et dans le cas du photovoltaïque, on peut se poser des questions. En effet, un panneau a un rendement de 15% environ, le reste est dissipé en chaleur dans l’atmosphère. Les quantités d’électricité à produire pour cette propulsion, sont encore mal évaluées, mais sont colossales et ce qui est « perdu » représente en chaleur approximativement 5 fois l’énergie utilisée pour la propulsion… L’éolien ne fait pas beaucoup mieux. Au fait, on veut des VE pour quelles raisons ?

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GNA46 7 septembre 2023 - 9:52

Il n’est que de parcourir les sites de garages et autres entreprises de ventes de véhicules d’occasion, pour constater le nombre éffarant de ces voitures électriques remises à la vente par leurs précédents propriétaires. Et ceux-ci, pour un grand nombre, ne repiquent pas à l’électrique. La mode passera…
Et c’est une folle utopie que d’avoir écouter ces « écolos » complètement paranoïaques, qui ne sont pas très nombreux, mais tellement actifs… Ah, si seulement le nombre de « non-votant » dans ce pays reprenaient le chemin des urnes, et devenaient aussi actifs… et objectifs.

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GyB 7 septembre 2023 - 10:29

En France, on n’a pas de pétrole….
Si on veut arrêter d’acheter du pétrole et du gaz à des pays extérieurs et de financer des mafias nombreuses et diverses, la seule solution est de compter sur notre aptitude à produire nous mêmes notre énergie ce que la France a su lancer en 1974, grâce au développement de nos centrales nucléaires pour produire de l’électricité

Arrêtons les taxes et les subventions sur des choix non pertinents
Interdisons l’émission de toxiques type Nox
Et laissons faire le marché des usages.
Par contre, c’est bien la responsabilité de l’état de fournir une énergie bon marche à ses industries et à ses habitants

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Albatros 7 septembre 2023 - 12:17

Bonjour.
Le titre de cet article devrait parler de cauchemar plutôt que de rêve.
En attendant le « Teslagate » sur les mensonges quant à l’autonomie des batteries. Il semble que nombre de propriétaires ne sont plus si heureux que ça de leur acquisition, la seule « satisfaction » étant d’avoir reçu une aide dont ils n’ont jamais eu besoin…
Sincères salutations.

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Claude 7 septembre 2023 - 1:50

Il y a aussi le problème de recharger la batterie lorque le conducteur fait 600 à 800 Km dans la journée, aussi comment avoir assez d’électricité le soir lorsque les personnes rentrent à la maison dans la même tranche d’heure? Il faudrait aussi prévoir une borne de rechargement en face de chaque place de stationnement. Imaginez que vous devez faire 3 /5 Km pour laisser votrre voiture en charge et aller à votre domicile, même trajetr inverse le lendemain matin…. A Poitiers vous en avez à côté d’Auchan Sud, sur la ZUP, et il me semble Porte de Paris et peut être la Gare. Autrement dit impossibel d’utiliser ce système. Dans mon village seules deux bornes près de la salle des fêtes, rien dans les villages périphériques qui sont à cette distance. On est dans l’utopie la plus totale…

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JR 7 septembre 2023 - 8:08

Bonjour, et de plus, nous nous fichons de cette histoire grotesque de C02. https://climatetverite.net/2023/09/07/consensus-vous-avez-dit-consensus/ Merci

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