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Ce que les élections professionnelles révèlent de notre administration

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Les élections syndicales ont cours ces jours-ci, ce qui explique la multiplication des grèves. Au ministère de l’Intérieur, l’organisation a changé pour les directions départementales interministérielles (DDI). Alors que le scrutin devait être électronique, les électeurs devront finalement se déplacer vers les urnes faute… de liste électorale fiable. On n’aurait pas cru que dresser une liste des employés soit si difficile. On avait constaté des écarts entre les listes électorales locales et celles qui avaient été intégrées dans les dispositifs de vote informatique. Certains agents en fonction, donc inscrits sur les premières, n’étaient pas sur les secondes qui, elles, pouvaient contenir des noms d’agents décédés ou à la retraite. Les listes électroniques sont donc inutilisables, et les élections doivent se faire avec la présence physique des employés. La réorganisation implique de déplacer des réunions, d’ajuster les demandes de télétravail, de reprogrammer les formations, voire d’ouvrir des bureaux de vote dans certains espaces éloignés du siège des DDI, sans oublier les agents en congés. Un vrai casse-tête, au point que les syndicats CGT, FSU et Solidaires ont déposé un recours devant le Conseil d’Etat pour que les élections soient reportées, au prix peut-être d’une légère exagération.

On peut admettre un faible écart entre les listes locales et les listes électroniques dû au temps nécessaire pour prendre en compte les décès, les départs et les embauches. Néanmoins, dans une entreprise correctement gérée, cet écart devrait être suffisamment minime pour être supprimé suffisamment tôt pour la tenue d’élections dans de bonnes conditions. Dans une entreprise correctement gérée, l’écart aurait d’ailleurs été anticipé, évitant de devoir réorganiser les élections à une semaine de leur tenue. Manifestement, les gestionnaires des listes électroniques n’ont pas compris que le principe de l’emploi à vie n’implique pas de rester sur une liste électorale après sa mort, et le ministère de l’Intérieur apprend que l’administration française est suffisamment lente pour perturber des élections professionnelles. Reste à attendre que la place Beauvau constate les conséquences des lourdeurs administratives pour l’ensemble des Français et fasse passer le message.

4 commentaires

Laurent46 8 décembre 2022 - 7:55

Conséquences des lourdeurs administratives ! cela fait 50 ans que j’entends parler de cela et les choses ne font qu’empirer. Tout nouvel élu veut sa clique et une fois en place personne ne peut les virer sauf à leur donner une augmentation pour les muter ailleurs même si c’est un placard ce qui arrange certains.
Plus simple à rechercher faites un peu le compte de tout les préfets et sous préfets au placard qui attendent tous frais et gros salaires payés par la République. Tout cela est encore une exception Républicaine. Empilez tout cela sur seulement les cinquante dernières années et faites le compte. Si le pays France est en décadence et n’a plus de moyens dans aucun des domaine alors que c’est le pays le plus taxé au monde il y a une raison. L’argent va bien quelque part. Vous pouvez aussi y rajouter les politiques qui se goinfrent au passage et qui ont eux aussi leurs placards. Cela fait bien du monde. Le tout sans oublier que cette « grosse » publique qu’elle soit en retraite ou en activité c’est toujours les fonds publics qui les payent. Alors prenez le temps et faite donc le compte de tout ce joli monde et regardez ce que cela représente en terme de % de personnes en France et du coût réel de toute cette organisation Républicaine digne des meilleurs pays communistes. Cela ne veut pas dire qu’il ne fat pas d’administratifs mais si ce monde devient plus important que ceux qui produisent la richesse on va au casse pipe que l’on peut traduire en TAXES et finalement en DETTES.

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Dbo 62 8 décembre 2022 - 8:15

Bonjour. La conclusion, la dernière phrase, me plaît beaucoup! En même pas deux lignes, de quoi faire se remuer la lourde administration française! Comment? La lourdeur est inhérente à notre administration??? Rien ne peut la faire remuer??? Non, rien, je crois…

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Astérix 8 décembre 2022 - 12:03

Merci Adélaïde. Vous savez, quand je dis que la France est cuite ce n’est pas pour rien !
Lorsque le pouvoir absolu est entre les mains de l’administration, tout est fini, sauf à tout remettre à plat en faisant sauter Macron son gouvernement, ses députés et tous les hauts fonctionnaires et fonctionnaires qui ont tout fait pour casser notre Pays !
Les français ne comprenant rien, ils pleureront quand la faillite définitive, qui est déjà présente, leur aura enfin ouvert les yeux ??
Il sera alors trop tard et, le FMI et la banque mondiale auront repris les commandes !

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GHUS 8 décembre 2022 - 3:10

Et cette administration veut faire main basse sur la gestion des retraites AGIRC et ARCCO ! Mais elle nous démontre une fois de plus qu’elle n’en est pas capable.

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