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Aujourd’hui, le clivage de classe se fait entre ceux qui veulent travailler et ceux qui ne le veulent pas

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Discussion édifiante sur le terrain avec des employés, trente ans environ, d’une société de jardinage. Les générations d’après-guerre ont connu un clivage de classes basé sur l’argent, la position sociale, l’éducation. Il se fait maintenant souvent entre ceux qui veulent travailler et ceux qui ne le veulent pas, parfois pour ne pas franchir des « seuils » en-deçà desquels des allocations diverses tombent comme les pièces dans les machines à sous de Las Vegas. Lesquelles allocations finissent par être ressenties comme de chiches aumônes : « C‘est bien gentil, ce qu’on nous donne pour la rentrée scolaire, dit un monsieur, mais après, il faut les habiller, hein, et ça coûte ! » Eh oui.

« De mon temps », dans les classes moyennes, on avait des enfants quand on était à peu près certain de pouvoir les élever correctement. On ne s’apitoyait pas exagérément sur le sort des familles nombreuses, quand elles tiraient le diable par la queue. On adaptait ses loisirs à ses revenus. On trouvait ahurissant que quiconque refuse un travail qui l’obligerait à se lever tôt ou à travailler le samedi. On ne gaspillait pas.

Eh bien, les jardiniers dont nos parlions au début, qui venaient de travailler toute la journée sous une pluie soutenue, ne disent rien d’autre : « Les gens, ils veulent trop,  sans se donner de mal. Du travail, on en trouve, mais quand on a pris l’habitude de ne rien faire, on n’y revient pas. Pourtant, on est fier, devant un beau chantier bien fait, de se dire qu’on y est pour quelque chose ! »  La société qui les emploie veut recruter, elle ne trouve personne : « Ils n’essaient même pas juste le temps de voir si ça leur convient ! C’est à vous dégoûter. » Ils parlent d’une amie, caissière à 20 heures par semaine qui  refuse un poste à 30 heures pour ne pas franchir les fameux seuils ; d’un cousin au chômage qui vit mieux qu’eux. Ils comprennent à moitié : « C’est normal qu’ils en profitent, même si on ne comprend pas bien qu’ils préfèrent ne pas travailler. C’est le système qui est pourri ! »

On sait tout cela. Cependant, les sondages, les études, restent abstraits, dans la vraie vie c’est autrement plus frappant. Le fameux slogan « Travailleurs de tous pays, unissez-vous ! » prend un tour nettement moins idéologique.

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13 commentaires

gebe39 10 novembre 2023 - 11:11

Les socialos aiment tellement les « pauvres » qu’ils les cultivent soigneusement, et n’hésitent pas à les importer. Peut-on rappeler, qu’un chef gaulois avait dit: « Malheur aux vaincus! », avec notre Mamamouchi parisien, les dépeceurs de la France, peuvent dire : « Merci les cocus ». La vengeance des poilus sera terrible.

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Laurent46 11 novembre 2023 - 8:19

Très juste et il y en a de plus en plus qui ne veulent plus travailler mais avoir assez de fric pour les loisirs permanents, les soins gratuits comme pour ceux d’ailleurs et le minimum retraite garanti par la République laïque gauchiste et fainéante qui est déjà criblée de dettes. Mais l’exemple ne vient-il pas d’en haut, pays champion du monde de rentiers à vie pour peu de travail payés par la République

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Laurent46 11 novembre 2023 - 8:51

Regardez seulement la cause du vrai problème médical Républicain, quand on ne travaille que 3 jours par semaine il y a forcément un problème comme celui des services publics qui n’ont jamais assez de « moyens » malgré la taille monstrueuse de ces organismes devenus les plus gros employeurs nationaux et régionaux alors qu’autrefois c’était le privé qui apportait les moyens nécessaires à la France. Aujourd’hui on en arrive à piller les biens de la population sauf ceux des politiques et de la haute fonction publique qui continuent à se gaver comme si rien n’était.
Un tel pays n’a pas d’avenir.

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maxens 11 novembre 2023 - 10:45

Plafonner les aides au minimum de survie, bien en dessous d’un salaire, créé un organisme unique pour les distribuer et les contrôler, pour éviter les multiples guichet, et condamner fermement les voleurs, pour éviter la délinquance, et les gens se remettrons au travail. Le problème est d’avoir un système social trop généreux

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GHUS 11 novembre 2023 - 11:30

Je vis en province depuis 5 ans, dans une agglomération d’environ. 100 000 habitants en bord de mer. La quasi totalité des emplois soi-disant en tension sont occupés par des français de souche.

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maxens 12 novembre 2023 - 10:40

de toute façon peu importe, la nature humaine est la même partout, si les français ne sont pas assez courageux pour aller faire certains métiers en tension, il est illusoire de penser que des étrangers régularisés pour y pourvoir , y resteront. un fois régulariser, ils feront comme certains français, ils se mettront au chômage pour bénéficier des aides. La seule solution, c’est de maintenir un écart incitatif entre la rémunération du travail et les aides: Soit baisser les aides, soit augmenter les salaires, soit probablement un peu des deux

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GHUS 11 novembre 2023 - 5:19

Il y a tous ces salariés qui travaillent 6 mois, puis se mettent au chômage soit pour voyager, soit pour aller s’installer à l’étranger pour y travailler. Lorsque les indemnités se terminent, ils reviennent en France pour travailler 6 mois, de quoi repartir à l’étranger en profitant du chômage.

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DUMOULIN 19 novembre 2023 - 10:45

C’est la même chose en Belgique. Des idiots ont supprimé le pointage quotidien, ce qui permet aux chômeurs de travailler d’une manière continue. Un grutier d’origine étrangère a été renvoyé d’un chantier, car il devenait dangereux par de mauvaises manœuvres volontaires. Peu de temps après, pouvant bénéficier du chômage, il travaillait en noir comme peintre dans les maisons. En lui disant qu’il profitait du système, il m’a répondu « je ne fais rien de mal, c’est vous les Belges qui êtes des c…s ». La pure vérité.

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Koerckel 11 novembre 2023 - 6:03

Rassurez vous ça va très bien, l’état s’occupe de tout, on reçoit même 7 euros pour se faire recoudre un bouton, il arait que c’est pour faire des économies, je ne comprends même pas de quoi vous parlez! Je viens de déposer ma trousse de couture chez Emaüs.

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DEL 12 novembre 2023 - 12:34

Le social a tout tué, les gens deviennent de plus en plus paresseux, qu’ils travaillent ou pas les rentrées sont guère différentes quand on n’a pas d’aptitudes particulières , alors les gens se disent pourquoi travailler, au moins nous n’avons pas de contraintes ni de frais

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ManuT 12 novembre 2023 - 2:16

excellent résumé du comportement de nombreux français et qui ne date pas de hier.
Sans rentrer dans des explications stériles sur les causes et origines, suffit de parcourir le site de l’ IREF, je me borne en tant qu’ancien chef d’entreprise (33 ans), à relater mon expérience qui est aussi celle de nombreux autres.
il vrai que dans les années 1990 2000 il suffisait de travailler pour gagner son argent.
Les relations employeur/employés malgré quelques rares cas, étaient globalement cordiales et apaisées. Tout le monde bossait.

Notre entreprise était composée majoritairement d’ingénieurs et de techniciens type BAC + 3/4/5 écoles/université maîtrises de télécommunications , passant par un stage en entreprise , prélude à une embauche.
A l’époque, sur 10 candidats stagiaires, on en avait 1/2 très bons, 6 moyens et 2 qui ne feront pas l’affaire.

Puis la gauchiasse est arrivé AUBRY avec ses 35h. Et à partir de là, les choses ont graduellement changées.
En deux ans on est passé à un système ou si on arrivait péniblement à trouver 2 stagiaires quelconques sur 50 candidats on était content.
De plus les meilleurs candidats étaient des étrangers ( Cote d’ivoire, Guinée ) bien mieux formés que les autochtones.
Les français : des glandeurs, arrogants, malpolis, attitudes et comportements par ailleurs sans aucun rapport avec le niveau d’étude.
Vous les voyez au support technique avec un client ?

Évidemment la qualité du travail s’en est ressenti, les clients se sont peu à peu barrés , on est passé en 10 ans de 34 employés à 10, puis à 2, puis à la sous-traitance totale.
Les rares cas ou je suis encore tombé sur un bon candidat, celui-ci à la fin du stage m’a expliqué à juste titre qu’il ne se voyait pas travailler avec des collègues glandeurs ni en France au vu du foutoir ambiant. Il a bien eu raison il est partit au US.
Heureusement que je suis arrivé à la fin de ma vie professionnelle et j’ai arrêté aussi ce foutoir.

L’expérience étant la seule chose qui ne se transmet pas, je prédis depuis 15 ans, non seulement le déclassement de ce pays que seuls les idiots ne veulent pas voir, mais que nous allons tout droit vers des évènements sanglants.
Mes enfants auxquels je n’ai pas eu besoin d’expliquer quoi que ce soit, se sont mis à l’abri, tous ayant monté leur entreprise à l’étranger (Canada , Australie, NZelande). j’ai aussi quitté depuis le pays.

La France , l’ Europe sont des pays décadents.
La ressemblance avec l’empire Romain est flagrante : les romains devenus oisifs ne voulaient plus travailler ou faire la guerre. Ils ont sous-traité à des étrangers et leur empire à disparu.

Notre soit disant jeunesse, adepte du je fais ce que je veux, du droit à la paresse, de l’idolâtrie des nouveaux dieux du Wokisme ou de l’écologie, dont le savoir et la culture sont assurés par les réseaux dit « sociaux », payera chèrement son insouciance et sa manipulation.
J’ai arrêté d’évangéliser, de convaincre de sensibiliser de démontrer etc..
Combien de parents m’ont exprimés leur incompréhension devant la mentalité de leurs enfants ( 20 – 35 ans) et leur impossibilité de leur faire ouvrir les yeux sous peine de conflit.
Il y a longtemps que j’ai compris que vous ne changerez jamais l’opinion des personnes ni leurs comportements encore moins leur inculquer le sens des responsabilités ou des priorités d’un pays avant leur égoïsme et individualisme.
Le résultat est que la population ne veut pas savoir tant que ça ne les concerne pas directement.
On a la vie et le pays qu’on mérite. Les français sont devenus des médiocres à l’image de ceux qu’ils ont mis au pouvoir.
il suffit de lire l’histoire pour comprendre que tout n’est qu’éternel recommencement. Les temps sombrent se profilent , il est déjà trop tard.

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DUMOULIN 19 novembre 2023 - 10:50

Vous avez parfaitement raison.

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DUMOULIN 19 novembre 2023 - 10:50

Vous avez parfaitement raison.

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